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Pro et anti-Ceta se font entendre à la veille de son entrée en vigueur

Plusieurs organisations défavorables au Ceta, le traité de libre-échange UE-Canada, ont lancé mercredi une dernière offensive avant son entrée en vigueur provisoire jeudi, tandis que les responsables européen et canadien du Commerce le défendaient dans la presse.

Les opposants au traité devaient présenter un rapport critique lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, en présence de députés des trois groupes de gauche - communiste, insoumis pro-Mélenchon et socialiste.

"Les organisations associatives, environnementales, syndicales et politiques demandent solennellement la suspension de l'application provisoire du Ceta et une réelle consultation des citoyens, à travers un référendum", conclut ce rapport auquel ont notamment participé les altermondialistes d'Attac, le collectif très à gauche des Economistes atterrés et l'ONG de défense des consommateurs Foodwatch.

Le gouvernement français a confirmé la semaine dernière que l'essentiel du Ceta entrerait bien en vigueur comme prévu le 21 septembre, tout en reprenant à son compte des critiques émises par une commission mandée au début de l'été par le Premier ministre, Edouard Philippe.

L'essentiel du Ceta doit donc devenir effectif jeudi en attendant l'approbation par les Parlements des membres de l'UE, alors qu'il cristallise beaucoup de craintes traditionnelles des opposants au libre-échange, notamment une concurrence accrue entre secteurs agricoles et un affaiblissement des normes sanitaires et environnementales.

Le rapport publié mercredi par les opposants au Ceta reprend ces critiques en trois volets: les conséquences supposées sur l'alimentation et la santé, les risques pour l'environnement et les effets sur l'économie.

"Il est impossible de conclure, comme le font certains économistes et la Commission européenne, que l'impact macroéconomique du Ceta sera favorable", assure le rapport sur ce dernier plan, reconnaissant obéir à "une inspiration keynésienne" jugée "plus réaliste".

Mais ce sont bien des baisses de prix pour le consommateur et des ouvertures commerciales pour les petites entreprises qu'ont promis Cecilia Malmström, commissaire européenne pour le Commerce, et François-Philippe Champagne, son homologue canadien, dans une tribune publiée mercredi dans le Figaro.

"La poursuite de politiques protectionnistes ou l'érection de barrières entre nous n'auraient que des effets catastrophiques sur nos économies", ont-ils assuré. "Le repli sur nous-mêmes n'est en aucun cas la bonne réponse."

Paris, 20 sept 2017 (AFP)


Le colza à l'équilibre, soutenu par le pétrole

Les prix du colza étaient à l'équilibre, mercredi à la mi-journée, soutenus par les cours du pétrole en légère hausse.

Peu avant 13H30 (GMT) sur Euronext, la tonne de colza était inchangée sur novembre à 366 euros et progressait de 50 centimes d'euro sur février à 368,50 euros, dans un volume d'échanges très faible de moins de 1.000 lots.

Les prix du pétrole montaient un peu mercredi, en cours d'échanges européens, dans un marché prudent avant la publication des données hebdomadaires sur les réserves d'or noir aux États-Unis, une donnée de nature à soutenir les cours du colza, très utilisé dans la fabrication de biodiesel.

Sur le marché physique, les tourteaux de soja étaient légèrement orientés à la baisse, contrairement aux huiles.

Paris, 20 sept 2017 (AFP)


Le blé évolue peu, dans un marché très calme

Les prix du blé étaient relativement stables, mercredi à la mi-journée, dans un marché très calme.

Vers 13H00 (11H00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé regagnait 50 centimes d'euro sur décembre à 162,50 euros et 50 centimes également sur mars à 168 euros, dans un volume d'échanges très faible de 6.500 lots à peine.

Les autorités égyptiennes ont, comme atttendu, acheté quelque 175.000 tonnes de blé russe.

"Les propositions roumaines et françaises étaient bien au-dessus des prix des offres russes", souligne le cabinet Agritel, qui ajoute toutefois que les intervenants retiennent de cet appel d'offres la hausse des prix proposés des origines russes par rapport aux derniers appels d'offres.

Parmi les facteurs baissiers, l'euro gagnait du terrain mercredi face à un dollar sous pression avant une décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) à l'issue de deux jours de réunion monétaire.

