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2017, 5e année la plus chaude en France et particulièrement sèche

L'année 2017 a été la cinquième la plus chaude depuis 1900 et a en plus été particulièrement sèche, a indiqué mardi Météo-France, mettant en avant le caractère "remarquable" de cette association chaleur et sécheresse.

Températures élevées associées à un fort déficit de précipitations font de 2017, "à l'instar de 2003, 2011 et 2015, une des années associant de manière remarquable chaleur et sécheresse sur la période 1959-2017", commente ainsi Météo-France dans son bilan climatique 2017.

La température moyenne annuelle de 13,4°C a dépassé la normale de 0,8°C, "plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes".

Février, mars et juin ont été "particulièrement chauds", avec des températures en moyenne plus de 2°C au-dessus des normales, et le printemps et l'été "ont même été les deuxièmes plus chauds jamais observés depuis 1900".

Plusieurs épisodes de fortes chaleur ont en particulier été observés pendant l'été. Une vague de chaleur "remarquable par sa précocité et son intensité" a ainsi touché tout le pays mi-juin, avec un 21 juin qui s'est avéré la journée la plus chaude de l'été (moyenne de 26,4°C). La Provence, la Côte d'Azur et la Corse ont subi une canicule fin juillet-début août, avec par exemple 43,1°C atteints le 5 août à Saint-Christol-lès-Alès (Gard).

En plus de cette chaleur, 2017 a été marquée par un fort déficit de précipitations sur une grande partie du pays. "En moyenne sur la France, le déficit a dépassé 10%, plaçant 2017 parmi les années les plus sèches sur la période 1959-2017", note Météo-France, qui souligne que ce déficit a dépassé 50% en avril et octobre.

Chaleur et déficit pluviométrique ont causé "une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle" sur le Sud-Est et en Corse. De mai à novembre, les précipitations ont ainsi été "quasi absentes sur les régions méditerranéennes".

Résultat, "en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur le Gard, la pluviométrie cumulée entre mai et novembre a été la plus faible sur la période 1959-2017 avec un déficit moyen de plus de 60%".

Malgré tout, autre événement marquant de 2017, la Corse a enregistré des pluies intenses et des neiges abondantes en janvier et février. L'île a connu pendant l'hiver 2016-2017 un "enneigement record" sur les reliefs.

L'ensoleillement a été de son côté conforme à la normale sur la majeure partie du pays. Le soleil a été particulièrement "généreux" en avril et octobre avec des records battus, notamment en octobre à Lyon (199 heures), à Bastia (247 heures) et Nice (263 heures).

Paris, 23 jan 2018 (AFP)


Le colza en très légère baisse, soutenu par le pétrole

Les prix du colza étaient en très légère baisse mardi après-midi, soutenus par la hausse des cours du pétrole.

Peu avant 14H30 (13H30 GMT) sur Euronext, la tonne de colza reculait de 75 centimes sur l'échéance de février, à 344 euros, et de 1,25 euro sur celle de mai, à 347,25 euros, pour environ 3.700 lots échangés.

Les prix du pétrole montaient encore en cours d'échanges européens alors que le Fonds monétaire international (FMI) a revu ses prévisions de croissance mondiale à la hausse, ce qui pourrait doper la demande de pétrole.

Sur le marché physique, les prix des tourteaux de soja grimpaient légèrement, tout comme les tourteaux de colza.

23 jan -- 22 jan 2017

============= Tourteaux ================

- Soja (pellets)

Montoir

   . 3 fév 2018              332 n -- 327 n
   . 6 mai 2018              330 n -- 327 n
   . 6 nov 2018/19           333 n -- 330 n

- Colza (pellets)

Montoir

   . mars-avr                217 n -- 216 n
   . mai-jui-juil             221 n -- 220 n 
   . aout-sept-oct 2018      214 n -- 213 n
   . nov-déc-jan 2018        225 n -- 224 n
   . fév-mars-avr 2018       231 n -- 230 n

- Tournesol (pellets)

Saint-Nazaire

   . mar-avr                 153 n -- 153 n
   . mai-jui-jul             157 n -- 157 n

========== Huiles ========

Soja (import)

Brest

   . jan 2018               687 n -- 687 n
   . fév 2018               686 n -- 685 n
   . mars/avr 2018          674 n -- 673 n
   . 6 mai 2018             661 n -- 660 n

n=nominal

Paris, 23 jan 2018 (AFP)


Les céréales à l'équilibre, grâce à l'accalmie monétaire

Les prix des céréales et notamment du blé évoluaient peu mardi après-midi, bénéficiant d'un retour à la stabilité de la parité euro/dollar.

