Arbustes toxiques : Les reconnaître pour limiter le danger pour mon cheval.

Un mélange bien dosé de graminées et de légumineuses permet au cheval de combler ses besoins alimentaires au long de la belle saison. Il convient donc de bien connaître et de savoir reconnaître les principales plantes qu’il apprécie.

Les graminées ont des feuilles longues, avec des nervures parallèles. La fleur est monocotylédone (la graine ne comporte qu’un seul cotylédon). Les racines sont fasciculées (fines et nombreuses réunies en faisceaux) ou disposées en bouquets. Avantage : contrairement aux céréales, les graminées prairiales ont plusieurs cycles annuels de végétation, ce qui permet d’augmenter la production.

Quelles sont les différentes espèces ?

Les plantes appartenant à la même espèce présentent un nombre important de caractères communs qui se retrouvent dans leur descendance. Les espèces sont définies par une nomenclature internationale, en latin, qui comprend deux noms : le nom du genre, suivi du nom de l’espèce. Les espèces sont ensuite regroupées en familles (comme les graminées appelées poacées), divisées elles-mêmes en classes, puis en ordre, puis en embranchements.


Le Ray-Grass Anglais (RGA)

Le Ray-Grass Anglais RGA

Il se complait dans les terres riches en humus. C’est la plante de base d’une bonne pâture, qui peut être fauchée pour produire du foin et résiste également bien au surpâturage. Cette graminée est productive pendant 5 ans.




Le Ray-Grass d’Italie (RGI)

Il a une croissance rapide mais présente l’inconvénient de ne durer que 2 ans au maximum. Il est généralement mélangé en petite quantité à des plantes présentant une croissance plus longue, car la rapidité de sa pousse présente un avantage. De plus, le Ray-Grass d’Italie est une plante hôte qui laisse les autres plantes progresser lorsqu’il a été coupé.


Ray-Grass d’Italie



Le dactyle

Le dactyle

Il arrive à se développer sur des sols médiocres et résiste bien à la sécheresse, mais n’est productif que pendant deux ans après avoir été semé. Attention à ne pas dépasser la période de floraison, car ensuite le dactyle durcit et n’est plus apprécié par les chevaux.




La fléole

Appréciée par les chevaux, cette plante est souvent cultivée avec le trèfle violet et peut être exploitée pendant environ 3 ans, à condition de ne pas être surpâturée. La fléole, dont la maturité est relativement tardive, s’associe bien avec les légumineuses.

La fléole<




La fétuque des prés

La fétuque des prés

C’est un fourrage de qualité, particulièrement recommandé pour les chevaux. Elle peut être fauchée et pâturée. Cette plante pousse très bien dans les terres humides, riches en argile limoneux et en humus. Sa floraison est tardive mais ensuite, en durcissant, elle n’est pas appréciée par le cheval.




La fétuque rouge

Cette graminée herbacée qui pousse un peu partout à l’état sauvage, mesure entre 30 et 80 cm de haut et forme des touffes peu serrées. Mélangée à d’autres plantes, elle dispose d’un bon rendement. C’est un fourrage de grande qualité, très apprécié par les chevaux.

La fétuque rouge



Le pâturin des prés et le pâturin commun

Le pâturin des prés et le pâturin commun

Ces deux graminées sont très vivaces, mais sont lentes à se développer après semi puisqu’il faut attendre deux à trois ans avant qu’elles aient atteint leur plein développement. Elles se présentent sous la forme d’une herbe fine, qui fleurit à partir de la fin du mois de mai. Le pâturin commun présente des stolons aériens, ceux du pâturin des prés étant souterrains. Le pâturin commun est plus grand que le pâturin des prés. Le pâturin commun se complait dans des régions au climat humide et aux sols frais.




La crételle des prés

Elle mesure de 30 à 50 cm, se développe surtout sur les sols riches et apprécie les climats humides et la montagne. Ses longues racines lui confèrent une grande résistance à la sécheresse. Mélangée à d’autres graminées, elle occupe des espaces vides grâce au développement de ses talles.

La crételle des prés


Un mélange judicieux de graminées et de légumineuses adaptées au sol de la pâture permet au cheval d’herboriser en choisissant les espèces qui lui conviennent le mieux. Et comme elles n’arrivent pas à maturité en même temps, il peut échelonner sa consommation tout au long de la belle saison.

Sursemis d’automne.

Si des zones rasées se présentent dans la prairie, un sursemis est recommandée, particulièrement aux endroits de passage des chevaux et là où ils ont stationné. La fin de l’été et l’automne sont les meilleures saisons car le sol est encore chaud et les adventices sont moins agressives qu’au printemps.

- Semez avant les premiers gels pour que les jeunes plantes ne pâtissent par trop du froid et puissent améliorer le couvert végétal tout en limitant l’invasion des mauvaises herbes dans des zones de terre nue.
- Semez à la volée à raison de 30 à 35 kg par hectare, après avoir griffé le sol pour favoriser la pénétration des graines.
- Ensuite, passez un rouleau pour les enfoncer dans la terre.

Utilisez des graines de plantes gazonnantes qui résistent au piétinement et dont l’épiaison est relativement tardive. Pour le choix des variétés, il faut distinguer le sursemis de la création de pâture. Pour un simple sursemis, il est nécessaire de choisir des espèces agressives qui peuvent s’installer en s’imposant face aux autres.

Choisissez une variété de diploïde du ray-grass qui présente l’intérêt d’avoir une longue durée de vie, des feuilles minces et fines et un « tallage » important permettant de résister au piétinement. Cette variété possède une bonne productivité et, un avantage appréciable, résiste bien aux rouilles (maladies d’automne) puisque le cheval rechigne à consommer des feuilles rouillées.


Anaël MARZIN
Responsable marché Equideos