La tonne de maïs, elle, était d'ailleurs dans le rouge, alors que les récoltes ont démarré également aux Etats-Unis, reculant de 50 centimes d'euro sur novembre à 155,75 euros et sur janvier à 160,75 euros.

Paris, 20 sept 2017 (AFP)


Des légumes issus de semences paysannes vendus chez Carrefour

Deux groupements de producteurs bretons ont passé un contrat avec Carrefour qui va distribuer à partir de mercredi leurs légumes issus de semences paysannes dans une quarantaine de magasins en Ile-de-France et en Bretagne.

Les semences paysannes sont des semences que les agriculteurs sélectionnent eux mêmes et cultivent d'une année sur l'autre. Au contraire des hybrides fabriqués par les semenciers, les semences paysannes sont peu stables et peu homogènes, ce qui leur interdit l'entrée au catalogue officiel des espèces et variétés.

L'intérêt de ces oignons roses d'Armorique, artichauts Camus du Léon, butternut Kouign Amann, ou rhubarbes acidulées de Bretagne, qui seront vendus en grande distribution pour la première fois, est qu'ils présentent un maximum de variabilité, leur permettant de s'adapter à des conditions naturelles changeantes.

"En 2000, on s'est rendu compte que parmi les graines qui nous étaient vendues en bio certaines étaient manipulées: on introduisait une part de radis dans le chou et le brocolis. Nous avons alors commencé à faire de la sélection participative, à partir de semences qui étaient dans les congélateurs de l'Inra ou chez des particuliers", explique René Léa, maraîcher bio dans le Nord Finistère et président de Kaol Kozh.

Quand Carrefour a contacté les groupements de producteurs bretons Kaol Kozh et APFLBB pour distribuer ces légumes, les agriculteurs ont négocié des accords contractuels sur 5 ans, et un engagement sur les prix et les volumes.

En effet, le coût de revient de ces légumes issus de semences paysannes peut être supérieur de 30% à des légumes issus du catalogue, notamment parce qu'ils ne murissent pas tous en même temps et qu'il faut plusieurs passages dans les champs pour les récolter, selon M. Léa.

"Dans le cadre de ce partenariat, nous allons les aider à développer leurs variétés pour offrir un choix plus large aux clients", ajoute Philippe Bernard, directeur des relations monde agricole chez Carrefour.

- Semenciers mécontents -

La Fondation Carrefour accompagnera ainsi les producteurs dans la mise en place d'une Maison des graines des paysans dédiée à la recherche sur les espèces potagères et à l'amélioration des techniques de production de semences.

Le géant de la distribution a également mis en ligne une pétition sur carrefour.fr et Change.org pour qu'un paysan qui produit ses propres semences puisse les vendre en vente directe, alors qu'aujourd'hui il a uniquement le droit des les échanger, mais également que ces semences soient distribuées par les semenciers.

"Cette initiative de Carrefour est la bienvenue", a indiqué à l'AFP Guy Kastler, membre fondateur de la Confédération paysanne et coordinateur du réseau Semences Paysannes jusqu'en 2016, en soulignant l'importance "qu'un opérateur économique autre que les syndicats et les associations se bouge" pour les semences paysannes.

Le Gnis, qui représente les semenciers, a par contre déploré que cette campagne de Carrefour "vise à faire croire que le manque de diversité de nos assiettes viendrait des semences", alors que "les sélectionneurs publics et privés sont impliqués dans la préservation de la biodiversité".

"Chaque année les 3.200 variétés de légumes déjà en vente, s'enrichissent de plus de 150 variétés nouvelles". De nouvelles variétés qui "résistent mieux aux maladies et aux parasites pour qu'on puisse limiter ou se passer de produits phytosanitaires", assure le Gnis.

etr/ef/spi

CARREFOUR

Paris, 20 sept 2017 (AFP)


Space de Rennes: fréquentation en hausse de 12% en 2017

La 31e édition du Salon international des productions animales (Space) de Rennes, qui s'est tenue du 12 au 15 septembre, a connu une hausse de fréquentation de 12%, s'est félicitée l'organisation dans un communiqué de presse.