Peu avant 14H00 (13H00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé regagnait 25 centimes d'euro sur l'échéance de mars, à 156 euros, et inversement reculait de 25 centimes sur celle de mai, à 158,50 euros, pour un peu plus de 9.000 lots échangés.

L'euro baissait un peu face à un dollar revigoré par le compromis budgétaire trouvé aux États-Unis la veille, mais restait toutefois à des niveaux très élevés, au-dessus de 1,22 dollar, ce qui demeure toujours pénalisant pour notre compétitivité à l'export, même si on assiste à un certain raffermissement des prix sur le bassin mer Noire, conséquence notamment d'une logistique qui se contracte avec la baisse des températures", notait le cabinet Agritel.

Pas d'inquiétude néanmoins sur l'état des cultures dans cette région.

Pas d'inquiétude non plus sur les semis en France, à en croire Philippe Pinta, président de l'AGPB (producteurs de blé), dont le congrès se réunit à Dijon les 31 janvier et 1er février prochains.

"Il pleut bien, à la bonne époque, ça va faire des réserves. On avait un déficit important (en eau dans les nappes phréatiques)", a commenté M. Pinta, interrogé mardi au sujet des fortes pluies qui s'abattent sur les champs de l'Hexagone depuis de longues semaines.

"Des blés sous l'eau, il y en a, mais d'abord dans les zones inondables. Aujourd'hui, ce n'est pas un sujet majeur. Le sujet majeur, ça aurait été novembre, décembre, janvier sans eau", a conclu M. Pinta.

La tonne de maïs, elle, était inchangée, tant sur mars à 152 euros la tonne, que sur juin à 158,75 euros, pour un peu plus de 160 lots échangés.

Paris, 23 jan 2018 (AFP)


Droit à l'erreur: amendement pour contraindre Lactalis à publier ses comptes

Des députés de plusieurs groupes ont déposé un amendement au projet de loi sur le droit à l'erreur pour sanctionner plus sévèrement les groupes agro-alimentaires, comme le géant du lait Lactalis, qui ne publient pas leurs comptes annuels.

Il s'agit d'un amendement au projet de loi sur le droit à l'erreur, examiné à partir de mardi dans l'hémicycle.

L'amendement, co-signé par des députés MoDem, UDI-Agir, socialistes, communistes, Insoumis et non-inscrits, propose de durcir les sanctions, prévues par la loi Sapin II, pour "les sociétés transformant des produits agricoles ou commercialisant des produits alimentaires manquant à leurs obligations en matière de dépôt de leurs comptes".

"La publicité des comptes revêt une importance particulière dans le secteur agricole et agro-alimentaire en raison d'une répartition très inégale de la valeur ajoutée. Cette question a été au coeur des discussions dans le cadre des États généraux de l'alimentation", soulignent les députés dans leur exposé des motifs.

Or, "certains acteurs de ce secteur continuent de manquer à leurs obligations, en raison notamment de sanctions particulièrement faibles", déplorent-ils.

Avant la loi Sapin II, toute infraction à l'obligation de déposer ses comptes ne pouvait être sanctionnée d'une amende de 1.500 euros, portée à 3.000 euros en cas de récidive.

"Afin de mettre un terme à la non-communication récurrente de leurs comptes annuels par les sociétés Bigard (numéro un de la viande) et Lactalis", la loi Sapin II a prévu que le président de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires puisse "saisir le président du tribunal de commerce afin que ce dernier adresse à la société une injonction de le faire à bref délai sous astreinte" (ne pouvant excéder 2% du chiffre d'affaires journalier moyen réalisé en France)

Jugeant ce dispositif insuffisant, l'amendement propose de le renforcer en supprimant l'intervention du président de l'observatoire et en confiant directement au président du tribunal de commerce la mission d'adresser à ces sociétés des injonctions sous astreinte.

Paris, 23 jan 2018 (AFP)


Compétitivité: les céréaliers ont besoin de 15 mds EUR pour moderniser leur filière

Les céréaliers français estiment à 15 milliards d'euros sur quinze ans le coût de la modernisation de leur filière afin de regagner de la compétitivité sur les marchés mondiaux, et appellent l'Etat à les "accompagner".

"15 milliards, c'est le coût du plan qui moderniserait l'agriculture céréalière", a indiqué mardi lors d'une conférence de presse à Paris Philippe Pinta, le président de l'AGPB (producteurs de blé), mettant en avant le "changement de paradigme" demandé aux céréaliers par l'Etat français en termes d'utilisation de produits phytosanitaires.

Les céréaliers, qui font face à une explosion de la production mondiale et à des prix mondiaux plus déprimés que jamais, espèrent également par ce biais retrouver une compétitivité qui leur permettrait de se rémunérer.

