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La Grèce condamnée pour ne pas avoir protégé des sans-papiers bangladais

Des sans-papiers bangladais ont obtenu jeudi la condamnation de la Grèce par la Cour européenne des droits de l'Homme pour ne pas avoir été protégés d'une situation de traite des êtres humains alors qu'ils travaillaient comme cueilleurs de fraises.

Les juges de la CEDH ont estimé à l'unanimité que la Grèce avait manqué à ses obligations de prévenir une situation de traite des êtres humains, de protéger les victimes, d'enquêter efficacement sur les infractions commises et de sanctionner les responsables, dans ce dossier connu en Grèce sous le nom des "fraises ensanglantées".

La Cour avait été saisie par 42 Bangladais, recrutés sans permis de travail pour cueillir des fraises dans une exploitation grecque à Manolada. Leurs employeurs les faisaient travailler dans des conditions physiques extrêmes, sous le contrôle de gardes armés, et les logeaient dans des huttes dépourvues d'eau courante.

Quand les saisonniers, majoritairement bangladais, ont réclamé le versement d'arriérés de salaires, un garde armé a ouvert le feu, blessant 30 d'entre eux.

Le garde armé, un contremaître et les deux employeurs ont été poursuivis par la justice grecque, mais acquittés du chef d'inculpation de traite des êtres humains.

Un garde armé et un des employeurs ont été condamnés à des peines de prison, mais celles-ci ont ensuite converties en sanctions pécuniaires. La demande de pourvoi en cassation pour l'accusation de traite des êtres humains a été rejetée.

La CEDH a estimé que les juridictions grecques avaient interprété la notion de traite des êtres humains de façon très restrictive, en l'identifiant presque à celle de servitude.

La Cour d'assises avait en effet souligné que les ouvriers agricoles étaient libres de quitter leur travail. "La liberté de mouvement n'est pas une condition sine qua non pour qualifier une situation de travail forcé ou même de traite des êtres humains", a rappelé jeudi la CEDH.

La Grèce devra verser 16.000 euros à chacun des requérants qui avaient participé à la procédure devant la Cour d'assises et 12.000 à chacun des autres demandeurs.

L'affaire des "fraises ensanglantées" de Manolada, dans un pays critiqué internationalement pour l'impunité dont y ont longtemps bénéficié les auteurs de violences xénophobes, avait suscité un vif débat politique en Grèce sur la situation misérable des migrants.

Strasbourg, 30 mars 2017 (AFP)


Congrès de la FNSEA: Macron plaide pour une "Europe qui fonctionne de la même manière partout"

Emmanuel Macron a plaidé jeudi à Brest, au congrès de la FNSEA où sont attendus plusieurs candidats à l'élection présidentielle, pour une "Europe qui fonctionne de la même manière partout", assurant que le monde agricole a "besoin de l'Europe".

"Nous avons besoin, vous avez besoin de l'Europe, tous les projets qui vous promettent de vous séparer de l'Europe, de vivre hors de l'Europe vous mentent", a assuré le candidat d'En Marche! devant près de 2.000 personnes réunies depuis mardi à Brest pour le 71e congrès du principal syndicat agricole.

"La protection de notre agriculture, elle passera par l'Europe", a martelé M. Macron, prônant "une Europe qui fonctionne de la même manière partout". "Je ne veux plus d'une surtransposition française", a-t-il ajouté, avant d'être copieusement applaudi.

"Pour moi, il n'y a pas un modèle agricole, c'est un faux débat (...) il y aura toujours plusieurs agricultures, il y aura toujours une agriculture intensive qui exporte à côté d'une agriculture qui cherche la différenciation par les AOC ou par la qualité", a encore défendu Emmanuel Macron.

Juste avant son intervention, François Asselineau, qui se plaint d'avoir "peu accès aux grands médias", a remercié le Conseil de l'agriculture française (CAF) qui organise ce débat, "d'avoir invité le candidat du Frexit", la sortie de la France de l'Union européenne. Il a d'ailleurs tenté de rassurer la vice-présidente de la FNSEA Christiane Lambert en assurant que "sortir de l'UE cela ne veut pas dire devenir la Corée du Nord".