"Cette édition a connu une très belle fréquentation avec 114.653 visiteurs, dont 14.029 internationaux de 128 pays, soit une progression de 12% du visitorat total par rapport à 2016", soulignent les organisateurs.

"Nous avons même connu une journée d'affluence record historique le jeudi, avec plus de 38.000 visiteurs", ajoutent-ils.

Les organisateurs soulignent qu'il s'agit d'une "très belle édition" après une légère baisse de fréquentation en 2016.

"La confiance des acteurs de l'élevage dans le Space s'est donc exprimée très fortement pendant ces quatre jours et lui donne un nouvel élan pour ses 30 ans", concluent-ils.

La 32e édition du Space se tiendra du mardi 11 au vendredi 14 septembre 2018.

Rennes, 20 sept 2017 (AFP)


Chicago: le blé américain pâtit de la concurrence russe

Les cours du blé coté à Chicago ont pâti mardi de la concurrence directe du blé russe sur le marché mondial. Les prix du maïs et du soja ont aussi baissé.

"On a appris que l'Egypte avait acheté pour 175.000 tonnes de blé à la Russie", une partie de la commande ayant "apparemment été passée à 195 dollars la tonne hors coût du transport", a indiqué Michael Zuzolo de Global Commodity Analytics and Consulting.

"Cela ravive les craintes sur le fait que le blé américain, à ses tarifs, n'est pas compétitif", a-t-il ajouté.

Du côté du soja, les cours ont selon lui été affectés par le discours de Donald Trump à l'Assemblée générale des Nations unies, au cours duquel le président américain a menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord.

"Cela pourrait affecter les relations avec la Chine, qui achète beaucoup de soja aux Etats-Unis", a souligné M. Zuzolo.

Les marchés agricoles restent par ailleurs influencés par les premiers retours sur les moissons.

Selon le rapport hebdomadaire du ministère américain de l'Agriculture (USDA) sur la qualité et l'avancée des récoltes diffusé lundi soir, 7% des champs de maïs des principaux Etats producteurs ont été moissonnés la semaine dernière, là où les analystes attendaient 10%.

Les champs de soja ont été moissonnés à hauteur de 4%, contre 5% prévu par les observateurs.

"Les moissons ont pris un peu de retard mais rien qu'on ne puisse pas rattraper avec une météo décente", a remarqué Steve Georgy d'Allendale en soulignant que des pluies étaient prévues à court terme dans le centre des Etats-Unis.

"Il y a actuellement beaucoup de discussions sur les rendements, avec une attention particulière portée sur l'Illinois et l'Iowa", a-t-il indiqué. Dans les autres Etats, les récoltes se présentent bien.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a terminé mardi à 3,4825 dollars contre 3,5150 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de blé pour décembre, là encore le contrat le plus échangé, a terminé à 4,4300 dollars contre 4,4350 dollars lundi.

Le boisseau de soja pour novembre, contrat le plus actif, a fini à 9,6550 dollars contre 9,6775 dollars la veille.

Chicago, 19 sept 2017 (AFP)


Les conflits entre éleveurs et agriculteurs menacent la sécurité du Nigeria

Les affrontements entre éleveurs et agriculteurs au Nigeria, qui ont fait plus de victimes en 2016 que les attaques du groupe jihadiste Boko Haram, mettent en danger sa sécurité nationale, a averti mardi le centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

Quelques 2.500 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers contraintes de fuir leurs foyers l'an passé, selon l'ICG, qui souligne que les violences se sont étendues des régions du nord et du centre vers le sud.

"Ces affrontements sont en train de devenir potentiellement aussi dangereux que l'insurrection de Boko Haram dans le nord-est", affirme ce groupe de réflexion dans un rapport sur le sujet publié mardi.

L'ICG propose l'adoption d'un certain nombre de mesures, dont la délimitation de zones de pâturage, la mise en place de programmes de règlement des conflits et l'amélioration de la sécurité en milieu rural.

Le conflit séculaire pour l'appropriation des terres entre bergers nomades et agriculteurs sédentaires a été renforcé par une lutte de plus en plus âpre pour les ressources, provoquée par la sécheresse et la désertification dans le nord du Nigeria et plus largement au Sahel, qui a obligé les éleveurs à migrer vers le sud.

