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Glyphosate: Hulot propose un renouvellement limité à trois ans au niveau européen

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a proposé lundi de limiter à "trois ans" le renouvellement au niveau européen du glyphosate, herbicide controversé dont l'autorisation dans l'UE expire à la fin de l'année, le temps de "regarder tout ce qu'on peut trouver en termes d'alternative".

"On peut réautoriser par exemple pour trois ans", a-t-il suggéré sur RTL, à deux jours du vote d'experts européens sur le sujet.

"Pendant ces trois ans, on regarderait tout ce qu'on peut trouver en termes d'alternative et aider ceux pour lesquels l'utilisation du glyphosate est indispensable à se pencher sur d'autres pratiques et d'autres techniques", a proposé Nicolas Hulot.

La France a déjà affirmé qu'elle voterait mercredi contre le renouvellement pour dix ans de l'utilisation de l'herbicide controversé, soit la durée proposée par la Commission européenne après avis de l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), qui a classé l'herbicide comme non cancérogène.

"Je ne suis pas trop inquiet. Je n'imagine pas (...) qu'on autorise pour dix ans. Je n'imagine pas une seule seconde", a dit Nicolas Hulot. "En ce qui me concerne ce sera, je l'espère largement en dessous de 5 ans", a-t-il ajouté. "Ce qui m'intéresse c'est tout ce qui se fait dans la fenêtre du quinquennat.", a-t-il dit.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert s'est prononcé pour la réhomologation du glyphosate pour une durée de cinq à sept ans. Nicolas Hulot s'en remet à la décision de l'exécutif. "Le gouvernement prendra sa décision, mais l'idée qu'on soit en dessous de cinq ans me paraît plus cohérent pour tout le monde", a-t-il affirmé.

54 des 310 députés de La République en marche (LREM) ont demandé dimanche dans une tribune au Monde l'interdiction "le plus rapidement possible" du glyphosate dans l'Union européenne, au nom de "la santé de tous".

Le gouvernement a confirmé fin septembre son intention de réduire progressivement l'utilisation agricole de l'herbicide, le plus vendu au monde. Il n'a pas réussi à définir une stratégie de remplacement et une date butoir à l'utilisation de l'herbicide.

Le glyphosate, principe actif du produit phare de la firme américaine Monsanto, le Roundup, suscite la controverse en Europe, notamment en ce qui concerne les risques de santé. Le Centre international de recherche sur le cancer (dépendant de l'OMS) l'a classé "cancérogène probable" en 2015. Les agences européennes, l'Efsa et l'Echa, n'ont pas fait ce choix.

nip/alu/DS/aro

MONSANTO

RTL GROUP

Paris, 23 oct 2017 (AFP)


Eurogerm (farines) prend 100% de l'américain Problend

Le producteur français de produits pour la filière blé-farine-pain Eurogerm a annoncé lundi l'acquisition de 100% du capital de sa filiale américaine Problend Eurogerm, dont il détenait 70% depuis 2014.

Cette acquisition permet à Eurogerm "d'étendre ses opérations sur les marchés nord-américains et internationaux (...) et d'élargir son offre de produits et de services", souligne le groupe français dans un communiqué.

Créé en 1989 et basé à Dijon, Eurogerm a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 94,5 millions d'euros. Spécialisée dans les préparations pour boulangerie, pâtisserie et biscuiterie et les chapelures, et basée à Chicago, Problend a quant à elle fait état d'un chiffre d'affaires de 11,5 millions de dollars (environ 9,8 millions d'euros).

as/fka/ggy

Eurogerm

Paris, 23 oct 2017 (AFP)


Les Français soulagés: la Chine rouvre sa porte au camembert

Les autorités sanitaires chinoises ont levé l'interdiction d'importer certains fromages à pâte molle, dont de nombreux produits français comme le camembert et le brie, selon l'Union européenne (UE) et des professionnels interrogés lundi par l'AFP.

"C'est un vrai soulagement. Mais c'était attendu, car l'administration chinoise a tout de suite montré sa volonté de ne pas faire durer cette situation", indique Vincent Marion, cofondateur de Cheese Republic, qui se présente comme la principale boutique en ligne de vente de fromage en Chine.

"L'interdiction était en place seulement pour une courte période, donc cela n'a pas perturbé nos affaires. Maintenant, on peut continuer comme avant", déclare Axel Moreaux, le gérant du restaurant français Paradox à Pékin.

Les douanes chinoises avaient commencé il y a près de deux mois, contre toute attente, à bloquer l'importation de fromages à pâte molle ou persillée -- comme le camembert, le brie, le roquefort, ou encore le gorgonzola italien.