Nicolas Dupont-Aignant a dénoncé une Politique agricole commune (PAC) atteinte de "délire administratif", disant souhaiter "changer le fonctionnement de l'Europe ou s'en aller", via un "retour aux prix garantis, le retour aux quotas".

Le FNSEA reçoit jeudi plusieurs prétendants à l'Elysée pour parler de leurs solutions de sortie de crise pour le monde agricole, mais aussi de leur vision de l'Europe et la PAC. Devaient encore intervenir Jean Lassalle, Marine Le Pen, Jacques Cheminade et François Fillon.

Une dizaine de tracteurs étaient garés à proximité de la salle de l'Arena, où se tient le congrès, afin de témoigner de la "détresse du monde agricole". "On a besoin de soutien et de propositions de la part des candidats car pour l'instant on n'en a pas eu beaucoup", a expliqué à l'AFP Julien Hindré, producteur de lait à Plouguerneau. "Ils ne se rendent pas compte de l'état dans lequel on est".

Brest, 30 mars 2017 (AFP)


Des viticulteurs gardois détruisent des bouteilles de vin espagnol dans des supermarchés

Plusieurs dizaines de viticulteurs gardois ont "contrôlé" jeudi les rayons vin de trois supermarchés de Nîmes et sa périphérie, détruisant des dizaines de bouteilles et de "fontaines à vin" d'origine UE ou Espagne, a constaté une journaliste de l'AFP.

A l'appel des Jeunes agriculteurs du Gard et du Syndicat des Vignerons Gardois (SVG), créé récemment, ces viticulteurs ont "contrôlé" à partir de 09H00 les rayons du Carrefour Etoile de Nîmes, puis de l'Intermarché de Caissargues et enfin du Géant Casino Cap Costières de Nîmes, ressortant systématiquement avec des bouteilles et des "fontaines à vin" d'origine Union européenne ou Espagne.

Ce "triste butin" selon l'expression d'un viticulteur quinquagénaire a ensuite été systématiquement éventré et brisé devant l'entrée des grandes surfaces concernées, sous l'oeil impuissant des responsables de ces supermarchés et le regard médusé des clients.

Les viticulteurs du Languedoc-Roussillon dénoncent régulièrement des étiquetages et mises en rayon trompeurs dissimulant aux consommateurs du vin espagnol.

Le rayonnage du dernier supermarché a particulièrement indigné les viticulteurs: sous des pancartes "Languedoc Roussillon" et "le meilleur d'ici" accompagnées de la croix languedocienne, se trouvaient de nombreux vins espagnols. "C'est proprement scandaleux", a réagi Xavier Fabre, porte-parole du SVG. "On reviendra demain et la semaine prochaine et on sera encore plus nombreux", a-t-il conclu sous les applaudissements avant que le groupe ne se disperse en fin de matinée.

"Nous avons cherché à faire remonter les informations avant que ça pète, maintenant la colère gronde dans le monde viticole face à cette concurrence déloyale et cette colère est à la fois compréhensible et difficile à contrôler", concède Delphine Fernandez, secrétaire générale des JA du Gard.

La semaine dernière, le SVG nouvellement créé avait lancé un ultimatum à la grande distribution pour ne plus "qu'un seul vin étranger soit présent dans les rayons" de la grande distribution.

"Les Jeunes Agriculteurs du Gard et le Syndicat des Vignerons Gardois ont tout fait pour alerter les distributeurs, les consommateurs et l'Etat sur les difficultés que rencontre le monde viticole aujourd'hui. Nous avons dénoncé la concurrence déloyale des autres pays européens, lutté contre l'importation massive de vins étrangers et dénoncé les agissements douteux de la grande distribution quand à la présence de vins étrangers et à leurs étiquetages ambigus", avaient souligné les deux syndicats en annonçant leur action de jeudi.