"Il faut que l'agriculteur qui vend du blé à 140 euros la tonne puisse dégager un revenu", a déclaré Philippe Pinta, selon lequel ce seuil se situe actuellement autour de 170 euros.

Selon lui, quelque 40% des cultivateurs de céréales français n'ont pas gagné d'argent en 2017, sur la dernière récolte, un chiffre conforme à la moyenne observée depuis 2013.

Paris, 23 jan 2018 (AFP)


Chicago: le blé avance sous l'effet de la sécheresse aux Etats-Unis

Le cours du blé a avancé lundi à Chicago alors que la sécheresse dans certaines zones des Etats-Unis suscitait toujours l'inquiétude. Le soja a également progressé tandis que le maïs a légèrement reculé.

Le +drought monitor+, un instrument qui mesure le niveau de sécheresse aux Etats-Unis, a montré vendredi que 44% du blé d'hiver poussant aux Etats-Unis a été touché par le temps sec, a noté la société CHS Hedging.

Cet indice a également montré "une propagation des conditions sèches dans la zone sud de la région des Plaines et dans la partie ouest de la +corn belt+", la zone où est cultivé une grande quantité de maïs américain, a commenté Dewey Strickler de Watch Market Advisors.

"Bien que le maïs ne soit pas encore semé à cette période de l'année, les investisseurs prennent cette information en considération", a-t-il ajouté.

Le maïs a toutefois été davantage affecté par "des mouvements de ventes techniques" selon CHS Hedging, avec une hausse du nombre d'investisseurs pariant sur un recul du cours.

Le cours du soja était quant à lui toujours soutenu par la météo en Argentine.

"Un temps sec est annoncé dans le pays durant les deux prochaines semaines", a indiqué Steve Georgy de la maison de courtage Allendale.

Le cours de l'oléagineux a ainsi terminé sa sixième séance de hausse consécutive après avoir progressé de 1,74% la semaine dernière.

Facteur de hausse des cours, le dollar poursuivait son recul face à un panier de devises concurrentes, proche de son plus bas en trois ans.

La faiblesse du dollar "soutient un peu la production américaine bien que les exportations peinent à se renforcer", a commenté M. Strickler.

Une baisse de la devise américaine, et par effet d'entraînement une hausse du pouvoir d'achat des investisseurs munis d'autres devises, est supposée donner un coup d'accélérateur aux ventes en provenance des Etats-Unis.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a terminé lundi à 3,5200 dollars contre 3,5250 dollars vendredi à la clôture.

Le boisseau de blé pour mars, également le contrat le plus échangé, a fini à 4,2575 dollars contre 4,2275 dollars vendredi.

Le boisseau de soja pour mars, contrat le plus actif, a clôturé à 9,8425 dollars contre 9,7725 dollars vendredi.

Chicago, 22 jan 2018 (AFP)


Emissions de gaz à effet de serre: la France a raté ses objectifs en 2016

La France n'a pas tenu ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre en 2016, selon le premier bilan provisoire publié lundi par le ministère de la Transition écologique, des résultats qui "appellent à une réaction", indique le ministère.

Après avoir atteint "sans marge" son objectif de 2015, la France a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6% de plus que ce qui était prévu, le dérapage venant essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment.

Cet écart s'explique essentiellement par des éléments conjoncturels, comme le faible prix des produits pétroliers "qui incite à la consommation", et l'indisponibilité de certaines centrales nucléaires "qui a provoqué un recours accru aux centrales" fonctionnant à base d'énergies fossiles comme le charbon ou le gaz, selon le document mis en ligne par le ministère.

Toutefois, "certains indicateurs sectoriels s'écartent dès 2015 de la trajectoire", notamment dans le bâtiment et les transports, relève-t-il.

Il s'agit du "premier écart à la trajectoire", définie dans la Stratégie nationale bas carbone, qui fixe chaque année un "budget carbone" à respecter afin d'atteindre une baisse de 27% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2028 par rapport à 2013, et -75% d'ici 2050.

Ces résultats impliquent que la France "ne peut pas avoir un regard prétentieux" vis-à-vis du reste du monde, a estimé le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions", a-t-il noté lundi lors de ses voeux à la presse.

"Un renforcement des actions apparaît donc nécessaire pour rester en phase avec nos objectifs" et compenser la "sur-émission de 2016", indique le ministère.

Les émissions de gaz à effet de serre françaises proviennent essentiellement des transports (29%), de l'agriculture (20%) et du bâtiment (19%), et tous ont engendré plus d'émissions que ce qu'ils auraient dû.