Ces types de produits contiennent des cultures bactériennes utilisées traditionnellement dans la production fromagère en Europe. Mais la législation en Chine n'était pas entièrement claire sur la légalité ou non de ce type de bactéries.

Des rencontres la semaine dernière entre des représentants de l'Union européenne (UE) et des autorités sanitaires chinoises ont permis de débloquer la situation, selon William Fingleton, porte-parole de la délégation de l'UE à Pékin.

Une "note explicative" a ensuite été envoyée par le gouvernement chinois à l'agence chargée de la conformité des produits alimentaires: le document précise que "les cultures bactériennes utilisées pour la production de ces fromages ne sont pas nocives pour la santé", indique M. Fingleton dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Cela a permis au commerce de reprendre immédiatement."

Vincent Marion, de Cheese Republic, se félicite de cette clarification de la jurisprudence.

"Dorénavant, c'est écrit noir sur blanc que cette catégorie de fromages est légalement importable. Donc, c'est très positif pour l'industrie laitière française et européenne, car c'est pour du long terme", déclare-t-il.

"On voit de toute façon depuis plusieurs années qu'il y a une vraie volonté de la Chine de permettre d'avoir de plus en plus de fromages dans le pays."

La consommation de produits laitiers a fortement augmenté en Chine ces dernières décennies, mais le fromage reste principalement consommé par une clientèle étrangère.

Pékin, 23 oct 2017 (AFP)


France/Glyphosate: 54 députés LREM demandent une interdiction "le plus rapidement possible"

Quelque 54 des 310 députés de La République en marche (LREM) ont demandé dans une tribune au Monde mise en ligne dimanche l'interdiction "le plus rapidement possible" du glyphosate dans l'Union européenne, au nom de "la santé de tous".

Cette prise de position intervient alors que les pays de l'Union européenne doivent se prononcer mercredi sur la réautorisation du glyphosate, un herbicide très utilisé en agriculture dont la dangerosité est au coeur d'une controverse car le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) l'a classé "cancérogène probable" en 2015, contrairement aux agences européennes, l'Efsa et l'Echa.

"La France votera contre le renouvellement de son utilisation pour dix ans et nous nous félicitons de la position responsable de notre pays", font valoir les signataires, parmi lesquels Matthieu Orphelin, ex-bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation, Sandrine Le Feur, agricultrice, le professeur en médecine Jean-Louis Touraine ou encore l'ex-ministre de l'Ecologie Barbara Pompili.

"Sortir du glyphosate, tout en accompagnant comme il se doit les agriculteurs dans cette transition, dans un calendrier court et réaliste, est un bon compromis", écrivent-ils, en avançant non seulement l'argument de la santé mais aussi celui du bien de la planète.

Ils demandent aussi de voter contre le glyphosate "pour accompagner notre agriculture: parmi les défenseurs du glyphosate, l'argument qui revient en boucle est qu'il évite les passages mécaniques avant la mise en culture suivante. C'est effectivement le cas. Mais que voulons-nous vraiment? Continuer dans un système totalement dépendant des produits chimiques et qui arrive à bout de souffle - un système qui rend les agriculteurs asservis à l'agro-industrie - ou alors inventer une agriculture d'excellence, qui combine qualité nutritionnelle, respect de l'environnement et santé publique?" demandent-ils, convenant qu'"il est de notre devoir d'accompagner les agriculteurs dans cette transition" pour remplacer ce produit.

Cette tribune est publiée alors que s'est formée la semaine dernière à l'Assemblée une mission d'information sur les produits phyto-sanitaires, composée d'élus de toutes tendances issus des commissions des Affaires économiques, sociales, et du Développement durable, où siège notamment Matthieu Orphelin.

Paris, 23 oct 2017 (AFP)


Afrique: la BAD annonce la création d'un fonds pour les jeunes agriculteurs

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Nigérian Akinwumi Adesina, a annoncé la création d'un fonds dédié aux jeunes entrepreneurs agricoles doté de 250.000 dollars, selon un communiqué de la BAD vendredi soir.

Lauréat du Prix mondial de l'alimentation, M. Adesina s'est engagé à consacrer la dotation financière qui accompagne le prix à la création de ce fonds spécial.

"Je m'engage à consacrer les 250.000 dollars de ma récompense du Prix mondial de l'alimentation pour mettre en place un fonds entièrement dédié au financement des jeunes Africains actifs dans l'agriculture pour nourrir l'Afrique", a-t-il déclaré lors de la cérémonie de remise du prix qui se déroulait vendredi à Des Moines (Iowa), aux Etats-Unis.