Nîmes, 30 mars 2017 (AFP)


Fillon: "il faut considérer les agriculteurs comme des entrepreneurs"

Les agriculteurs doivent être considérés "comme des entrepreneurs", a affirmé sur RTL François Fillon, qui est attendu jeudi devant le Conseil de l'agriculture française, notamment la FNSEA, en congrès à Brest, comme d'autres candidats à la présidentielle.

"La première chose, c'est qu'il faut considérer les agriculteurs comme des entrepreneurs, il faut leur donner les mêmes règles en termes de statut, d'organisation, que les entrepreneurs, il faut faire baisser leurs charges", a déclaré le candidat de la droite et ex-Premier ministre.

"Il faut permettre aux agriculteurs d'exercer des activités différentes avec un seul statut", a ajouté cet ancien élu de la Sarthe, citant la production, la vente de produits ou encore le tourisme rural.

Le candidat LR et député de Paris a également rappelé qu'il souhaitait la mise en place d'un "compte aléas climatiques et économiques" et plaidé pour une Politique agricole commune (PAC) "tournée vers la production et vers l'investissement, c'est-à-dire le contraire de ce qu'on a fait depuis quelques années".

Les onze candidats à la présidentielle ont été invités à s'exprimer sur leur programme et leurs ambitions agricoles, jeudi à Brest, devant les membres du Conseil de l'agriculture française, constitué de la FNSEA, des Chambres d'agriculture, des coopératives, et du syndicat des Jeunes agriculteurs, proche de la FNSEA.

vm/ic/php

RTL GROUP

Paris, 30 mars 2017 (AFP)


Matières premières agricoles: Cargill améliore son résultat au 3e trimestre

Cargill, le géant américain du négoce et de la transformation de matières premières agricoles, a vu son bénéfice net fortement progresser au troisième trimestre de son exercice décalé, en raison de bons résultats dans ses activités ingrédients et protéines animales.

Le résultat net a bondi de 42% à 650 millions de dollars contre 459 millions l'an passé, sur un chiffre d'affaires en hausse de 8% à 27,3 milliards de dollars lors du trimestre terminé le 28 février.

Sur neuf mois, le bénéfice net a progressé de 55% par rapport à la période équivalente de l'exercice précédent, à 2,58 milliards de dollars contre 1,66 milliard.

Des résultats qualifiés de "solides" par le PDG David MacLennan qui a salué les performances des ingrédients alimentaires, des protéines animales et du pôle industriel, en soulignant l'échelle mondiale du groupe qui compte 150.000 salariés dans 70 pays.

Cargill, basé dans le Minnesota aux Etats-Unis, "travaille avec ses partenaires pour nourrir le monde et protéger la planète" a également souligné le groupe dans son communiqué, contrastant avec les positions protectionnistes de la nouvelle administration Trump.

Au troisième trimestre, l'activité des édulcorants en Amérique du Nord a été particulièrement rentable, ainsi que l'activité cacao et chocolat originaire d'Afrique de l'ouest, a indiqué le groupe dans un communiqué.

L'activité "nutrition animale et protéines" a réalisé une croissance "significative", soutenue par l'activité "protéines animales", ajoute le groupe qui n'est pas coté en Bourse.

Cargill, qui dispose d'un des réseaux de vente de céréales les plus développés du monde, a vu ce secteur reculer légèrement. Néanmoins, ses activités sur la trituration de soja se sont renforcées en Chine, premier importateur mondial de soja.

Au cours du trimestre, Cargill a publié son premier "rapport sur les forêts", marquant "un pas important vers la fin de la déforestation dans sa chaîne de production agricole" selon le communiqué.

Le groupe travaille avec l'institut World Resources pour établir une banque de données satellitaires qui permettra de mesurer les évolutions du couvert forestier dans quelque 2.000 zones situées dans 14 pays où Cargill entretient des plantations ou des cultures.

Paris, 29 mars 2017 (AFP)


Chicago: les produits agricoles sans direction, marché attentiste

Les cours du blé et du maïs ont légèrement avancé mais le soja a un peu reculé mercredi à Chicago, tous trois variant à peine à deux jours de la publication de rapports cruciaux du département de l'Agriculture (USDA).

