matériel d'équitation et d'équipement pour le cheval et le cavalier
Spécialiste de l’alimentation, de l’équipement du cheval et du cavalier
Mon panier

Votre panier est vide.

Sous-total: 0,00 €

Toute l'actualité Agricole

>> Soyez informé en direct des actualités agricoles sur notre site Vital Concept.

Au salon de l'Agriculture, la ferme France à l'aube de sa révolution

Emmanuel Macron est arrivé samedi matin au salon de l'Agriculture où il est attendu de pied ferme par le monde paysan, fragilisé par plusieurs crises successives et sommé de réinventer un modèle agricole pointé du doigt par l'exécutif.

Cette première visite en tant que président de la République a démarré dès 07H45, avant l'ouverture au public, a constaté une journaliste de l'AFP. Et elle pourrait durer jusqu'après la fermeture, battant le record de François Hollande qui avait passé 10 heures sur place en 2013.

Emmanuel Macron a commencé sa visite par un petit-déjeuner à huis clos avec les principaux acteurs institutionnels de l'agriculture française. Il déambulera plus tard dans les stands à la rencontre des exposants.

Avant la visite, l'Elysée a fait savoir que le président se déplaçait toujours avec plusieurs costumes de rechange. L'an passé, il avait reçu un oeuf sur l'épaule, dont il avait plaisanté, affirmant que le jet de projectile relevait du folklore du salon.

Après des manifestations dans tout le pays contre le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), le président avait d'ores et déjà prévenu 700 jeunes agriculteurs reçus jeudi à l'Elysée qu'il se "moquait totalement" de l'ambiance dans laquelle il serait reçu Porte de Versailles, concentré qu'il est sur la construction du "visage de la France agricole des prochaines années".

Les éleveurs français, représentés au salon par la vache de race Aubrac "Haute", craignent notamment l'importation à taux réduit en Europe de 70.000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, à droits de douane réduits.

Ils craignent une concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des standards sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu'en Europe.

Prônant "la valeur ajoutée, l'ouverture, la planète", M. Macron avait assuré "qu'il n'y aura(it) jamais de boeuf aux hormones en France", même si des accords comme celui avec le Mercosur étaient signés, ajoutant "il n'y aura(it) aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, ou sanitaires à travers cette négociation".

Pas convaincue, la patronne de la FNSEA Christiane Lambert a estimé vendredi que La France risquait "de perdre 20 à 25.000 exploitations" si l'Europe signe ces accords. Samedi, elle compte bien dire à M. Macron "de façon très directe (...), les yeux dans les yeux, ce qui va et ce qui va moins bien".

Autre motif d'inquiétude, la révision de la carte des zones agricoles défavorisées, qui va faire sortir 1.380 communes du dispositif ouvrant droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

- Départs en retraite massifs -

Les inquiétudes sont d'autant plus fortes qu'en dépit des nombreux rappels à l'ordre du gouvernement à la sortie des Etats généraux de l'alimentation (EGA) - et en attendant en septembre la loi censée leur garantir une meilleure rémunération de leur production - la grande distribution n'a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s'achèvent pendant le salon.

Or, en 2016, près de 40% des chefs d'exploitation agricoles ont perçu un revenu mensuel négatif ou n'excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques de la MSA, la sécurité sociale agricole, publiées vendredi.

Certaines annonces d'Emmanuel Macron ont tout de même quelque peu rasséréné le monde rural comme la promesse d'une mise en place de "verrous réglementaires" sur les achats de terres agricoles par des étrangers en France.

Sur le problème plus global de l'accès au foncier pour les jeunes générations d'agriculteurs, le président a demandé "pour le mois de mai" qu'on "imagine" un système de "préretraites agricoles avec une sortie progressive de l'activité" afin de permettre à un jeune de prendre la suite de ses parents. "40% des agriculteurs aujourd'hui en activité seront partis à la retraite" d'ici à 2020, a dit le président jeudi.

Les agriculteurs ont reçu ces annonces de façon plutôt bienveillante mais avec appréhension, en indiquant qu'ils seraient vigilants sur leur traduction en actes.

D'autant plus vigilants que les rumeurs courent, depuis plusieurs semaines, sur une autre révolution: une diminution de l'enveloppe budgétaire de la politique agricole commune (PAC) 2020-2027 après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Emmanuel Macron est arrivé au salon de l'Agriculture

Emmanuel Macron est arrivé samedi matin porte de Versailles à Paris, où il inaugure son premier salon de l'Agriculture en tant que président de la République.

Le président, arrivé à 07H45, avant l'ouverture au public, a débuté sa visite par une rencontre à huis-clos avec les principaux acteurs institutionnels de l'agriculture française, a constaté une journaliste de l'AFP. Il déambulera plus tard dans les stands à la rencontre des exposants.

Pour cette réunion en forme de petit-déjeuner, proposée par l'Elysée, les dirigeants des cinq syndicats représentatifs du secteur sont présents (FNSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale, Modef), ainsi que ceux de la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale du monde agricole), de l'organisme de recherche INRA, de Coop de France et d'autres organismes institutionnels du secteur.

Lors de sa visite au salon l'an dernier, quand il n'était encore que candidat à la présidence, Emmanuel Macron avait proposé de restructurer l'agriculture française autour de ses "filières" pour la sortir de la crise. Cette semaine, en recevant quelques 700 jeunes agriculteurs à l'Elysée, il a de fait souligné la "révolution culturelle" qu'il dit avoir engagée dans le secteur.

Avant la visite, l'Elysée a fait savoir que le président se déplaçait toujours avec plusieurs costumes de rechange. L'an passé, il avait reçu un oeuf sur l'épaule, dont il avait plaisanté, affirmant que le jet de projectile relevait du folklore du salon.

Jeudi il a d'ailleurs pris les devants en soulignant qu'il se "moquait totalement" de l'ambiance dans laquelle il serait reçu Porte de Versailles, concentré qu'il est sur la construction du "visage de la France agricole des prochaines années".