"Les grandes réalisations (d'Akinwumi Adesina) ont touché des millions d'agriculteurs et de personnes vivant dans la pauvreté rurale au Nigeria et dans toute l'Afrique", a expliqué le président de la Fondation du Prix mondial de l'alimentation, Kenneth Quinn, cité dans le communiqué.

Sous la direction du président Adesina, la BAD oeuvre à accélérer le développement agricole à travers sa stratégie Nourrir l'Afrique, avec un investissement prévu de 24 milliards de dollars sur les dix prochaines années, selon le communiqué de la BAD. Le prix vient également récompenser le travail qu'Adesina a accompli au cours des deux dernières décennies avec la fondation Rockefeller, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique et le ministère de l'Agriculture et du Développement rural du Nigeria, indique la BAD.

Le Prix Mondial de l'Alimentation a été fondé en 1986 par le lauréat du Prix Nobel de la Paix Norman Borlaug, agronome dont les travaux lancèrent la "Révolution Verte" en Amérique Latine et en Asie, selon le site de la Fondation qui décerne le prix.

Le prix "salue les efforts de ceux qui se sont consacrés à trouver une solution adéquate pour répondre aux besoins en vivres et aux problèmes nutritionnels au niveau mondial", dans les domaines des "sciences et technologies agricoles et alimentaires, de la nutrition, de la production et du marketing, de l'économie, de la réduction de la pauvreté et du leadership politique". Il est décerné chaque année au mois d'octobre à Des Moines, selon le site.

Abidjan, 21 oct 2017 (AFP)


Nouveaux pesticides contestés: l'Anses va examiner des "données complémentaires"

Les ministres de l'Agriculture Stéphane Travert et de la Transition écologique Nicolas Hulot ont demandé vendredi à l'Anses d'examiner des "données complémentaires" sur deux pesticides autorisés fin septembre mais dénoncés par des ONG comme néfastes pour les abeilles.

L'Agence de sécurité sanitaire "venant" de "recevoir des données complémentaires relatives aux risques du sulfoxaflor", la substance active des pesticides Closer et Transform, "les deux ministres, soucieux de l'état préoccupant des populations d'abeilles et autres pollinisateurs en France, (lui) ont demandé (...) d'analyser de façon prioritaire ces nouvelles données".

L'examen de ces données doit permettre à l'Anses d'être "en capacité d'indiquer au gouvernement, dans les trois mois, si elles sont de nature à modifier les deux autorisations de mises sur le marché" récemment décidées, ajoutent-ils.

L'Anses, "agence dont l'expertise scientifique est indépendante, a délivré ces autorisations, dans le cadre de ses missions réglementaires, sur le fondement de l'autorisation délivrée au niveau européen en 2015", rappellent les ministres. Elle "a prévu des conditions et précautions d'emploi visant à minimiser les risques pour les abeilles", ajoutent-ils.

Cette décision d'autoriser ces deux nouveaux pesticides a suscité une levée de boucliers des défenseurs de l'environnement, qui ont appelé Nicolas Hulot à s'y opposer.

Pour l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), ils contiennent "un nouveau néonicotinoïde", ce qui va, selon elle, "vider de sa substance" l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes, redoutables pour les abeilles, prévue en septembre 2018.

L'Anses a indiqué dans un communiqué qu'elle "évaluera(it) sans délai" ces données nouvelles.

Elle a toutefois indiqué que "si le sulfoxaflor a un mode d'action similaire aux néonicotinoïdes, il se différencie cependant par sa très faible persistance dans les sols (1 à 4 jours contre 120 à 520 jours) et dans les plantes". "Il est en outre moins toxique pour les organismes aquatiques et ses métabolites ne sont pas toxiques pour les pollinisateurs", affirme l'Anses.

"Les éléments évalués par l'Efsa (Autorité européenne de sécurité de aliments), s'agissant du risque aigu et chronique sur l'abeille et la colonie, ne mettent pas en évidence de risque inacceptable lorsque l'exposition des pollinisateurs à la substance est limitée par des mesures de gestion appropriées", poursuit-elle.

L'Anses indique encore que les autorisations de mise sur le marché des produits concernés sont "assorties de restrictions fortes des conditions d'utilisation dans l'objectif de protéger les abeilles et autres pollinisateurs". Ces restrictions prévoient notamment, selon l'Anses, "l'interdiction d'utilisation des produits 5 jours avant et pendant la floraison".