"Les chiffres de vendredi seront extrêmement importants et vont donner le la pour le reste de la saison sur le marché des céréales" et du soja, a anticipé Dewey Strickler de Ag Watch, jugeant que d'ici là les investisseurs ne faisaient que "passer le temps".

Ils prêteront attention aux estimations trimestrielles sur les réserves des trois produits agricoles aux Etats-Unis ainsi qu'aux anticipations des surfaces plantées par les agriculteurs américains.

"On pourrait avoir des surprises", a prévenu Dewey Strickler, jugeant qu'un printemps précoce encourageait les agriculteurs à semer du maïs alors que plusieurs établissements de crédit les pousseraient à choisir de planter du soja.

D'ici la diffusion de ces données très attendues, la météo ne joue guère le rôle de distraction avec des précipitations attendues aux Etats-Unis qui "devraient améliorer la récolte (de blé d'hiver), mais cela a déjà été pris en compte dans les prix", a estimé Jack Scoville de Price Futures dans une note.

Les cours du pétrole ont rebondi mercredi après des stocks de brut moins élevés que prévu et une diminution des réserves d'essence et des produits distillés (gazole, fioul de chauffage).

Le prix de l'or noir a une influence sur l'ensemble des matières premières et plus spécifiquement sur le soja et le maïs qui peuvent entrer dans la composition de biocarburants.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé mercredi à 3,5850 dollars, contre 3,5775 dollars en fin de semaine précédente.

Le boisseau de blé pour mai, lui aussi le plus actif, valait 4,2550 dollars, contre 4,2450 dollars auparavant.

Le boisseau de soja pour mai, là encore le plus échangé, coûtait 9,6900 dollars, contre 9,7200 dollars précédemment.

Chicago, 29 mars 2017 (AFP)


Le colza attentiste sur le marché européen

Les cours du colza étaient orientés à la baisse mercredi à la mi-journée sur un marché européen attentiste avant la publication vendredi du rapport américain faisant le point sur les surfaces ensemencées aux Etats-Unis.

Le marché a déjà largement intégré les récoltes massives de soja attendues en Amérique du sud cette saison, en passant certains seuils à la baisse depuis la semaine dernière sur le marché de Chicago, qui ont entraîné les cours du colza vers le bas aussi.

Les opérateurs attendent vendredi le rapport du ministère américain de l'Agriculture (USDA) sur les surfaces ensemencées. Une nette progression des surfaces de soja à 88,5 millions d'acres est attendue selon Agritel.

Peu avant 14H30 (12H30 GMT), sur Euronext, la tonne de colza perdait un euro à 397,25 sur l'échéance de mai, et restait stable à 366,75 sur celle d'août, à 363,50, dans un volume d'échanges très bas inférieur à 2.000 lots.

Sur le marché physique, les tourteaux de soja et de tournesol sont stables, ceux de colza en reprise. Les huiles en nette hausse.

Paris, 29 mars 2017 (AFP)


Loi Sapin II: Lactalis sommé de divulguer ses résultats

L'Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires a saisi les tribunaux de commerce de Rennes et Laval afin qu'ils enjoignent à Lactalis de publier ses résultats, conformément à la loi Sapin II, a-t-on appris mercredi auprès de Philippe Chalmin.

L'économiste, universitaire à l'université parisienne de Dauphine et président de l'Observatoire, a indiqué avoir adressé mardi des courriers aux présidents des deux tribunaux "pour leur demander d'obtenir les comptes de l'entreprise", confirmant une information publiée dans le quotidien Ouest France.

C'est la première fois que l'observatoire utilise cette disposition offerte par la loi Sapin II dans son volet sur la transparence dans l'agroalimentaire. Adopté en novembre 2016, le texte prévoit que les présidents de tribunaux de commerce puissent, à la suite d'un signalement, adresser une injonction à l'entreprise et lui infliger des pénalités pouvant atteindre 2% de son chiffre d'affaires journalier réalisé en France.