Vitrine des productions alimentaires françaises sur fonds d'angoisse de l'avenir pour la ruralité, la 55e édition du salon accueille cette année près de 4.000 animaux d'élevage venus de toutes les régions de France.

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Salon: la plus grande ferme de France vient en ville

Près de 4.000 animaux d'élevage sont présentés à partir de samedi au salon de l'agriculture à Paris qui devrait accueillir quelque 620.000 visiteurs pendant la semaine.

- Sport d'équipe -

"L'agriculture: une aventure collective", c'est la thématique choisie pour la 55e édition du salon. "C'est l'une des clés de la réussite de nos jeunes, demain", explique Jean-Luc Poulain, président du salon de l'agriculture. "Aujourd'hui, un agriculteur n'est rien seul. Avant, même si vous aviez besoin du banquier et éventuellement de la coopérative, vous pouviez être autonome sur votre exploitation."

Un état de fait que M. Poulain explique notamment par l'évolution de la taille des matériels et la nécessité de "travailler en commun, sur la recherche et l'innovation, entre exploitants et entre chercheurs.

- Une égerie de haute tenue -

Servie aux yeux des visiteurs du salon sur un plateau auvergnat, celui de l'Aubrac, Haute, représentante de la race du même nom, laissera admirer une robe blond froment, des cornes en lyre qui surplombent des yeux de velours aux longs cils noirs qui en font la star du salon, parmi les 1.200 bovins qui peupleront les allées.

Spécimen pure sang, cette placide ruminante, nourrie à l'herbe sur les vastes prairies du Massif central, sera accompagnée de son veau Olympe.

Une vingtaine de races de vaches seront représentées au Pavillon 1 du salon.

- Côôôôt! -

Les gallinacés sont de retour au salon, après une absence remarquée l'an dernier, pour cause d'épizootie de grippe aviaire. Poules et dindons feront donc résonner leur "côt côt" et "glouglou" mélodieux.

En revanche, les autorités sanitaires ont tranché: toujours point de palmipèdes, pour des raisons sanitaires.

(Pavillon 4)

- Big Brother -

L'agriculture connectée va prendre une place toujours plus importante dans ce salon:

"On a multiplié par 2,2 le nombre de mètres carré vendus" dans ce domaine, confie à l'AFP Jean-Luc Poulain. Au total, une vingtaine de start-ups et d'autres entreprises seront présentes sur 500 mètres carré de stands dédiés au numérique, où se bousculeront drones et robots.

(Pavillon 4)

- Dites "cheese" -

Voisin du salon de l'agriculture, le salon du fromage et des produits laitiers, un salon professionnel, accueille 190 exposants et 6.720 visiteurs du 25 au 28 février.

- Notice -

Le salon démarre samedi 24 février pour s'achever le dimanche 4 mars, au Parc des expositions de la Porte de Versailles.

Ouverture des portes tous les jours de 09H00 à 19H00

Entrée: 14 euros, 7 euros pour les étudiants et les enfants âgés de 6 à 12 ans, gratuit pour les plus petits.

Hotline du salon : 01 86 76 68 68 ou salon-agriculture@outlook.com

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Ce qui fâche le monde rural

Suppression d'aides européennes, guerre des prix des supermarchés, inquiétudes sur la future politique agricole commune, fermetures de classes, limitation de vitesse à 80 km/h, suppressions de lignes de chemins de fer: une partie du monde rural se juge discriminée.

Selon un sondage Odoxa publié vendredi, à la veille de l'ouverture du salon de l'agriculture, plus de deux Français sur trois (69%) considèrent qu'Emmanuel Macron est éloigné des préoccupations de la France rurale, contre 30% d'un avis contraire.

- Zones défavorisées -

Des éleveurs de 90 départements ont protesté mercredi contre la sortie de communes françaises qui passeront au 1er janvier de zones classées "piémont" à "zones de plaine" dans la nouvelle carte des "zones défavorisées simples" demandée par Bruxelles. Ce qui privera les agriculteurs de ces territoires des aides européennes de l'IHCN (Indemnité compensatoire des handicaps naturels) qu'ils touchaient depuis 40 ans.

La mesure touche surtout des éleveurs. Sur 200.000 éleveurs d'ovins, caprins et bovins en France, 79.000 sont installés dans ces zones, selon Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB), une branche de la FNSEA.

Or "chaque agriculteur dans nos régions représente 7 à 8 emplois directs ou indirects", estime le maire de Lédergues (Aveyron) Patrice Panis. Dans son département, les seules huit communes menacées par la refonte de la carte des aides pourraient voir disparaître "l'équivalent d'une usine de 2.800 salariés", selon son estimation.

"Le rural se sent abandonné", a reconnu sur France 5 le sociologue Jean Viard, rallié à La République En Marche (LREM) lors des dernières législatives, or "le terrain non urbain risque de tomber à l'abandon" si les agriculteurs cessent de l'exploiter, souligne-t-il.

Dans son discours aux agriculteurs jeudi, le président Emmanuel Macron a tenter d'élargir le tableau en soulignant qu'il y aurait beaucoup plus de communes entrantes dans l'ICHN (4.900) que de communes sortantes (1.380).

"Je sais l'angoisse pour toutes celles et ceux qui vont sortir parce que c'est une part importante de leurs revenus" a-t-il assuré en promettant de les accompagner pendant les deux ans de transition.

- Guerre des prix -

Les prix de vente des produits agricoles restent très bas et les négociations commerciales annuelles entre producteurs et distribution qui doivent se terminer mercredi "se sont encore très mal passées", selon la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.

Les quatre centrales d'achat continuent d'exiger des prix très bas, malgré l'arrivée annoncée d'une loi adoptée par ordonnances d'ici l'automne obligeant à la prise en compte du coût de revient des agriculteurs dans le calcul du prix, et régulant les promotions.

Les prix pâtissent aussi de la désorganisation de certaines filières et de la concurrence internationale. Pour le porc, le prix de vente carcasse, un baromètre, qui était remonté à 1,50 euro le kilo en 2016-2017 après la crise de 2014-15, est retombé depuis l'automne aux alentours de 1,15 euro, sous l'effet de la concurrence internationale et d'un ralentissement des achats chinois, souligne Paul Auffray, de la Fédération nationale porcine (FNP).