Le vol de bétail, parfois destiné à rassembler des fonds pour Boko Haram et le grignotage des zones rurales par le développement des villes ont aussi contribué aux affrontements.

Le conflit puise ses racines dans des rivalités ethniques et pastorales ancestrales et une démographie galopante. L'ICG a aussi montré du doigt la "rhétorique incendiaire", dans le sud majoritairement chrétien visant les éleveurs du Nord, principalement musulmans.

Des responsables du sud du pays ont aussi laissé entendre que le président Muhammadu Buhari n'était pas intervenu contre les éleveurs parce qu'il était un musulman d'origine peule venu du nord.

"Comme les insurrections de Boko Haram ou du delta du Niger, la crise opposant éleveurs et agriculteurs est une menace pour la sécurité nationale du Nigeria", a insisté l'ICG, appelant à des actions "urgentes" de l'Etat fédéral nigérian et des Etats locaux.

"Ne pas parvenir à y répondre, fermement et efficacement, plongerait encore davantage le Nigeria dans un conflit de plus en plus meurtrier", a prévenu le groupe de réflexion.

Lagos, 19 sept 2017 (AFP)


ND-des-Landes: point d'avancement des experts la semaine prochaine (Borne)

Les médiateurs nommés par le gouvernement pour plancher sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui doivent rendre leurs conclusions à la fin de l'année, feront un point d'avancement "la semaine prochaine", a dit mardi la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

"Je pense que les experts feront un point la semaine prochaine avec les acteurs qu'ils ont eu l'occasion de rencontrer dans le territoire. Ca n'est pas un point d'étape de leur mission, mais c'est un point d'avancement", a déclaré à la presse la ministre.

Le gouvernement a déclaré début juillet une "pause" dans les projets d'infrastructures de transports, alors que 10 milliards d'euros manquent dans les cinq prochaines années pour honorer les promesses faites par les précédents gouvernements.

Notre-Dame-des-Landes ne fait pas partie de ces projets mis en pause, "parce qu'il y a une mission d'experts qui est en cours, et qui doit nous rendre ses conclusions au mois de décembre", a souligné Elisabeth Borne.

Voulue par le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, la mission confiée le 1er juin pour six mois à trois médiateurs doit permettre au gouvernement de prendre une décision "claire" et "assumée" sur le projet d'aéroport, déclaré d'utilité publique en 2008 et qui aurait dû initialement être inauguré en 2017.

Paris, 19 sept 2017 (AFP)


EGA: les producteurs de lait veulent des garanties pour pouvoir aborder le 2e chantier

Les producteurs de lait français ont fait des propositions concrètes pour rétablir des prix acceptables de leur point de vue, lors des états généraux de l'alimentation, mais préviennent qu'ils ne participeront pas à la suite des ateliers s'ils n'ont pas un minimum de garanties.

"D'ici le 11 octobre, il faut que ça soit fait, car si on n'a pas un minimum de garanties, on ne va pas sur le chantier 2", et si on échoue sur le partage de la valeur, "l'évolution des pratiques, on n'y arrivera pas", a prévenu André Bonnard, secrétaire général de la Fédération des producteurs de lait (FNPL), lors d'un point presse.

"Ce qu'il faut, c'est un indicateur de référence sur la valeur du marché intérieur pour voir si les relations sont équilibrées", a-t-il indiqué.

La part de lait vendu sur le marché intérieur, dans la distribution et la restauration commerciale, est bien mieux valorisée que celles vendues aux industriels et à l'export.

En intégrant cet indicateur fiable et partagé aux conditions générales de vente, les producteurs pourraient être assurés que "quand le marché monte c'est pour tout le monde et que quand il baisse, les prix ne descendent pas en-dessous des coûts de production", a expliqué M. Bonnard.

Cet indicateur pourrait être défini au sein de l'interprofession, mais pour cela il faudrait que toutes les entreprises publient leurs données financières, or le géant laitier Lactalis refuse de le faire, comme il l'a encore martelé la semaine dernière devant les députés.