Les deux produits sont en outre, indique l'agence, "interdits sur les grandes cultures attractives pour les pollinisateurs". Ils sont "destinés à une utilisation en traitement des parties aériennes sur plusieurs cultures spécialisées et sur les céréales à paille (blé, épeautre, triticale, orges) et lin textile".

Paris, 20 oct 2017 (AFP)


Attaques de loups: les éleveurs ovins écrivent au Premier ministre

Les éleveurs ovins ont écrit vendredi une lettre au Premier ministre Edouard Philippe l'enjoignant de les aider à maintenir l'avenir de leur filière mise en danger par les "attaques incessantes des prédateurs", en particulier des loups.

"Au-delà des difficultés économiques que nous rencontrons, au-delà de la fragilité de nos exploitations, c'est la survie même de nos troupeaux, face aux attaques incessantes des prédateurs, qui est aujourd'hui en question" écrit Michèle Boudouin, présidente de la Fédération nationale Ovine (FNO).

Mme Boudouin demande la mise en place d'une "politique ambitieuse de lutte contre la prédation' au travers d'un +Plan Loup+ dont les lignes directrices pour la période 2018-2023 devraient prochainement être dévoilées.

Ce plan loup devrait notamment fixer le nombre d'abattages autorisés.

Mais la FNO réclame un plan d'action national global "visant un objectif +zéro attaques+" qui s'appuie sur "un droit permanent des éleveurs à se défendre", une "simplification des procédures" et un "renforcement des outils de défense à notre disposition", selon la lettre.

"Nos exploitations, nos emplois, nos troupeaux, ne disposent pas, contrairement au loup, d'un statut visant à assurer leur +conservation+. Ils rendent pourtant des services irremplaçables aux populations, aux territoires, à l'environnement, et plus largement, à la société", ajoute le texte.

En 2016, plus de 10.000 bêtes ont été tuées en France dans des attaques attribuées aux loups, surtout dans les Alpes et le sud du pays.

Dans les Pyrénées, des dégats sont aussi causés par l'ours, avec 450 moutons tués l'an passé, selon le député européen EELV José Bové, qui a demandé en septembre des "réponses concrètes" au gouvernement.

Ces attaques ont ravivé en France le débat qui oppose les défenseurs de l'environnement favorable à sa protection, et les acteurs du pastoralisme traditionnel.

Le loup, présent sur 90% du territoire français jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, avait disparu de France dans les années 1930. Mais aujourd'hui, la population de "canis lupus" - espèce protégée en Europe -, en constante augmentation, est désormais estimée à environ 360 individus.

José Bové réclame par ailleurs un recensement des loups qui permettrait éventuellement de modifier le quota de prélèvement. En soulignant la présence de nombreux loups hybrides, à savoir croisés avec des chiens, il souhaite, ainsi que de nombreux éleveurs, l'installation permanente d'une brigade du loup sur le Massif Central.

Paris, 20 oct 2017 (AFP)


Nouveaux pesticides autorisés: l'Anses invitée à examiner des "données complémentaires" (Hulot, Travert)

Les ministres de l'Agriculture Stéphane Travert et de la Transition écologique Nicolas Hulot ont demandé vendredi à l'Anses d'examiner des "données complémentaires" sur deux pesticides autorisés fin septembre mais dénoncés par des ONG comme néfastes pour les abeilles.

L'Agence de sécurité sanitaire "venant" de "recevoir des données complémentaires relatives aux risques du Sulfoxaflor", la substance active des pesticides Closer et Transform, "les deux ministres, soucieux de l'état préoccupant des populations d'abeilles et autres pollinisateurs en France, (lui) ont demandé (...) d'analyser de façon prioritaire ces nouvelles données".

L'examen de ces données doit permettre à l'Anses d'être "en capacité d'indiquer au gouvernement, dans les trois mois, si elles sont de nature à modifier les deux autorisations de mises sur le marché" récemment décidées, ajoutent-ils.

L'Anses, "agence dont l'expertise scientifique est indépendante, a délivré ces autorisations, dans le cadre de ses missions réglementaires, sur le fondement de l'autorisation délivrée au niveau européen en 2015", rappellent les ministres. Elle "a prévu des conditions et précautions d'emploi visant à minimiser les risques pour les abeilles", ajoutent-ils.

Cette décision de l'Anses d'autoriser ces deux nouveaux pesticides a suscité jeudi une levée de boucliers des défenseurs de l'environnement, qui ont appelé Nicolas Hulot à s'y opposer. Pour l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), les deux produits contiennent "un nouveau néonicotinoïde", ce qui va, selon elle, "vider de sa substance" l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes, redoutables pour les abeilles, prévue en septembre 2018

Paris, 20 oct 2017 (AFP)


Gard/vendanges 2017: une récolte "historiquement faible"

Plus de 2.500 viticulteurs gardois sont "confrontés à une récolte 2017 historiquement faible", souligne vendredi la préfecture du Gard dans un communiqué.