"L'agriculture française souffre énormément d'un manque de compétitivité, ce qui ne favorise pas le renouvellement des générations" d'agriculteurs, a-t-il dit à l'AFP. Idem dans d'autres productions, les prix des céréales étant aussi très bas sous l'effet d'une abondance de production en Russie.

Sur ce sujet, le gouvernement compte encourager le renouvellement de certaines filières, notamment celle de l'élevage bovin en impulsant une montée en gamme, via des constructions d'abattoirs et d'ateliers de découpe locaux.

- Fermeture de classes rurales -

De gauche (PS) comme de droite (LR), de nombreux élus dénoncent les fermetures envisagées de classes rurales à la rentrée prochaine, qu'ils jugent contraires à un engagement du chef de l'Etat en juillet qui avait promis qu'il n'y aurait plus aucune fermeture dans les écoles rurales, lors de la première conférence des territoires.

Malgré les nombreux articles de la presse quotidienne régionale sur le sujet, qui détaillent les listes de fermetures ici et là, le ministre Jean-Michel Blanquer a jugé ces interpellations "démagogiques" en assurant le 13 février que "dans chaque département rural de France, on comptera à la rentrée prochaine plus de professeurs par élève que cette année".

- Routes, transports, SNCF -

La décision, annoncée en janvier, de limiter, au nom de la sécurité, à partir du 1er juillet la vitesse à 80 km/h, au lieu de 90 km/h, sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à double sens et sans séparateur central est contestée par nombre d'élus locaux des régions.

Le député LR de l'Indre, Nicolas Forissier, estime que cette mesure va rallonger "de 17% les temps de transport en zones rurales sans améliorer la sécurité".

Les contre-propositions fusent. Certains départements comme la Corrèze demandent au Premier ministre une dérogation pour expérimenter sur un millier de kilomètres une limitation à 90 km/h. Un groupe de travail sénatorial a demandé au Premier ministre de "suspendre" la mesure.

Le récent rapport Spinetta sur l'avenir de la SNCF qui préconise la fermeture de certaines petites lignes rajoute au désarroi. Le Périgord s'estime menacé. Dans le reste de la France, des lignes comme Abeville-Le Tréport, Brive-Limoges ou Lamballe-Dinan-Dole de Bretagne sont sur la sellette.

- L'avenir de la politique agricole commune -

Les 7 milliards d'euros versés chaque année par Bruxelles à l'agriculture et la ruralité française risquent de fondre après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne car ce pays était contributeur net au budget européen. Du coup, le budget de la future PAC (Politique agricole commune), prévue après 2020, risque d'en pâtir.

Pour la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, "tous les pays vont devoir augmenter leur contribution" pour combler le trou. "Pro-européenne", elle souhaite vivement qu'Emmanuel Macron "défende" le budget européen. "Un bruit court à Bruxelles que la France défend moins le budget", a-t-elle affirmé vendredi.

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Au salon de l'agriculture, la ferme France à l'aube de sa révolution

Sommé de réinventer un modèle agricole pointé du doigt par l'exécutif, le monde paysan, fragilisé par plusieurs crises successives, a rendez-vous avec son avenir, samedi lors de l'inauguration du salon de l'Agriculture par Emmanuel Macron, attendu de pied ferme.

Après des manifestations dans tout le pays contre le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), le président avait d'ores et déjà prévenu les 700 jeunes agriculteurs reçus jeudi à l'Elysée qu'il se "moquait totalement" de l'ambiance dans laquelle il serait reçu Porte de Versailles, concentré qu'il est sur la construction du "visage de la France agricole des prochaines années".

Les éleveurs français, représentés au salon par la vache de race Aubrac "Haute", craignent notamment l'importation à taux réduit en Europe de 70.000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, à droits de douane réduits.

Ils font valoir la concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des standards sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu'en Europe, à l'heure où l'exécutif encourage la montée en gamme des élevages hexagonaux.

Pronant "la valeur ajoutée, l'ouverture, la planète", M. Macron a assuré "qu'il n'y aura(it) jamais de boeuf aux hormones en France", même si des accords comme celui avec le Mercosur étaient signés, ajoutant "il n'y aura(it) aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, ou sanitaires à travers cette négociation".

Pas convaincue, la patronne de la FNSEA Christiane Lambert a estimé vendredi que La France risquait "de perdre 20 à 25.000 exploitations" si l'Europe signe ces accords. Samedi, Mme Lambert compte bien dire à M. Macron "de façon très directe (...), les yeux dans les yeux, ce qui va et ce qui va moins bien".

Autre motif d'inquiétude, la révision de la carte des zones agricoles défavorisées, qui va faire sortir 1.380 communes du dispositif ouvrant droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

- Départs en retraite massifs -

Les inquiétudes sont d'autant plus fortes qu'en dépit des nombreux rappels à l'ordre du gouvernement à la sortie des états généraux de l'alimentation (EGA) - et en attendant en septembre la loi censée leur garantir une meilleure rémunération de leur production- la grande distribution n'a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s'achèvent pendant le salon.

Selon Christiane Lambert, "ce qui se passe c'est l'inverse" de la volonté exprimée par les EGA de recréer de la valeur pour les agriculteurs. Or, en 2016, près de 40% des chefs d'exploitation agricoles ont perçu un revenu mensuel négatif ou n'excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques de la MSA, la sécurité sociale agricole, publiées vendredi.

Certaines annonces d'Emmanuel Macron ont tout de même quelque peu rasséréné le monde rural comme la promesse d'une mise en place de "verrous réglementaires" sur les achats de terres agricoles par des étrangers en France.

Sur le problème plus global de l'accès au foncier pour les jeunes générations d'agriculteurs, le président a demandé "pour le mois de mai" qu'on "imagine" un système de "pré-retraites agricoles avec une sortie progressive de l'activité" afin de permettre à un jeune de prendre la suite de ses parents.