"L'envie de travailler ensemble ça ne vient pas comme ça, donc il y a un minimum de garde-fous à installer", a assuré M. Bonnard qui estime qu'il faut déjà que l'Etat prévoit des règles par défaut si les dispositifs volontaires ne marchent pas.

La FNPL propose par exemple d'activer une mesure de la loi Sapin II jusqu'ici non appliquée: l'organisation d'une conférence annuelle de filière où "nous pourrions parler de la définition de la valeur", pour "inciter les entreprises à négocier", a ajouté M. Bonnard.

Paris, 19 sept 2017 (AFP)


Porc: opérations en Bretagne de producteurs inquiets

Des producteurs de porcs ont effectué des "contrôles" mardi midi dans les rayons charcuterie d'un hypermarché à Yffiniac (Côtes-d'Armor) pour exprimer leur inquiétude face aux États généraux de l'alimentation (EGA) et à la baisse des cours, a-t-on appris auprès des manifestants.

"Nous cherchons à déterminer dans les rayons les étiquetages frauduleux ou qui induisent en erreur le consommateur", a expliqué à l'AFP Carole Joliff, présidente de la section porc de la FDSEA des Côtes-d'Armor.

"Ce qu'on veut montrer, c'est que des entreprises privilégient la viande espagnole au lieu d'utiliser de la viande française", a-t-elle dit. Les producteurs français reprochent à des marques françaises, sur pression de la grande distribution, d'aller s'approvisionner en Espagne, accusée de pratiquer du "dumping sur le jambon", ce qui a pour effet de pousser à la baisse les prix à la production en France.

Dans le cadre des EGA, "on a de grandes promesses avec les +communicants+ des GMS (grandes et moyennes surfaces). Ils se servent de nous, les producteurs, pour leur image de marque. Mais pour conserver leurs marges, ils font pression sur la salaisonnerie qui répercute sur nous".

"On veut alerter l'opinion publique, il ne faut pas que ce soit un leurre. Dans ces États généraux, où est la place du producteur face aux PDG de Danone ou de Système U ?", s'est interrogée la responsable syndicale.

Les éleveurs s'inquiètent également du décrochage des prix français payés aux producteurs comparés aux autres bassins de production européens. Depuis quelques mois, "on est en moyenne à 20 centimes par kilo en dessous du prix espagnol et moins 12 centimes par rapport à l'Allemagne", a-t-elle rappelé.

Lors de la dernière cotation au marché au cadran de Plérin, lundi, le prix du porc s'est établi à 1,325 euro le kilo, en baisse de 1,8 centime par rapport au cours précédent de jeudi. Le cours n'a cessé de baisser depuis début juillet où il s'établissait à 1,491 euro/kg, après avoir atteint le niveau record de 1,548 en avril.

Rennes, 19 sept 2017 (AFP)


Le colza en léger repli, dans le sillage des huiles

Les prix du colza étaient en léger repli, mardi à la mi-journée, suivant ainsi la tendance des cours des huiles.

Peu avant 13H00 (11H00 GMT) sur Euronext, la tonne de colza reculait de 25 centimes d'euro sur l'échéance rapprochée de novembre à 367,50 euros et de 50 centimes sur celle de février à 369,25 euros, dans un volume d'échanges très faible, inférieur à 1.000 lots.

Après une forte hausse ces derniers jours, l'huile de palme était en tout aussi forte baisse, mardi à la bourse de Kuala Lumpur.

"Avec une palme qui baisse, ce n'est pas surprenant d'avoir un colza qui baisse", soulignait Alexandre Boy, analyste en chef au cabinet Agritel.

Sur le marché physique, les tourteaux de soja et de colza étaient orientés à la baisse, tout comme les huiles de soja.

Paris, 19 sept 2017 (AFP)


Petit rebond technique pour le blé, à l'équilibre

Au lendemain d'une séance de baisse, les prix du blé étaient dans le vert, mardi à la mi-journée, dans un marché toutefois très calme.

Peu avant 12H30 (10H30 GMT), la tonne de blé regagnait 50 centimes sur décembre à 162 euros et également sur mars à 167,75 euros, dans un volume d'échanges très faible de 4.200 lots environ.