"Après un printemps froid suivi d'une sécheresse exceptionnelle, les vendanges 2017 sont les plus faibles depuis l'après-guerre", indique-t-elle. "Pour le Gard, la récolte devrait s'établir à 2,6 Mhl soit une baisse estimée de plus de 20 %".

La préfecture a réuni mi-octobre les acteurs du dossier afin notamment de "définir les actions d'urgence à mettre en oeuvre pour préserver les exploitations agricoles".

Les mesures d'urgence mises en place concernent notamment un soutien à la trésorerie par le biais d'un dégrèvement d'office de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB), souligne-t-elle vendredi.

Ce dégrèvement proportionnel aux pertes de récolte sera automatique pour les viticulteurs.

Dans le cadre de difficultés particulières, les exploitants peuvent solliciter des délais de paiement ou des remises gracieuses.

Les viticulteurs en difficulté peuvent également demander la prise en charge partielle des cotisations sociales et un échelonnement du paiement des cotisations auprès de la Mutuelle sociale agricole (MSA).

Le Crédit Agricole, la Banque Populaire et le Crédit Mutuel ont également accepté d'examiner les situations bancaires au cas par cas des exploitants gardois qui en feraient la demande.

Concernant le calendrier de paiement des aides relatives à la Politique agricole commune, une avance de trésorerie sur les aides 2017 a été versée le 16 octobre pour un montant de 19 millions EUR, précise la préfecture, ajoutant que les premiers paiements du solde des mesures agro-environnementales et de l'agriculture biologique au titre de 2015 interviendront début novembre.

Le vignoble gardois a enregistré une sécheresse exceptionnelle en 2017 et une avance historique de maturité, certaines vendanges débutant mi-août, et s'achevant très rapidement faute de raisins à vendanger.

Nombre de viticulteurs sur le département, notamment des jeunes récemment installés, estiment que la survie de leur exploitation est en jeu.

Nîmes, 20 oct 2017 (AFP)


Coton hebdo: l'abondance de la récolte américaine pèse sur les cours

Les cours du coton échangé à New York ont baissé cette semaine à Chicago alors que la récolte de fibre blanche avance sans encombre majeure aux Etats-Unis.

"L'offre foisonnante pèse sur les prix", assurent les analystes de Commerzbank. Selon le département américain de l'Agriculture, 31% du coton était ramassé au 15 octobre, contre 26% habituellement à cette période de l'année.

La proportion du coton considéré comme bon à excellent était parallèlement de 58%, contre 47% l'an dernier. La qualité de la fibre blanche s'est toutefois un peu dégradée par rapport à la semaine précédente.

"La météo s'est montrée propice ces derniers temps à la maturation du coton et au ramassage", relève Jack Scoville de Price Futures Group. Mais les ouragans "ont un peu affecté la production".

Petite zone d'ombre selon les analystes de Plexus Cotton: la récolte est un peu en retard dans l'ouest du Texas, où les producteurs espèrent avoir suffisamment de journées chaudes entre deux fronts froids pour terminer la moisson.

"Il y reste des inquiétudes sur les rendements et la maturité de la fibre et on en saura pas plus que quand les ramasseurs de coton seront dans les champs", indiquent-ils.

L'annonce de chiffres encourageants sur les commandes de l'étranger la semaine dernière, les Etats-Unis ayant vendu 279.500 balles de coton, n'a pas suffi à soutenir les prix.

"Les exportations en tant que telles doivent s'améliorer", estime Louis Rose de Rose Commodity Group alors que seulement 91.800 balles de coton ont été envoyées à l'étranger.

Pour les analystes de Plexus Cotton, les exportations devraient toutefois se redresser au fil et à mesure de l'avancée de la récolte de coton.

De façon générale estiment-ils, "la tendance la plus probable à moyen terme est à la baisse" à moins d'un "problème de dernière minute dans l'ouest du Texas ou en Inde".

La livre de coton pour livraison en décembre, le contrat le plus actif sur l'Intercontinental Exchange (ICE), évoluait vendredi en cours de séance à 67,04 cents contre 68,62 cents à la clôture il y a une semaine.

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'affichait à 77,85 dollars les 100 livres jeudi, contre 78,70 dollars une semaine plus tôt (-1,08%).