"40% des agriculteurs aujourd'hui en activité seront partis à la retraite" d'ici à 2020, a dit le président jeudi. Soit la perspective d'un vaste plan de départs anticipés pour une partie des 453.113 chefs d'exploitation que comptait le pays au 1er janvier 2017.

Les agriculteurs ont reçu ces annonces de façon plutôt bienveillante mais avec appréhension, en indiquant qu'ils seraient vigilants sur leur traduction en actes.

D'autant plus vigilants que les rumeurs vont bon train, depuis plusieurs semaines, au sujet d'une autre forme de révolution : une diminution de l'enveloppe budgétaire de la politique agricole commune (PAC) 2020-2027 après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Les présidents et le Salon de l'agriculture, une longue histoire parfois mouvementée

Du général de Gaulle à Emmanuel Macron, tous les présidents de la République se sont rendus au Salon de l'agriculture depuis sa création en 1964, à la notable exception de François Mitterrand.

Jusqu'à maintenant, le record de durée est détenu par François Hollande, qui a arpenté les allées pendant dix heures en 2013, après avoir atteint les 12 heures en février 2012 lorsqu'il était candidat. Mais il sera insulté et hué en 2016.

Nicolas Sarkozy a aussi eu son lot de rencontres agitées Porte de Versailles, dont la plus célèbre en 2008. A un visiteur qui refuse de lui serrer la main et lui lance "tu me salis", il réplique "casse-toi, alors, pauvre con !". C'est aussi au Salon, en 2010, qu'il veut "dire un mot de toutes ces questions d'environnement parce que, là aussi, ça commence à bien faire".

Le chef de l'Etat dont le nom est le plus associé au Salon est évidemment Jacques Chirac, qui en 30 années de vie politique, n'a loupé l'occasion qu'une seule fois, en 1979, car il était hospitalisé après un accident de voiture.

La dernière visite présidentielle, en 2007, de celui que se vantait de savoir "tâter le cul des vaches" est un véritable triomphe.

Le contraste est saisissant avec son prédécesseur: François Mitterrand, durant ses 14 ans de présidence, n'est jamais retourné au Salon, où il s'était pourtant rendu comme candidat, en 1981.

Avant lui, Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing avaient rendu visite aux exposants, plus ou moins régulièrement.

Paris, 24 fév 2018 (AFP)


Boeuf, éthanol: l'accord avec le Mercosur sera "équilibré", promet la Commission européenne

Tout accord de libre-échange conclu avec les pays du Mercosur sera "équilibré" et reflétera la "sensibilité" de l'Union européenne sur les dossiers du boeuf et de l'éthanol, a affirmé à l'AFP le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, qui se rend samedi et dimanche au Salon de l'Agriculture à Paris.

Les négociations en vue d'un accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) sont en cours à Asuncion et les agriculteurs français ont manifesté leur inquiétude dans la rue cette semaine, craignant l'importation massive de viande bovine sud-américaine.

"Je peux assurer aux agriculteurs qu'il y aura un résultat équilibré à cet accord, qui reflétera nos sensibilités sur le boeuf et l'éthanol en particulier", a déclaré Phil Hogan dans un entretien à Bruxelles à la veille de l'ouverture du Salon parisien, le grand rendez-vous public du monde paysan.

Toutefois, la question de savoir si un accord sera signé dans les prochaines semaines "reste ouverte", a-t-il observé, alors que se préparent à partir d'avril des élections importantes au Brésil.

"Je pense qu'il ne faut pas tirer de conclusions hâtives jusqu'à ce qu'on voit le résultat final" de la session de négociation, a souligné l'Irlandais.

- Zones défavorisées -

Une autre source de mécontentement et de manifestations en France, la refonte de la carte des "zones défavorisées", qui bénéficient d'aides européennes, est suivie de près par Bruxelles.

"Nous avons donné les clarifications demandées par la France, qui doivent lui permettre d'ajuster certains critères en conséquence", a expliqué Phil Hogan.

Selon le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Travert, environ 1.400 communes françaises perdraient des aides européennes après la refonte de la carte des "zones défavorisées", qui date de 1976.

Tous les pays de l'UE sont en train de redéfinir ces zones et la Commission européenne a récemment allongé la date limite de réponse à janvier 2019.

Le président, Emmanuel Macron, qui inaugurera samedi la Salon de l'Agriculture, a rassemblé jeudi à l'Elysée le monde agricole français afin de rassurer en particulier les jeunes agriculteurs.

"On ne peut pas avoir un territoire agricole dynamique sans avoir plus de jeunes gens volontaires pour participer, qu'on doit encourager. Nous aurons un chapitre spécial sur les jeunes dans l'agriculture" dans la nouvelle Politique agricole commune (PAC), a assuré M. Hogan.

Cette PAC révisée pour l'après 2020 fera l'objet d'une proposition législative de la Commission fin mai, qui suivra celle très attendue sur le budget à long terme de l'UE.

Le "Cadre financier pluriannuel" (CFP) devra relever deux défis: la perte financière liée au départ du Royaume-Uni en 2019 et la volonté de soutenir de nouvelles politiques en matière de défense, de sécurité et de migration.

Cette équation fait peser des inquiétudes sur les deux piliers historiques de l'UE: la politique de cohésion, destinée à aider les régions les plus pauvres, et la PAC, qui accaparent à elles seules 70% du budget européen.

"Il y a des demandes en concurrence pour les fonds. Ces négociations ne font que commencer", a tempéré M. Hogan.

Bruxelles, 23 fév 2018 (AFP)


UE: les 27 divisés sur leur futur budget post-Brexit

Les dirigeants européens ont fait le constat vendredi de leurs divisions sur les choix budgétaires auxquels ils seront confrontés après 2020, quand les recettes seront grevées par le départ du Royaume-Uni.

Cette "première discussion politique", en amont des propositions officielles que doit publier la Commission européenne début mai, a été "moins conflictuelle que je n'avais pensé", a toutefois déclaré Jean-Claude Juncker, le chef de l'exécutif européen, à l'issue de la rencontre.