La palme revient au secteur du bâtiment, dont les émissions ont dérapé de 11%, les ménages ayant eu plus recours aux énergies carbonées pour chauffer leurs logements.

Dans les transports, les émissions sont 6% supérieures à ce qui était attendu, et 3% trop élevées dans l'agriculture.

A l'inverse, celles issues de l'industrie sont globalement conformes aux attentes, tandis que celles venues de l'énergie et des déchets sont inférieures au plafond prévu.

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


Bouchons et tonneaux: c.a. en hausse de 11,8% au 3T pour Oeneo

Le fabricant de bouchons et tonneaux Oeneo, basé à Bordeaux, a annoncé lundi une hausse de 11,8% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre de son exercice 2017/2018, à 61,5 millions d'euros, "confirmant la dynamique affichée depuis le début de l'exercice".

Sur les neuf mois achevés fin décembre, le chiffre d'affaires du groupe français s'élève ainsi à 197,2 millions d'euros, contre 182,7 millions un an auparavant, soit une hausse de 7,9%, indique son communiqué.

Sur les deux divisions du groupe, c'est le bouchage qui progresse le plus au troisième trimestre, avec une hausse de 17,6% du chiffre d'affaires à 42,3 millions d'euros, alors que l'activité élevage (tonneaux) est plus stable (+0,9% sur le trimestre à 19,2 millions d'euros).

Le groupe l'explique par la "très bonne activité" de la gamme de bouchons Diam ainsi qu'à la "croissance" des autres bouchons technologiques (gamme Pietec de Piedade), qui compensent "largement la baisse anticipée des bouchons à moindre valeur ajoutée".

Pour la fin de l'exercice, il prévoit que les ventes restent "bien orientées", mais met en garde contre "l'effet décalé de la faible récolte" viticole mondiale de 2017, qui forcément débouchera sur une réduction du nombre de bouteilles et donc de bouchons nécessaires sur le marché.

Côté tonneaux, le groupe souligne de "belles croissances en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu'en Asie" au troisième trimestre et se rassure avec la quasi stabilité du chiffre d'affaires sur neuf mois (-0,1% à 68,3 millions d'euros), "conforme" à ses objectifs, en soulignant qu'elle démontre la "capacité de résilience" du groupe "dans un bas de cycle en termes de production de vin mondiale".

Le groupe publiera son chiffre d'affaires annuel le 2 mai.

im/soe/pb

OENEO

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


France: Barilla et General Mills déplorent le climat des négociations commerciales (ministre)

Les géants mondiaux de l'agroalimentaire, Barilla et General Mills, déplorent le difficile climat des négociations commerciales avec la grande distribution française, a indiqué à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, à l'issue d'une rencontre avec eux.

"Barilla est une entreprise qui a beaucoup investi en France, notamment à Châteauroux avec l'entreprise de viennoiserie Harrys. L'entreprise a fait beaucoup d'efforts pour diminuer la part de certains produits inclus dans les recettes, comme l'huile de palme, et elle souhaite que ces investissements soient récompensés en ayant de la visibilité" sur les prix aux consommateurs, a expliqué le ministre.

Ces industriels ont déploré la longueur de ces négociations commerciales qui "en France commencent en octobre, s'arrêtent fin février, mais reprennent en mars", rapporte-t-il, ce qui contraste avec l'Allemagne où elles n'ont lieu qu'une fois par an.

Barilla et General Mills "ont été très satisfaits de la signature de la Charte" par les grandes enseignes qui s'engageaient ainsi à anticiper les principes de la future loi et à les respecter dès cette année, a-t-il dit.

Les deux groupes attendent maintenant "avec impatience" le projet de loi que le ministre va présenter mercredi 31 janvier au Conseil des ministres, a-t-il assuré.

Pour General Mills, "la France est un pays important en terme de fourniture de matière première et (ses dirigeants) attendent que l'Etat puisse les accompagner à travers cette nouvelle loi ainsi que le Programme national nutrition santé (PNNS)", a ajouté le ministre.

General Mills a annoncé lundi un investissement de 17 millions d'euros dans l'usine Häagen-Dazs à Arras, quant à Barilla, elle prévoit 1,5 milliard d'euros d'investissements en Europe dans les prochaines années, et "nous souhaitons qu'ils fassent des investissements en France", a dit M. Travert.

Le projet de loi issu du travail des Etats généraux de l'alimentation doit notamment relever le seuil des reventes à perte et encadrer les promotions.

etr/ef/pb

GENERAL MILLS

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


Négoce agricole: Louis Dreyfus teste la blockchain pour une livraison de soja vers la Chine

Le groupe de négoce Louis Dreyfus Company a réalisé la première livraison de matières premières agricoles utilisant la technologie blockchain, en partenariat avec la banque française Société Générale et les deux néerlandaises ABN Amro et ING, selon un communiqué publié lundi.