Les révisions à la baisse de la récolte australienne, la semaine dernière, ont redonné du soutien au prix du blé FOB (Free on board, prix de la marchandise embarquée à bord du bateau) Russie, qui donne un peu le la des marchés mondiaux, estime Alexandre Boy, analyste en chef au cabinet Agritel.

En Russie, le ministre de l'Agriculture a annoncé la fourniture, via un contrat entre compagnies d'état, de 600.000 tonnes de blé russe au Venezuela, selon le cabinet Inter-Courtage, qui indique que cette quantité viendrait, du moins en partie, des réserves du pays, pour au moins 500.000 tonnes.

La tonne de maïs, elle, était proche de l'équilibre, reculant de 25 centimes d'euro sur novembre à 157 euros et étant inchangée sur janvier à 161,50 euros, dans un volume d'échanges de près de 200 lots.

Paris, 19 sept 2017 (AFP)


Chicago: le maïs baisse face à l'abondance des premières moissons

Les cours du maïs ont pâti lundi des retours des premières moissons aux Etats-Unis signalant des rendements meilleurs que prévu par le marché. Les prix du blé et du soja ont aussi baissé.

Les agriculteurs américains ont commencé à récolter le maïs début septembre dans les principaux Etats producteurs.

"Les rendements sont pour l'instant au niveau ou au-dessus des attentes des investisseurs", a remarqué Don Roose de la maison de courtage US Commodities. La perspective d'une récolte plus abondante que prévu "pèse sur les cours", a-t-il estimé.

"Même si le marché reste sur ses gardes, il n'y a pas vraiment de crainte de gel dans les jours à venir", a aussi souligné Steve Georgy d'Allendale.

Les cours du soja de leur côté "ont progressé pendant la majeure partie de la session en profitant des perspectives de demande soutenue et de l'anticipation d'un certain retard dans les moissons alors que les pluies se poursuivent dans le centre des Etats-Unis", a remarqué Derek Hullett de CHS Hedging.

Le ministère américain de l'Agriculture a notamment fait état de deux ventes importantes de soja à l'étranger, dont une destinée à la Chine.

Les prix de l'oléagineux se sont toutefois repliés en fin de séance "dans le sillage des cours des tourteaux de soja", a indiqué M. Hullett.

Le blé pour sa part, qui s'est un peu redressé au cours des deux dernières semaines, "souffre de nouveau de la compétition mondiale", a estimé M. Roose. "Les récoltes record de la Russie planent sur le marché et il est difficile de faire durer tout rebond", a-t-il indiqué.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le contrat le plus actif, a terminé lundi à 3,5150 dollars contre 3,5475 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de blé pour décembre, là encore le contrat le plus échangé, a terminé à 4,4350 dollars contre 4,4900 dollars vendredi dernier.

Le boisseau de soja pour novembre, contrat le plus actif, a fini à 9,6775 dollars contre 9,6875 dollars.

Chicago, 18 sept 2017 (AFP)


Démarrage plus lent que prévu de l'usine de lait MLC pour la Chine

L'usine que les Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) ont lancé fin juin à Méautis (Manche), pour exporter du lait vers la Chine, démarre plus lentement prévu, a indiqué lundi sa direction.

"Un des problèmes rencontrés, c'est que nous avons attendu trois mois pour avoir l'autorisation du gouvernement chinois de pénétrer le marché chinois. On a été trois mois sans produire" dans cette nouvelle usine prête dès avril, a expliqué le directeur général de MLC, Jean-François Fortin.

L'usine, fruit d'un contrat d'approvisionnement avec le Chinois Synutra, emploie cent personnes alors que MLC pensait fin juin atteindre en septembre l'effectif de 200. MLC "espère" désormais atteindre cet objectif dans les mois qui viennent.

Une soixantaine de conteneurs quittent chaque semaine l'usine, alors qu'en juin MLC pensait atteindre la centaine en septembre.

Après un investissement de 116 millions d'euros par MLC dans l'usine, "il est bien évident que les trois ou quatre mois (sans produire dans l'usine) vont peser lourd dans l'exercice actuel", a ajouté M. Fortin.

Du fait de l'investissement, les résultats du groupe sur l'exercice clos fin mars sont en baisse mais restent positifs, a précisé M. Fortin. Le groupe refuse de communiquer ses résultats avant mardi.