L'UE est confrontée à une double difficulté. Elle doit faire face à des défis inédits et coûteux en matière de protection des frontières, de défense ou de migration. Et doit les financer alors que le budget de l'UE va perdre avec le Brexit un de ses principaux contributeurs, à hauteur de plus de 10 milliards d'euros par an.

"S'il n'y a pas d'argent dans la maison, l'amour s'envole par la porte", a lancé malicieusement M. Juncker.

"Tous les dirigeants sont prêts à travailler à la modernisation du budget et de ses programmes. Et beaucoup sont prêts à contribuer plus au budget après 2020", a assuré Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants de l'UE.

L'Allemagne d'Angela Merkel s'y engage dans l'accord de coalition du futur gouvernement. Le Français Emmanuel Macron a de son côté assuré que la France était "prête à ce que nous ayons un budget européen en expansion".

A l'inverse plusieurs pays, tous des contributeurs nets (donnant plus qu'ils ne reçoivent) ont prévenu qu'ils refuseraient de payer plus, comme les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou l'Autriche.

Le budget pluriannuel de l'UE fixe des plafonds de dépenses sur plusieurs années: le cadre actuel, qui court de 2014 à 2020, prévoit ainsi des engagements autour de 1.000 milliards d'euros.

- Des choix à faire -

Il faudra faire des choix, a prévenu Bruxelles. L'essentiel du budget de l'UE -- environ 70% -- est pour l'instant consacré aux piliers historiques que sont la politique de cohésion, pour permettre aux régions les plus pauvres de rattraper leur retard, et la politique agricole commune (PAC).

Le Brexit et l'émergence de nouvelles priorités "ne doivent en aucun cas conduire à un écrasement des politiques historiques" de l'UE, a fait valoir Emmanuel Macron.

A la surprise de Donald Tusk, le débat sur la conditionnalité, un mécanisme qui lierait par exemple le respect des valeurs démocratiques de l'UE ou l'accueil de réfugiés au versement de fonds européens, n'a pas donné lieu à une forte controverse.

"La seule chose, c'est que cela doit être construit sur des critères objectifs", a-t-il souligné. Ce qui promet d'être difficile à traduire dans un langage juridique.

Offensif sur ce sujet, M. Macron a estimé que le budget européen ne devait "plus servir à financer des gouvernements qui ne respectent pas les droits fondamentaux tels qu'ils figurent dans nos traités", ni "à financer des politiques dont la stratégie est d'organiser du dumping fiscal ou social".

"Cela n'est pas forcément à voir de façon négative, cela peut être vu de facon positive", a noté de son côté Angela Merkel, qui a défendu l'idée que les pays faisant davantage pour accueillir des réfugiés devaient recevoir des fonds européens en conséquence.

- 'Spitzenkandidat' -

Le départ du Royaume-Uni soulève plus généralement un débat institutionnel au sein de l'UE, à l'approche des élections européennes de 2019, qui seront suivies de la formation d'une nouvelle Commission européenne.

Les 27 ont apporté leur soutien à une nouvelle répartition au sein du Parlement européen, après le départ des 73 eurodéputés britanniques, qui réduirait le nombre total de sièges de 751 à 705. La recomposition de l'hémicycle sera officiellement adoptée en juin.

Ils ont par ailleurs refusé de se restreindre dans leur choix du futur candidat à la présidence de la Commission européenne, qu'ils soumettront au vote des eurodéputés pour succéder à Jean-Claude Juncker à l'automne 2019.

"Le Traité est très clair sur la compétence autonome du Conseil européen", a asséné Donald Tusk, réponse directe à la récente mise en garde du Parlement européen.

Ce dernier exige que le candidat que les dirigeants choisiront soit une "tête de liste" sélectionnée par les partis politiques européens (ou "Spitzenkandidat" selon le terme allemand qui s'est imposé dans les institutions).

Le candidat sélectionné par le Conseil doit ensuite recueillir une majorité de suffrage de la part des eurodéputés, a rappelé M. Juncker. "Ce qui en termes démocratiques traduit tout de même une hiérarchie qu'il ne faudrait pas que nous oublions trop rapidement", a-t-il ajouté, estimant que la procédure avait bien fonctionné pour lui en 2014.

Bruxelles, 23 fév 2018 (AFP)


UE: la France prête à un budget européen post-Brexit "en expansion"

La France est prête à envisager un budget post-Brexit de l'UE "en expansion" pour répondre aux nouveaux défis européens sans renoncer à des politiques "historiques" de l'Union, a déclaré vendredi le président français, Emmanuel Macron, à l'issue d'un sommet à Bruxelles.

Il a également défendu l'idée, de "bon sens", de priver de certains fonds européens les pays mettant en péril l'Etat de droit ou faisant du dumping fiscal, une suggestion généralement brandie à l'encontre de la Pologne et de la Hongrie, qu'il n'a toutefois pas nommées.

"La France est prête à ce que nous ayons un budget européen en expansion", a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse, après une discussion avec ses homologues européens (sans le Royaume-Uni) sur le prochain budget pluriannuel de l'UE à partir de 2021.

Le Brexit crée un casse-tête pour les 27, avec le "trou" qu'il laissera dans les finances de l'Union, évalué entre 12 à 15 milliards par an selon la Commission. Et cette perte survient au moment où l'UE doit financer de nouvelles politiques dans le domaine de la migration et de la défense notamment.

Face à ce double défi, la Commission propose aux Etats membres un cocktail d'économies à réaliser et de nouvelles ressources à trouver. Elle leur demande aussi d'accepter une hausse de leurs contributions au budget européen, qui représente quelque 1.000 milliards d'euros pour la période 2014-2021.

La Politique agricole commune (PAC) et les fonds de cohésion de l'UE, destinés aux régions les plus pauvres, sont logiquement dans le collimateur, ces deux piliers représentant ensemble plus de deux tiers du budget européen.

