Conseils pour bien choisir la méthode de saillie pour sa jument.

La mise à la reproduction de sa jument est souvent une source de stress et en conséquence de questions pour le ou la propriétaire. L’objectif de cet article est de vous transmettre quelques conseils pour choisir la méthode de saillie la plus adaptée pour votre jument. Alors, laquelle choisir ?

Dans le choix de la méthode, il faut prendre en compte les contraintes et les avantages de chacune d’entre elles. L’insémination naturelle est une prise de risque pour la jument comme pour l’étalon. Un coup de pied de la part de l’un ou de l’autre reste un risque possible. En outre, cette méthode nécessite que l’étalon monte sur la jument et cela implique donc un nombre limité de montes par an. Alors qu’avec l’insémination artificielle, une monte de l’étalon que le mannequin permet d’inséminer un grand nombre de juments.

L’insémination artificielle limite les risques pour la jument mais aussi pour l’étalon par rapport à la monte naturelle. Elle offre aussi la possibilité, avec la congélation, d’inséminer des juments avec de la semence d’étalon se trouvant dans des zones géographiques éloignées. La contrainte géographique est donc levée.

Il faut cependant savoir qu’en fonction des races, certains étalons ne sont disponibles que pour des types particuliers de saillies. Par exemple, pour le cheval pur-sang, seule la saillie naturelle est permise. A l’inverse, pour la race selle français, l’insémination artificielle et le transfert d’embryons sont autorisés. Il est donc important de se renseigner sur les origines de l’étalon choisi et les techniques d’insémination admises par le stud-book auquel vous souhaitez inscrire votre futur poulain.

Enfin, l’insémination présente certaines contraintes, elle nécessite par exemple un suivi gynécologique par le vétérinaire pour déterminer le moment idéal pour inséminer.

Le choix de l’étalon a également son importance. En effet, il existe des indices de notation des étalons selon différents critères et en fonction de leur capacité. Ces indices peuvent être consultés et doivent être mis en relation avec les caractéristiques de la jument mise à la reproduction.

Par exemple, sur une jument de petite taille, on évitera pour le premier poulinage de choisir un étalon avec une génétique donnant des poulains avec des morphologies de grande taille afin d’éviter les soucis au premier poulinage.

En conclusion, au-delà du fait qu’il est nécessaire de prendre en considération l’état physique de la jument (âge, poids, maladie déclarée) et prendre les mesures pour quelle soit prête à la reproduction (vaccin, vermifuge), il faut choisir un étalon adapté, en particulier lors d’un premier poulinage. Et, bien sûr, s’orienter vers une méthode d’insémination adéquate.


Anaël MARZIN
Responsable marché Equideos