Un test grandeur nature a été mené en novembre-décembre 2017 sur une cargaison de soja entre les Etats-Unis et la Chine, vendue par Louis Dreyfus au groupe chinois Shandong Bohi Industry, a précisé une porte-parole de Société Générale.

Il s'agit de la "première" utilisation de la Blockchain dans le négoce international de matières premières agricoles, précise un communiqué commun de Louis Dreyfus et des banques.

Au lieu du suivi de livraison sur papiers, qui est encore le commun du négoce agricole international, très fragmenté, l'ensemble du processus a été suivi et sécurisé via une plateforme informatique commune ("Easy Trading Connect 2", ETC) dérivée de celle qui avait été mise sur pied pour pour le marché pétrolier en février 2017, où Société Générale était également partenaire.

Le blockchain est la technologie derrière la crypto-monnaie bitcoin. Cette technologie utilise des blocs de transactions codés et authentifiés s'ajoutant les uns aux autres et se présente sous la forme d'un grand registre public réputé infalsifiable, car toute modification d'information doit être simultanément faite chez tous les utilisateurs.

En l'occurrence, la lettre de crédit, le contrat achat/vente, ainsi que la réconciliation des données sur la vérification des volumes et prix après transfert peuvent être suivis et validés en direct par tous les acteurs de la transaction, y compris le ministère américain de l'Agriculture (USDA) pour les certificats phytosanitaires. Les ports et les douanes n'étaient pas concernés dans la première transaction, a précisé Louis Dreyfus.

"Le temps passé à vérifier les documents et les données s'est réduit à quelques minutes contre quelques heures auparavant", a ajouté Louis Dreyfus.

La première préoccupation des acteurs est d'augmenter "l'efficacité, la rapidité et la sécurité" des transactions et de réduire le risque de fraude, a indiqué une porte-parole de Société Générale.

"Des discussions vont avoir lieu pendant les prochaines semaines" pour voir quelle suite donner à l'expérience, a indiqué la même source.

"Une chose est sûre, la révolution informatique transforme le secteur des commodités agricoles" a dit Gonzalo Ramirez Martiarena, PDG de Louis Dreyfus Company, cité dans le communiqué.

im-jld/soe/pb

ING GROEP

SOCIETE GENERALE

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


Avec Bioverativ, Sanofi devient un leader mondial dans l'hémophilie

Le géant pharmaceutique français Sanofi va considérablement se renforcer dans les maladies rares avec l'OPA amicale annoncée lundi sur la biotech américaine Bioverativ, spécialisée dans les traitements contre l'hémophilie, pour environ 11,6 milliards de dollars, sa plus importante acquisition depuis 2011.

Selon un accord définitif avec cette biotech basée près de Boston (est), Sanofi offre 105 dollars par action, une prime de 64% sur le cours de clôture de vendredi, réalisant ainsi sa plus grosse acquisition depuis Genzyme, autre biotech américaine spécialisée dans les maladies rares, achetée 20 milliards de dollars en avril 2011.

L'offre publique d'achat devrait débuter en février et être finalisée trois mois plus tard, a précisé le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, lors d'une conférence avec des analystes.

En 2016, Sanofi avait procédé à un échange d'actifs géant avec Boehringer Ingelheim, auquel il a cédé sa division de santé animale Merial contre l'activité de médecine grand public du laboratoire allemand. Mais au-delà de cet échange, Sanofi cherchait aussi à effectuer une méga-acquisition dans l'un de ses autres domaines de prédilection, alors que son ancienne locomotive, l'activité diabète, est en déclin, et que le groupe a pris du retard dans l'immuno-oncologie.

Le groupe français n'était cependant pas parvenu à racheter la biotech américaine Medivation en 2016, spécialisée dans l'immuno-oncologie et finalement tombée dans l'escarcelle de Pfizer pour près de 14 milliards de dollars, ni la biotech suisse Actelion (maladies rares), raflée pour 30 milliards de dollars par Johnson and Johnson.

Mais avec Bioverativ, Sanofi pourrait considérablement redorer son blason. "Il y a une véritable logique à cette acquisition", a commenté lundi le directeur général Olivier Brandicourt: "Il suffit de regarder les chiffres".

- Opération "logique, mais onéreuse" -

L'hémophilie, un trouble grave de la coagulation sanguine, est la plus fréquente des maladies rares. Cette affection hémorragique représente un marché mondial d'environ 10 milliards de dollars par an, et qui devrait enregistrer une croissance de plus de 7% par an jusqu'en 2022, selon des études prospectives citées par Sanofi.