"J'ai rappelé la volonté de la France de garder des priorités en matière de politique agricole et de cohésion", a dit vendredi le président français, estimant que le Brexit conjugué à l'émergence de nouvelles priorités ne devait "en aucun cas conduire à un écrasement de ces politiques historiques".

"Il est évident que nous ne pouvons pas avoir un budget en baisse", a-t-il ajouté, alors que certains pays considèrent qu'une UE à taille réduite doit logiquement avoir un budget réduit.

"Il serait quand même de bon sens de suspendre le versement de certains fonds quand des gens ne respectent pas les règles de base que sont nos valeurs", a par ailleurs insisté M. Macron.

La conditionnalité des fonds européens devrait également s'appliquer en matière fiscale et sociale, selon le président français.

Le budget européen "ne doit pas servir à financer des politiques dont la stratégie est d'organiser du dumping fiscal ou social", a-t-il insisté.

Bruxelles, 23 fév 2018 (AFP)


Coton hebdo: le cours rebondit, des incertitudes sur la récolte américaine

Le cours du coton s'est nettement repris cette semaine à Chicago après quatre semaines de baisse, les investisseurs notant quelques inquiétudes relatives à l'impact du temps sec aux Etats-Unis sur la prochaine récolte.

"Quelques doutes (sont survenus) sur le volume des récoltes américaines et des inquiétudes émergent à propos des conditions de sécheresse dans le sud-ouest des Etats-Unis", ont observé les analystes de Plexus Cotton, précisant que ces incertitudes concernent les Etats de l'Oklahoma et du Texas.

"Après deux récoltes exceptionnelles, cette saison sera-t-elle celle où les rendements retourneront à leurs niveaux moyens, voire pire? (...) Ce sera une saison intéressante à surveiller", ont-ils ajouté.

Le cours de la fibre blanche a été également soutenu par un bond dans les exportations américaines, selon les dernières statistiques hebdomadaires publiées vendredi par le ministère américain de l'Agriculture (USDA).

Selon le ministère, ces ventes à l'étranger ont progressé de 40% par rapport à la moyenne des quatre précédentes semaines, à 399.100 balles.

D'après Plexus Cotton, des mouvements techniques sont également à l'origine de la remontée des cours au-dessus des 80 dollars, à travers notamment des couvertures sur des paris à la baisse.

Cette semaine, l'USDA a par ailleurs relevé ses anticipations de surfaces cultivées aux Etats-Unis pour cette année par rapport à l'an dernier, de 12,6 millions d'acres en 2017 à 13,3 millions cette année, sans que le marché ne s'en émeuve beaucoup.

Pas plus d'ailleurs que la progression du dollar face à un panier de devises étrangères, rendant en principe moins compétitifs les achats de fibre blanche libellés en dollar pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

La livre de coton pour livraison en mai, le contrat le plus actif sur l'Intercontinental Exchange (ICE), a terminé vendredi à 81,34 dollars, contre 77,16 cents à la clôture vendredi dernier (+5,42%).

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'affichait à 90,20 dollars les 100 livres jeudi, contre 86,85 dollars la semaine précédente (+3,8%).

New York, 23 fév 2018 (AFP)


Chicago Hebdo: le soja progresse avec le temps sec en Argentine

Le cours du soja a progressé cette semaine à Chicago, aidé par les conditions climatiques sèches en Argentine et malgré un rapport hebdomadaire plutôt décevant sur les exportations américaines, tandis que le blé et le maïs ont reculé.

"Le soja continue à être influencé par la météo en Argentine", a noté Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors.

Des pluies tombées le week-end dernier sur le territoire ont été jugées décevantes après coup par la plupart des analystes, et le temps sec continue à peser sur les anticipations de récoltes dans le pays.

"Des spéculations montent sur le fait que les récoltes argentines pourraient tomber à 46 ou 47 millions de tonnes en comparaison avec les estimations de 54 millions de tonnes de l'USDA", le département américain de l'Agriculture, a observé M. Strickler.

Le cours de l'oléagineux a continué à avancer vendredi malgré la publication des chiffres des exportations hebdomadaires américaines, jugées "décevantes" par la maison de courtage Allendale tant sur les exportations de soja que de tourteaux de soja.

Le maïs a quant à lui reculé cette semaine, perdant un peu de terrain après être monté mi-février à son plus haut depuis l'été dernier, poussé par des exportations américaines en très grande forme.

Le dernier rapport hebdomadaire publié vendredi a toutefois fait état d'une baisse de 12% des ventes à l'étranger par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Mais celles-ci demeurent très élevées.

"Les sept dernières semaines représentent un record incroyable de 428 millions de boisseaux" vendus à l'étranger, a tweeté la maison de courtage Allendale après la publication des chiffres hebdomadaires de l'USDA.

"Elles ont encore du chemin à parcourir avant d'atteindre les projections annuelles de l'USDA", a tempéré M. Strickler.

Le blé a également baissé alors que les conditions météos dans les zones de production du blé d'hiver ont offert en début de semaine davantage d'humidité.

Le cours de la céréale a ensuite pris le chemin inverse, les courtiers notant que de nombreuses zones manquaient toujours de pluie.

Par ailleurs, des prévisions annuelles de l'USDA ont fait état vendredi d'une petite hausse des surfaces cultivables de blé aux Etats-Unis cette année à 46,6 millions d'acres, selon la société CHS Hedging.

"Nous allons surveiller la météo dans la région des Plaines du sud pour déterminer ensuite si une révision doit être apportée à ces anticipations", a estimé Allendale.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,7450 dollars contre 3,7500 dollars vendredi dernier à la clôture (-0,13%).

Le boisseau de blé pour mai, également le contrat le plus échangé, a fini à 4,6425 dollars contre 4,7150 dollars la semaine dernière (-1,54%).

Le boisseau de soja pour mai, contrat le plus actif, a clôturé à 10,4750 dollars contre 10,3250 dollars vendredi dernier (+1,45%). Il évolue au plus haut depuis mars 2017.