New York, 20 oct 2017 (AFP)


Oeufs contaminés: entre 65 et 75 millions d'euros de pertes pour le secteur néerlandais

Les pertes financières consécutives au scandale des oeufs contaminés à l'insecticide fipronil sont de 65 à 75 millions d'euros pour le secteur, a annoncé vendredi le gouvernement néerlandais.

"Les dommages directs pour l'ensemble du secteur des oeufs en conséquence de la contamination au fipronil sont estimés entre 65 et 75 millions d'euros", a indiqué le ministère néerlandais des Affaires économiques dans un communiqué.

Ce montant inclut les dommages pour "différentes sortes d'entreprises de la chaîne de la volaille, comme les sociétés d'élevage, les élevages de poules poudeuses, les stations d'emballage des oeufs et les fabricants de produits à base d'oeufs", a précisé le ministère.

A cette somme, vient s'ajouter le dommage direct des supermarchés, estimé entre 7 et 8 millions d'euros.

D'après ce rapport du centre de recherches économiques de Wageningen commandé par le ministère, les dégâts moyens causés à chaque entreprise "varient et dépendent de la nature et de l'ampleur de l'entreprise ainsi que des mesures qui sont nécessaires pour supprimer le fipronil de l'élevage".

En août, le gouvernement avait évalué les pertes à au moins 33 millions d'euros tandis qu'une branche de la Fédération néerlandaise des agriculteurs et des maraîchers avait avancé le chiffre de 150 millions d'euros.

La crise des oeufs contaminés au fipronil s'est répandue en Europe en août après la découverte de la contamination au fipronil, un insecticide utilisé pour les animaux de compagnie mais dont l'utilisation est interdite dans l'Union européenne sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire.

Des millions d'oeufs avaient été détruits et retirés des rayons dans les supermarchés à travers l'Europe, l'affaire ayant même atteint Hong Kong.

Aux Pays-Bas, plus de 250 élevages sont toujours à l'arrêt et au moins 3,2 millions de poules contaminées ont été abattues, a indiqué récemment à l'AFP Hennie de Haan, présidente de l'Association nationale des éleveurs de volaille NVP.

Deux Néerlandais gérants d'une société de désinfection soupçonnés d'avoir utilisé le fipronil frauduleusement dans les élevages, arrêtés le 10 août, ont été remis en liberté début octobre dans l'attente de leur procès.

La Haye, 20 oct 2017 (AFP)


Terre de Liens: 142 fermes et 376 emplois sauvés en 10 ans

En 10 ans d'existence, l'association Terre de Liens, qui rachète collectivement des terres agricoles pour permettre l'installation de jeunes, le plus souvent en agriculture biologique ou en circuit court, a acquis 142 fermes et 3.300 hectares dans toute la France, selon un bilan transmis à l'AFP.

Le bilan de la Foncière de Terre de Liens, fondée en 2007, inclut aussi la création de 376 emplois sur les fermes sauvées ou recrées grâce à l'épargne citoyenne, indique l'association qui lutte contre la pression foncière existant dans certaines régions, empêchant l'installation de jeunes et/ou de nouveaux exploitants.

L'argent vient de fonds d'investissement qui cherchent des produits solidaires non spéculatifs - l'épargne salariée par exemple - à hauteur de 30%, et pour les 70% restant d'épargne de particuliers désireux d'aider à préserver les terres agricoles face à la spéculation, explique Fabrice Ruffier, de Terre de Liens Midi Pyrénées.

Parmi les 142 fermes sauvées, on trouve plusieurs cas de fermes péri-urbaines (Les Jonquiers dans les Bouches du Rhône, les Baraques en Savoie), ou des fermes traditionnelles d'élevage comme La Gorronière dans la Mayenne, où Terre de Liens a acquis le foncier tandis que l'éleveur a investi dans les outils de travail.

Parfois l'association investit pour agrandir une exploitation trop petite, comme à Chalonne dans l'Isère.

L'investissement peut aussi servir à sanctuariser des points de captage d'eau, comme à Agy dans le Calvados, à redonner vie à des friches transformées en projet maraicher comme à Saint-Léger en Seine Maritime, ou à re-dynamiser une commune comme à Malhaussette dans la Lozère.

"Nous commençons à être connus et nous sommes de plus en plus sollicités, par des gens qui recherchent des terres, par des gens qui cherchent à en vendre, en louer ou même en donner" dit M. Ruffier, "ainsi que par des collectivités locales qui voudraient installer des maraîchers proche des zones urbaines".

"Nous décortiquons le projet, la motivation du porteur du projet, et surtout nous étudions la faisabilité du projet et l'adéquation avec la surface", explique-t-il.