Bioverativ est un leader mondial du segment, avec deux traitements innovants déjà commercialisés, des protéines de fusion recombinante pour permettre la coagulation: Eloctate pour l'hémophilie de type A et Alprolix pour celle de type B.

Cette ancienne division de l'américain Biogen a généré en 2016 847 millions de dollars de ventes et 41 millions de dollars de redevances (elle a le laboratoire suédois Sobi comme distributeur de ses deux traitements dans l'Union européenne notamment). Son chiffre d'affaires 2017 est estimé à 1,17 milliard de dollars, a précisé M. Brandicourt.

Son rachat devrait entraîner une augmentation du bénéfice net par action de Sanofi dès l'exercice 2018 et de "jusqu'à 5% pour l'exercice 2019", prévoit le groupe français, qui a de son côté publié en 2016 un chiffre d'affaires de 33,8 milliards d'euros.

Sanofi prévoit de financer cette opération pour moitié en puisant dans sa trésorerie et le reste par l'emprunt, mais table sur un retour sur capitaux investis supérieur au coût du capital dans un délai de trois ans.

Le coût de cette transaction a toutefois déplu aux investisseurs: l'action Sanofi a terminé lundi en net repli de 2,91% à 70,83 euros, tandis que le CAC 40 a fini dans le vert (+0,28%).

C'est une opération "logique, mais onéreuse", ont tranché les analystes de Jefferies dans une note, estimant par ailleurs que le potentiel de croissance de Bioverativ était "limité" à moyen terme, sur fond d'une concurrence élevée sur le segment.

Le géant suisse Roche a notamment obtenu en novembre dernier l'autorisation de commercialiser aux Etats-Unis Hemlibra, un autre traitement innovant contre l'hémophilie de type A, tandis que l'irlandais Shire ou le danois Novo Nordisk sont déjà des piliers du secteur.

Bioverativ dispose d'autres traitements en développement dans l'hémophilie et d'autres troubles hématologiques, mais un seul d'entre eux est actuellement en phase III (dernière étape clinique avant éventuelle commercialisation).

Sanofi pour sa part a acquis début janvier les droits mondiaux de fitusiran, un traitement novateur contre l'hémophilie, auprès d'une autre biotech américaine partenaire, Alnylam. Les essais de phase III sur le fitusiran doivent reprendre ce trimestre, selon Sanofi.

Le géant pharmaceutique français ne renonce pas pour autant à d'autres grandes acquisitions pour rattraper son retard dans l'immuno-oncologie. Lundi, ses dirigeants ont souligné que le groupe avait encore la capacité financière de mener des achats de même ampleur, notamment dans ce domaine toujours prioritaire pour le groupe.

pan-etb/soe/gib

ACTELION

SHIRE

PFIZER

BIOGEN

NOVO NORDISK

SANOFI

JEFFERIES GROUP

JOHNSON & JOHNSON

ALNYLAM PHARMACEUTICALS

ROCHE HOLDING

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


NDDL: Opération nettoyage de "la route des chicanes" amorcée, les médias écartés

L'opération de nettoyage de la route d'accès à la ZAD, baptisée "route des chicanes", réclamée par le gouvernement après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a été amorcée lundi matin, loin du regard des journalistes, tenus à l'écart.

Alors que de nombreux volontaires affluent vers le site de nettoyage en réponse à l'appel lancé par les militants antiaéroport samedi, les accès à la "route des chicanes" sont tenus lundi par quelques zadistes, filtrant les arrivées, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon des élus écologistes, ils étaient 400 ce matin pour participer au nettoyage. "Le tri sélectif fonctionne à fond: il y a une benne de bois, une de béton, une benne de pneus, une de chicanes. Les cabanes ont commencé à être démontées, une première caravane a été vidée totalement", a décrit Pascale Chiron, élue EELV de Nantes, qui précise qu'il a été demandé aux volontaires de revenir mardi pour continuer le nettoyage.

Selon Jean-Paul Naud, maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, le nettoyage nécessitera "trois jours complets". "Il faut montrer sur cette première étape (la réouverture de la D281) qu'on est capables de s'entendre, de discuter ensemble", a-t-il souligné. "Après il y a la réfection complète de la voirie, la signalisation".

La route D821 a été fermée en 2013 par les autorités. Elle a été ensuite livrée aux ronces, obstruée par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

Pour Françoise Verchère, coprésidente du collectif Cedpa, dont l'avenir est en discussion, "cette route, elle est symbolique" et son interdiction par des chicanes "a été faite à un moment de lutte très forte pour empêcher la destruction du bocage".