Chicago, 23 fév 2018 (AFP)


Un troupeau de montagne en transhumance en plein Paris

Les sabots ont été nettoyés, les poils lustrés et les cloches astiquées. Un troupeau d'une trentaine de vaches et moutons a réalisé une transhumance pas comme les autres vendredi, dans les beaux quartiers de Paris, à la veille de l'ouverture du salon de l'agriculture.

Entre la Place de Breteuil et le Dôme des Invalides, la sortie en ville de ces animaux d'élevage, une première, était destinée à "montrer ce que nous faisons", explique à l'AFP Jean-Luc Chauvel, éleveur de moutons et président du Collectif des races locales de massif (CORAM), organisateur de la manifestation.

Aubrac, Abondance, Gasconne, Salers, Tarentaise, Vosgienne, Villard-de-Lans, les races de vache qui ont défilé fleurent les alpages et les hauteurs, des Alpes aux Pyrénées en passant par les Vosges et le Massif Central.

Leur point commun est qu'elles sont en général élevées via un système d'estive ou de transhumance, explique M. Chauvel.

C'est-à-dire qu'entre le début juin et la fin septembre, elles montent en altitude pour passer l'été et profiter de l'herbe tendre des montagnes, ce qui améliore la qualité de leur viande plus tard.

Le Coram regroupe "3 millions de brebis et 500.000 bovins" en France, élevés de cette manière dans quelques 40.000 exploitations, ajoute-t-il.

Ces races "ont une double vertu", relève-t-il, "sur le plan environnemental, elles occupent des zones qui seraient en friche si elles n'étaient pas là" et, sur le plan des besoins qualitatifs des consommateurs, "elles produisent une viande de grande qualité" ajoute-t-il.

"Nous, en montagne, on n'a pas une uniformité comme peut-être dans les grands élevages et on ne veut pas ça parce qu'on est conscient que ce n'est pas une solution et que ce n'est pas vers cet avenir-là qu'on a décidé d'aller. Et c'est cela qu'on vient dire aujourd'hui" à Paris, explique Florent Campello, éleveur d'élégantes vaches vosgiennes, à la tête mouchetées de fines tâches noires.

Au passage du troupeau, Bavlina, spectatrice parisienne, explique "qu'il faut vraiment soutenir les agriculteurs". "J'adore les vaches", dit-elle. A l'inverse, quelques militants de la cause vegan ont manifesté leur opposition à la consommation de viande.

Cela n'a pas semblé gêner outre-mesure François Laceppe, éleveur de vaches Salers, pour qui le salon est un "rêve de gosse". Après le travail de toute une année, "c'est un peu la récompense, la cerise sur le gâteau", dit-il à l'AFP.

Paris, 23 fév 2018 (AFP)


Europacity: En Ile-de-France, l'urbanisation des terres agricoles en débat

Après Notre-Dame-des-Landes, les projets d'infrastructures ou de zones commerciales sur des terres agricoles péri-urbaines, comme Europacity près de Paris, sont contraints de prendre en compte les nouvelles résistances qui s'organisent pour sauvegarder ces terres.

Alors que l'urbanisation des terres est repartie à la hausse en 2016 en France après un mouvement de baisse les années précédentes, Europacity, située près de Roissy, a proposé d'implanter d'ici à 2024 un parc d'activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d'Oise, autrefois zones de maraîchage destinées à ravitailler Paris.

Initialement critiqué comme une "dubaïsation" de l'Ile-de-France, en raison des pistes de ski artificiel inscrites dans le projet et de l'abondance de centres commerciaux évoquant l'émirat de Dubaï, le projet est désormais voué aux gémonies en raison du bétonnage prévu de terres qui furent parmi les plus fertiles d'Europe.

Une pétition proposant un projet alternatif baptisé Carmat, bâti autour d'une économie agricole circulaire, mêlant agro-écologie et recyclage, a suscité la riposte des promoteurs d'Europacity, la filiale immobilière du groupe Auchan et le groupe chinois Wanda.

- "Ecosystème" -

Parmi les critiques qui qualifient le projet de 3 milliards d'euros de "folie" et demandent de "cultiver le bien commun", figurent des intellectuels, des scientifiques et des personnalités très diverses, d'Olivier de Schutter, ancien rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du conseil des droits de l'Homme des Nations Unies, à la présidente du premier syndicat agricole français Christiane Lambert, en passant par José Bové et Edgar Morin.

Benoît Chang, directeur-général d'Alliages et territoires, la société chargée de conduire Europacity, répond que le projet évoque un "écosystème urbain exemplaire de transition écologique", créateur d'emplois dans un "nouveau quartier" qui revitalisera des zones de relégation autour de Gonesse.

Malgré son programme de désendettement en cours, l'engagement du groupe chinois Wanda sur ce projet "emblématique" est "total", ainsi que "celui d'Immochan", la filiale d'Auchan, a-t-il assuré à l'AFP.

Il en veut pour preuve que le numéro deux du groupe chinois faisait partie des invités d'Emmanuel Macron à Versailles début janvier au milieu d'autres investisseurs étrangers en France.

Le début de la construction est prévu pour 2019-2020, suivi de quatre ans de chantier, à condition que la ligne 17 du métro du futur Grand Paris Express soit bien maintenue et financée dans les temps. Hélas pour Europacity, le gouvernement vient tout juste d'annoncer un report de trois ans de la construction de la gare desservant le site sur cette ligne.

- "Intérêt général" -

"Ce retard est une déception" a réagi vendredi David Lebon, directeur du développement dans le Parisien, sans donner de détails sur l'avenir du projet.

D'une manière plus globale, les promoteurs d'Europacity voyaient jusqu'à présent dans leur projet "une question de compromis et d'intérêt général".

"Nous avons des convictions fortes pour l'utilité sociale du projet" censé offrir du loisir et des emplois et ainsi désenclaver l'est du Val-d'Oise, encore marqué par les émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel, soulignait M. Chang dans un entretien accordé avant l'annonce sur les transports.

Est-ce l'argument agricole qui a fait mouche ou un récent coup de menton de Nicolas Hulot contre le bétonnage des terres agricoles? Avant même le report de la construction de la gare, Europacity semblait avoir légèrement fait évoluer son projet.