Paris, 20 oct 2017 (AFP)


Chicago hebdo: une météo propice pèse sur le maïs et le soja

Les cours du maïs et du soja cotés à Chicago ont légèrement reculé cette semaine, pris en étau entre une météo propice aux récoltes et des signes de demande solide. Le blé s'est aussi replié.

"Après l'excitation liée à la diffusion du rapport mensuel du ministère américain de l'Agriculture sur l'offre et la demande dans le monde mi-octobre, le marché s'est un peu assoupi", souligne Bill Nelson de Doane Advisory Services.

Certes "la reprise d'annonces quotidiennes de nouvelles commandes pour le maïs et le soja a stimulé un peu les prix", indique-t-il.

Autre élément positif pour la demande: l'administration américaine a renoncé à modifier les textes obligeant les pétroliers à intégrer dans l'essence une certaine quantité de produits à base de maïs ou de soja.

Mais "le marché surveille aussi beaucoup le temps en Amérique du Sud en ce début de saison des semis et les inquiétudes qui planaient jusqu'à présent se dissipent un peu", ajoute M. Nelson.

Au Brésil notamment, des pluies sont tombées sur des zones qui souffraient de sécheresse.

"Il y a eu beaucoup de discussions parmi les courtiers au cours des dernières semaines sur la probabilité croissante de l'apparition du phénomène La Nina (cet hiver) pouvant affecter la production en Amérique du Sud", remarque par ailleurs Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors. "Ces discussions suivent leur cours, mais sont passées au second plan", ajoute-t-il.

Pendant ce temps-là aux Etats-Unis, le ciel s'est éclairci cette semaine, permettant aux agriculteurs de rattraper une partie de leur retard dans les moissons. L'arrivée en masse de soja et de maïs dans les silos pèse sur les prix.

"Même si le rapport entre les stocks de maïs et la demande se replie pour la deuxième année d'affilée, et que la moisson, réalisée à hauteur de 28% contre 47% en moyenne à cette période de l'année, est à la traîne, les investisseurs misant sur une hausse des prix ne montent pas au créneau", souligne M. Strickler. "C'est en grande partie dû au fait que les réserves de fin de campagne sont à leur plus haut niveau depuis 20 ans et que les exportations peinent à accélérer", analyse-t-il.

Du côté du blé, "le marché a bien montré quelques signes de vie récemment mais tout mouvement devrait rester limité", avance M. Strickler.

"Les réserves mondiales augmentent depuis cinq ans et sont à un niveau record". Dans le même temps, "les exportations américaines sont peu encourageantes", explique-t-il.

"Les Etats-Unis ont abandonné beaucoup de parts de marché cette année", renchérit M. Nelson. "La Russie, avec sa récolte abondante, domine le marché, ce qui est dommageable aussi bien pour les producteurs américains que français", remarque-t-il.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, évoluait vendredi en cours de séance à 3,4650 dollars contre 3,5275 dollars vendredi dernier à la clôture.

Le boisseau de blé pour décembre, là encore le contrat le plus échangé, se négociait à 4,3200 dollars contre 4,3950 dollars il y a une semaine.

Le boisseau de soja pour novembre, contrat le plus actif, cotait 9,8650 dollars contre 10,0025 dollars vendredi.

Chicago, 20 oct 2017 (AFP)


Demande de cacao en hausse aux Etats-Unis, le café et le sucre stables

Le cacao a repris des couleurs sur la semaine avec une légère reprise de la demande aux Etats-Unis, tandis que le café et le sucre se sont stabilisés sur des niveaux bas.

- La demande de cacao reprend aux Etats-Unis -

La tonne de cacao a atteint vendredi 1.615 livres sterling à Londres, à son plus haut niveau depuis deux mois et demi, touchant au même moment son plus haut depuis près de sept mois à 2.160 dollars à New York.

Alors que les prix ont chuté en 2016 après une récolte record, la demande montre des signes de reprise.

Jeudi, les marchés ont pris connaissance du rapport trimestriel de l'Association nationale des confiseurs américains (NCA) sur les broyeurs de cacao, dont l'activité a légèrement augmenté de 0,68% à 125.263 tonnes au troisième trimestre par rapport au troisième trimestre 2017, après avoir reculé au deuxième trimestre.

"Il y a un certain enthousiasme des acheteurs, mais les prix finissent toujours par redescendre sur des accès de prudence", ont prévenu les analystes de Sucden.

"Les données venues d'Europe ont également fait état d'une hausse de la demande la semaine dernière, mais la production mondiale s'annonce élevée", a également souligné Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group.