Des agriculteurs avec leurs tracteurs, souvent munis de remorques et de bennes, ont débuté le déblaiement. L'un d'entre eux, de la cabine de son "tracteur vigilant", explique: "On nettoie ce qu'on a été obligés de mettre en place pour arriver à nos fins".

De nombreux habitants des environs et des soutiens des opposants à l'aéroport se sont rendus également à pied vers le lieu de rendez-vous, transportant pelles et sacs poubelles, comme Alain, un riverain, bonnet sur la tête et pelle en main, "par solidarité et par volonté d'apaisement".

Un cortège en permanence sollicité par les caméras et micros des journalistes, parqués à l'entrée du site, dans un climat assez tendu, sous la bruine et le vent.

Le projet d'aéroport "n'a plus lieu d'être, donc il faut nettoyer. Y'a du boulot", souligne Madeleine, habitante de Fay-de-Bretagne, "souvent passée" sur cette départementale.

- Menace de fermeture -

"Il y a du travail", admet Vincent Delabouglise, membre du collectif d'organisations agricoles Copain 44. "C'est une opération collective. On a décidé de ne pas communiquer là-dessus, on vous demande de respecter ça", justifie-t-il. "Dès que les travaux seront finis ou bien avancés, on convoquera une conférence de presse".

"Pour que tou-te-s puissent y circuler tranquillement, il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos ami-e-s tritons, salamandres et autres habitant-e-s du bocage", avait prévenu samedi dans un communiqué l'Acipa, les opposants historiques.

Le gouvernement a sommé les opposants de rendre les routes bloquées à la libre circulation d'ici la fin de cette semaine, faute de quoi les forces de l'ordre s'en chargeraient.

La décision de la rendre aux automobilistes a fait débat au sein du mouvement hétérogène des antiaéroport, les militants les plus radicaux voulant la maintenir sous leur contrôle.

En invitant ses sympathisants à lever les obstacles jonchant la route, l'Acipa n'a toutefois pas exclu de la refermer "si des menaces d'expulsion venaient à se concrétiser" contre les occupants de la ZAD.

La "route des chicanes" libérée, les discussions s'annoncent plus longues sur le devenir des terres de la zone, notamment sur les "5/600 hectares" selon le maire de la commune (sur 1.650), où les zadistes ont lancé des projets agricoles.

Édouard Philippe a donné aux occupants illégaux jusqu'au 30 mars, fin de la trêve hivernale, pour évacuer les lieux. Les occupants se disent "prêts à négocier", mais refusent toute "expulsion".

Notre-Dame-des-Landes (France), 22 jan 2018 (AFP)


Le blé et le maïs se maintiennent dans un marché peu actif

Les cours du blé et du maïs affichaient une timide progression lundi en milieu de journée sur le marché européen des céréales, encouragés notamment par des perspectives potentiellement baissières pour l'euro face au dollar.

L'euro s'appréciait lundi matin face au dollar, mais le marché est fixé sur la réunion jeudi de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

Un commentaire d'analyste donnait le ton en estimant que l'euro peinait à s'apprécier car les "opérateurs de marché se rendent compte que la probabilité de voir Mario Draghi tenter de dissuader (les cambistes de continuer à acheter la devise en masse, ndlr) continue de grimper".

Sinon peu de changements sur les fondamentaux du marché des céréales qui "demeure dans l'ensemble lourd" à cette période de l'année "avec un manque de compétitivité à l'export" du blé français, souligne le cabinet Agritel.

Le marché suit notamment les caprices de l'hiver dans les grandes régions exportatrices de blé autour de la mer Noire, où le froid s'intensifie, avec des températures pouvant descendre autour de -15 degrés celsius, ajoute Agritel.

Intercourtage signale que 10% à 20% des cultures d'hiver en Ukraine sont dans de mauvaises conditions dans l'est du pays en raison du froid.

Peu avant 12H30 (11H30), sur Euronext, la tonne de blé gagnait 25 centimes d'euros sur l'échéance de mars, à 155,50 euros, et 25 centimes sur celle de mai, à 158,50 euros, pour moins de 3.500 lots échangés.

A la même heure, la tonne de maïs gagnait 50 centimes d'euros sur le contrat de mars, à 152,50 euros, et perdait 25 centimes sur l'échéance de juin, à 159 euros, pour 400 lots échangés.

im/soe/mcj

EURONEXT

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


Le colza retrouve des couleurs grâce au soja

Les prix du colza européen étaient en hausse lundi en milieu de journée, entraînés par la hausse des cours du soja suite à une sécheresse en Argentine.

Le déficit hydrique persistant en Argentine anime un peu le marché et devrait soutenir les cours du colza en ce début de semaine, à la faveur également d'un léger rebond de l'huile de palme, indique le cabinet Agritel dans une note.