Durant le salon de l'Agriculture qui ouvre ses portes samedi à Paris, Europacity devait ainsi annoncer son intégration au projet "Happy Vallée", qui se veut une future "vitrine de l'agriculture française" le long de l'autoroute A1 sur l'axe Paris-Roissy.

C'est la filiale Agrosolutions du groupe de coopératives agricoles InVivo qui pilote ce projet "dont la vocation première sera nourricière", avec toutes les technologies agricoles innovantes, assure Invivo.

De quoi couper l'herbe sous les pieds des opposants?

"Il faut reconnaître que les terres actuelles, occupées par une agriculture conventionnelle ayant utilisé beaucoup d'engrais et d'intrants, n'ont guère d'avenir agricole car les sols sont épuisés", admet l'un d'eux.

Néanmoins, juge-t-il, "si l'on mettait en oeuvre un vrai projet d'agro-écologie, le site d'Europacity pourrait devenir un véritable laboratoire de la transition agricole" en cours.

Paris, 23 fév 2018 (AFP)


Le revenu des agriculteurs a très légèrement augmenté en 2016

Le secteur agricole, qui traverse une grave crise, a vu son revenu moyen augmenter en 2016 de 1%, toutes productions confondues, a annoncé vendredi la MSA (sécurité sociale agricole) dans un communiqué.

Tous les secteurs profitent de cette embellie, hormis le secteur céréalier, victime d'une moisson catastrophique et de cours mondiaux déprimés, qui ont entraîné une chute de leurs revenus (-20,8%).

Dans l'élevage en hors-sol (industriel), les revenus professionnels de 2016 augmentent fortement (+ 41,9%), et dans l'élevage laitier la progression atteint 1,2%, selon la MSA.

Ces secteurs se redressent après des évolutions de revenus très négatives en 2015 (-11,7% pour la filière hors-sol et -30,7 % pour la filière laitière).

Dans l'élevage dont la finalité est la viande et dans la viticulture, les revenus professionnels sont à nouveau en hausse. La progression s'élève à 24,8% dans la filière viande et 1,7% dans la viticulture.

Dans le secteur des céréales et des cultures industrielles, le recul de 2016 fait suite à une baisse encore plus importante en 2015 (-21,5%).

Parmi les chefs d'exploitations imposés sur leur revenu réel (et pas au forfait), 19,2% ont des revenus 2016 déficitaires et 20,1% ont un revenu positif qui n'excède pas 4.315 euros par an, soit 360 euros par mois.

Les grandes cultures (céréales, oléagineux) concentrent un peu plus de 30% des déficits, 18,4% en polyculture associée à de l'élevage et 16,3 % dans l'élevage laitier.

Cependant, "les grandes cultures et la polyculture-élevage, qui concentrent le plus grand nombre de déficits et le plus grand nombre de chefs (d'exploitation) en déficit, sont aussi les filières (avec la viticulture) qui comptent le plus de chefs avec des revenus professionnels parmi les plus élevés", précise la MSA, qui souligne de "profondes disparités".

Conséquence de ces difficultés, près de 3.500 exploitants agricoles, "en situation de +burn-out+ ou d'épuisement professionnel", ont bénéficié en 2017 de l'aide au répit.

"Nous souhaitons poursuivre ce programme qui a démontré toute son utilité sociale. Aussi, nous recherchons actuellement des solutions pour assurer la reconduite de ce dispositif", déclare Pascal Cormery, président de la MSA, cité dans le communiqué.

Un peu plus de 450.000 exploitants agricoles ont cotisé au total en 2017 à la MSA.

Paris, 23 fév 2018 (AFP)


Coton Hebdo: le cours rebondit, des incertitudes sur la récolte américaine

Le cours du coton s'est nettement repris cette semaine à Chicago après quatre semaines de baisse, les investisseurs notant quelques inquiétudes relatives à l'impact du temps sec aux Etats-Unis sur la prochaine récolte.

"Quelques doutes (sont survenus) sur le volume des récoltes américaines et des inquiétudes émergent à propos des conditions de sécheresse dans le sud-ouest des Etats-Unis", ont observé les analystes de Plexus Cotton précisant que ces incertitudes concernent les Etats de l'Oklahoma et du Texas.

"Après deux récoltes exceptionnelles, cette saison sera-t-elle celle où les rendements retourneront à leurs niveaux moyens, voire pire? (...) Ce sera une saison intéressante à surveiller", ont-ils ajouté.

Le cours de la fibre blanche a été également soutenu par un bond dans les exportations américaines selon les dernières statistiques hebdomadaires publiées vendredi par le ministère américain de l'Agriculture (USDA).

Selon le ministère, ces ventes à l'étranger ont progressé de 40% par rapport à la moyenne des quatre précédentes semaines, à 399.100 balles.

D'après Plexus Cotton, des mouvements techniques sont également à l'origine de la remontée des cours au-dessus des 80 dollars, à travers notamment des couvertures sur des paris à la baisse.

Cette semaine, l'USDA a relevé ses anticipations de surfaces cultivées aux Etats-Unis pour cette année par rapport à l'an dernier, de 12,6 millions d'acres en 2017 à 13,3 millions cette année, sans que le marché ne s'en émeuve beaucoup.

Pas plus d'ailleurs que la progression du dollar face à un panier de devises étrangères, rendant en principe moins compétitifs les achats de fibre blanche libellés en dollar pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

La livre de coton pour livraison en mai, le contrat désormais le plus actif sur l'Intercontinental Exchange (ICE), évoluait vendredi à 81,46 dollars contre 77,16 cents à la clôture vendredi dernier.

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'affichait à 90,20 dollars les 100 livres jeudi contre 86,85 dollars la semaine précédente (+3,8%).

New York, 23 fév 2018 (AFP)


 

Nos conseils

Pour vous aider à faire le bon choix

 

Opti'Prairie

Pour vos objectifs de production fourragère

 

Guideos

Apporte des solutions individualisées