- Le café broie du noir -

Les cours du café ont évolué sans direction forte cette semaine, l'arabica touchant cependant son plus bas en quatre mois à 123 cents la livre à New York mardi.

"La vigueur du dollar a poussé les vendeurs à l'action alors que les marchés se préparent à une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed)", ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Si la Fed relève ses taux, cela rendra le dollar plus rémunérateur, ce qui pousse les cambistes à acheter des billets verts et rend la monnaie de référence de l'arabica plus chère et fait donc perdre du pouvoir d'achat aux investisseurs utilisant d'autres devises pour acheter ce type de café.

"Apparemment, les investisseurs font peu de cas des rapports d'industrie qui estiment possible un déficit de l'offre", ont ajouté les analystes de Commerzbank, qui expliquent ce scepticisme par le fait que "les plantations au Brésil et en Colombie ont augmenté ces dernières années, donc même une récolte plus faible n'aura pas d'effet trop négatif sur l'offre".

- Le sucre fait du surplace -

Les prix du sucre ont également évolué sans conviction.

"L'intérêt des investisseurs reste modéré avec un marché peu actif", a résumé Tom Kujawa, analyste chez Sucden.

"Le marché aurait besoin d'un signe que la demande est élevée", a jugé Jack Scoville, "mais c'est peu probable que cela se produise, surtout que la Chine a réduit ses importations. Les fondamentaux restent plombés par la récolte abondante qui s'annonce".

Le marché recule depuis le début de l'année alors que les investisseurs craignent une surabondance avec une rebond de la production indienne et un décollage du marché de l'Union européenne, dont le système régulateur de quotas a pris fin.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en janvier valait 1.969 dollars vendredi à 13H50 GMT, contre 1.999 dollars le vendredi précédent à 14H50 GMT mais pour le contrat de novembre. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en décembre valait 125,60 cents, contre 125,90 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en décembre valait 370,10 dollars, contre 370,80 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en mars valait 14,09 cents, contre 14,16 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en décembre valait 1.602 livres sterling, contre 1.565 livres sterling le vendredi précédent. A New York, la tonne pour livraison en décembre valait 2.147 dollars, contre 2.082 dollars sept jours plus tôt.

Londres, 20 oct 2017 (AFP)


Etats généraux de l'alimentation: quatre ONG de solidarité claquent la porte

Oxfam France, Action contre la Faim, le Secours Catholique Caritas et Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) ont claqué la porte vendredi des Etats généraux de l'alimentation, "déçues par le manque d'ambition du débat sur l'insécurité alimentaire internationale".

"Nous mettons en cause le manque d'ambition des propositions et dénonçons l'absence de tout débat de fond sur la solidarité internationale alors que la faim est remontée pour la première fois dans le monde depuis longtemps" a déclaré à l'AFP Clara Jamont, qui représentait Oxfam France à la réunion de l'atelier 12 des Etats généraux vendredi. Ces Etats généraux sont organisés par le gouvernement.

Les quatre ONG, soutenues par le CCFD-Terre solidaire, mettent particulièrement en cause "la cohérence" des politiques publiques françaises avec le "respect du droit à l'alimentation pour tous", et dénoncent la participation de la France dans la "Nouvelle alliance du G7 pour la sécurité alimentaire et la nutrition".

Cette initiative véhiculée par de grosses sociétés d'agrobusiness qui s'implantent en Afrique notamment, "met en péril les agricultures paysannes africaines et les droits des populations vulnérables", accusent les quatre ONG dans un communiqué commun.

"L'ordre du jour ne portait que sur la mise en place de colloques ou de sites web pour partager des expériences positives en termes d'investissement dans l'agriculture. C'est ahurissant que l'on ne parle ni de problème structurel ni des conséquences négatives des activités" des sociétés implantées en Afrique, notamment en matière de déforestation et d'accaparement des terres, a ajouté madame Jamont.

Lors de la journée internationale de l'alimentation des Nations unies, lundi 16 octobre, le Comité catholique contre la faim et pour le développement avait déjà accusé les Etats généraux de l'alimentation de "schizophrénie", en pointant des "objectifs divergents" entre la "conquête des marchés agricoles à l'international par les entreprises françaises" et "la politique de coopération pour la sécurité alimentaire mondiale".

Pendant les débats de l'atelier 12, vendredi après-midi, la fondation Avril et la fondation Credit Agricole Grameen devaient présenter leurs +actions positives", "mais les conséquences négatives de la spéculation du Crédit Agricole sur les matières premières agricoles" ne font pas partie du débat, a dénoncé madame Jamont.

im/ef/eb

CREDIT AGRICOLE

Paris, 20 oct 2017 (AFP)


 

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