Au Brésil, les récoltes de soja sont par contre retardées à cause de l'humidité, notamment dans l'état du Mato Grosso, où au 19 janvier seulement 3,29% des surfaces étaient récoltées, contre 11,49% l'an passé à la même date et 7,17% sur la moyenne de ces 5 dernières années.

Vers 12H00 (11H00 GMT) sur Euronext, la tonne de colza gagnait 2 euros sur l'échéance de février, à 347,50 euros, et 1,75 euro sur celle de mai à 351 euros, pour moins de 1.500 lots échangés.

Sur le marché physique, les prix des tourteaux de colza et de soja étaient en hausse, comme les huiles de soja.

etr/soe//mcj

EURONEXT

Paris, 22 jan 2018 (AFP)


NDDL: les opposants se préparent à libérer la route "des chicanes"

Les opposants à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, soulagés et fiers d'avoir obtenu l'abandon du projet, se préparaient à libérer lundi la "route des chicanes", première étape sur la voie du rétablissement de l'autorité de l'Etat dans la ZAD.

Dès samedi après-midi, des jeunes équipés de sacs se sont retrouvés sur cette "zone d'aménagement différé" (terme des autorités) ou "zone à défendre" (pour les paysans et les altermondialistes) afin de participer à l'opération, selon une journaliste de l'AFP.

Ils répondaient à un appel de l'Acipa, association d'opposants institutionnels qui a invité ses adhérents et sympathisants "à venir lundi 22 janvier, dès 10h au +Lama Faché+ autour d'un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes".

Avec cette décision, fruit d'une médiation avec les autorités, les forces de l'ordre n'auront pas à intervenir.

Le Premier ministre Édouard Philippe a sommé mercredi les opposants de rendre les routes bloquées "à la libre circulation de tous", faute de quoi les forces de l'ordre "procéderont aux opérations nécessaires".

Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler "tranquillement" sur la route, "il y aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage", annonce l'Acipa en appelant à un rassemblement "avec pique-nique, pelles, gants, fourches, grands sacs de ferme et volonté".

La route D 821 a été fermée en 2013 par les autorités. Elle a été ensuite livrée aux ronces, obstruée par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

La décision de la rendre aux automobilistes a fait débat au sein du mouvement hétérogène des anti-aéroport, les militants les plus radicaux voulant la maintenir sous leur contrôle.

"Prendre cette décision, c'est sûr, n'a pas été facile et ce n'est pas seulement de gaîté de coeur que nous voulons transformer cette route" mais "c'est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre +nous+, sans la presse", écrit l'Acipa.

Pour l'association, "cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c'est tous ensemble que nous mettons en oeuvre son usage partagé, puisqu'il n'y aura pas d'aéroport". Elle a salué comme "une "formidable victoire" et "un signe fort pour toutes les autres luttes" l'abandon du projet d'aéroport.

- Occupation désormais 'injustifiable' -

Avant même l'annonce du Premier ministre et alors que la décision d'abandon du projet se dessinait, des associations ayant soutenu le mouvement anti-aéroport ont pris leurs distances avec les radicaux.

"Nous savons tous que l'image de cette route est très facilement, trop facilement, utilisée par la propagande contre la ZAD" mais "l'occupation de la route ne sera plus justifiée, ni justifiable, s'il y a abandon du projet", ont plaidé ces associations.

"Nous sommes persuadés que très peu d'entre nous viendraient défendre cette route si par malheur le mouvement ne parvenait pas à la rendre libre collectivement et de manière concertée, laissant alors à l'État l'occasion d'une intervention policière", ont-elles ajouté.

En invitant ses sympathisants à lever les obstacles jonchant la route, l'Acipa n'a toutefois pas exclu de la refermer "si des menaces d'expulsion venaient à se concrétiser" contre les occupants de la ZAD.

La route "des chicanes" libérée, les discussions s'annoncent plus longues sur le devenir des terres de la zone, notamment sur les "5/600 hectares" selon le maire (sur 1.650), où les zadistes ont lancé des projets agricoles.

Édouard Philippe a donné jusqu'au 30 mars, fin de la trêve hivernale, pour évacuer les lieux. Les occupants se disent "prêts à négocier" mais refusent toute "expulsion".

"Tous ceux qui ne seront pas détenteurs d'un titre de propriété pour leur terrain à la fin de la trêve hivernale devront être partis", a répondu samedi le porte-parole du gouvernement à Ouest France.

"S'ils ne sont pas partis au 31 mars, ils seront expulsés", a-t-il insisté.

Nantes, 22 jan 2018 (AFP)


 

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