Et sur cet exercice 2016/2017, les 1.215 producteurs de MLC ont été en moyenne payés 30 euros de plus que la moyenne des producteurs français, selon la direction, soit 347,13 euros TTC les 1.000 litres, un peu moins qu'en 2015/2016 (352 euros environ), selon Christophe Levavasseur, président de la coopérative les Maitres laitiers, maison mère du groupe MLC.

L'usine est destinée à 40% au contrat Synutra signé pour dix ans, un tiers pour une activité beurre et crème AOC provenant d'une usine qui ferme à Tribehou (25 à 30 emplois), et le reste pour des contrats à venir.

MLC vise des pays qui comme la Chine, pense M. Fortin, "n'atteindra jamais l'autosuffisance" en lait et où la hausse du pouvoir d'achat est probable. M. Fortin a cité l'Inde et "certains pays d'Amérique latine".

Conséquence du contrat avec Synutra, MLC à proposé à ses producteurs d'augmenter leur production de 20%.

"Ce n'est pas obligatoire. Je ne veux pas être en situation de me retrouver face à un producteur qui me dit +tu m'as obligé à investir et je m'en sors pas+", a souligné M. Levavasseur.

La coopérative Maîtres laitiers du Cotentin emploie près de 830 collaborateurs et le groupe dont elle est la maison-mère 5.011.

Caen, 18 sept 2017 (AFP)


Produits phytosanitaires: plusieurs acteurs jugés à Marseille pour tromperie

"Un micmac", "une volonté de masquer la traçabilité": plusieurs acteurs économiques du marché européen des pesticides sont jugés depuis lundi à Marseille pour une tromperie commise dans le circuit de commercialisation de produits phytosanitaires.

Instruite par le pôle de santé publique du tribunal de Marseille, cette affaire n'a pas mis au jour d'atteintes à la santé de l'homme, les produits litigieux ayant une composition similaire aux produits originaux autorisés. A l'exception, d'un lot d'Ipromex 50% WP distribué en 2005 à des dizaines de maraichers par une société de Molléges (Bouches-du-Rhône), qui contenait un insecticide classé cancérogène. Sa toxicité a été qualifiée d'"aigue pour les utilisateurs" par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Le tribunal devait examiner jeudi et vendredi un second volet de cette affaire portant sur de grandes quantités d'un herbicide à base de glyphosate mais le dossier sera renvoyé.

Dans ce dossier, l'enquête a démontré que des produits formulés dans le nord de la France transitaient par la Tchéquie pour revenir ensuite sur le marché français. En dissimulant le lieu de fabrication des produits, "il y avait une volonté de masquer la traçabilité", a relevé Christine Mée, présidente du tribunal évoquant "un micmac".

Pas moins de cinq personnes physiques et deux morales sont soupçonnées d'avoir détourné la procédure d'autorisation d'importation parallèle.

Pour faciliter la libre circulation de produits phytosanitaires dans l'espace économique européen, les importations de produits sont possibles lorsqu'ils bénéficient d'une autorisation de mise sur le marché dans le pays de provenance et dans celui de destination, à la condition qu'ils soient totalement identiques et fabriqués selon la même formule. Le système repose sur la confiance, les autorisations sont accordées sur dossier, sans contrôle de conformité des produits importés.

Devant le tribunal, un fournisseur allemand, Michaël Merath à la tête de la société Mac Gmbh, un chimiste français de renom, Alain Goubel, dirigeant de la Société industrielle de produits chimiques (SIPC) installée à Courchelettes (Nord), un homme d'affaires sud-africain, Robert Maingard, et deux responsables de sociétés de distribution française et monégasque, tous "issus d'un tout petit monde dans lequel tout le monde se connait", contestent la fraude. "On n'a que des spécialistes de produits phytosanitaires mais personne ne connait la règlementation, c'est formidable", s'est étonnée la présidente.

Plusieurs fabricants européens se sont constitués partie civile ainsi que l'Association des utilisateurs et distributeurs de l'agro chimie européenne (Audace).

Le procès devrait durer trois jours.

Marseille, 18 sept 2017 (AFP)


 

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