Contacté par l'AFP, le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, s'est refusé à tout commentaire.

Numéro un mondial des produits laitiers, Lactalis est un géant en France, où il collecte 20% du lait. "Nous avons besoin de ses données pour les calculs de marge", explique M. Chalmin.

Selon une source proche du dossier, alors que dans le secteur de la viande, les professionnels jouent le jeu, dans le secteur laitier, la démarche est bien moins évidente.

Régulièrement accusés d'étrangler financièrement les producteurs, Lactalis et son PDG Emmanuel Besnier sont connus pour cultiver le secret.

La seule fois où le groupe mayennais a accepté de divulguer ses résultats remonte à 2011, lors de son OPA hostile sur l'Italien Parmalat. Ce raid boursier avait suscité un vif émoi en Italie et Rome avait tout fait pour le bloquer.

A l'occasion du congrès à Brest de la FNSEA, Christiane Lambert, présidente par interim du premier syndicat agricole français, a elle aussi épinglé le comportement de Lactalis, cette fois vis-à-vis du prix offert aux producteurs de lait.

"Nous regrettons notamment que le premier industriel français donne le ton, non pas à la hausse comme il devrait le faire avec le panier de marques le plus prestigieux de la place, et soit en permanence en train de tirer vers le bas", a-t-elle dit.

Le groupe français, propriétaire de marques comme Lactel, Bridel, Président, Lanquetot ou Roquefort Société, a réalisé un chiffre d'affaires de 17 milliards d'euros en 2015. Il emploie 15.000 employés en France répartis sur 65 sites; et 75.000 dans le monde.

sf-dom/gvy/tes

PARMALAT

Rennes, 29 mars 2017 (AFP)


Agriculture: "la bonne dimension c'est l'Europe" plaide Christiane Lambert

La présidente par intérim de la FNSEA Christiane Lambert a assuré mercredi que la "bonne dimension" pour l'agriculture française, "c'est l'Europe", regrettant au passage la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

"Aujourd'hui, la bonne dimension c'est l'Europe", a déclaré Mme Lambert à des journalistes présents au 71e Congrès du principal syndicat agricole français, qui se tient depuis mardi à Brest.

"C'est un triste anniversaire pour l'Union européenne que de fêter ses 60 ans au moment où la Grand-Bretagne quitte aujourd'hui même l'Union européenne", a-t-elle ajouté.

Le Royaume-Uni a lancé mercredi la procédure de sortie de l'UE, neuf mois après un référendum qui a divisé le pays et fragilisé le projet de construction européenne né sur les cendres de la Seconde Guerre mondiale.

Celle qui devrait être élue à la tête de la FNSEA le 13 avril a estimé que le Brexit aurait comme conséquences pour les agriculteurs européens "des exportations moins faciles" et des "débouchés qui risquent de se fermer".

"Pour nous agriculteurs c'est une mauvaise nouvelle que ce Brexit", a-t-elle martelé, s'interrogeant à un mois de l'élection présidentielle sur les conséquences d'un Frexit, une sortie de la France de l'Union européenne.

"Que pèserait la France dans les négociations internationales face à l'Asie, l'Asean, face au Mercosur, face aux Etats-Unis aujourd'hui? Nous serions bien trop petits", a-t-elle jugé.

"Au-delà des 9 milliards d'euros qui viennent chaque année de la Politique agricole commune (PAC) il y a aussi la monnaie unique, des marchés ouverts (...) donc nous avons besoin d'être ouverts sur l'Europe", a insisté Mme Lambert.

Les onze candidats à l'élection présidentielle sont invités à s'exprimer sur leur programme et leurs ambitions agricoles, jeudi à Brest, devant les membres du Conseil de l'agriculture française, constitué de la FNSEA, des Chambres d'agriculture, des coopératives et du syndicat des Jeunes agriculteurs, proche de la FNSEA.

Six candidats ont d'ores et déjà donné leur accord pour participer, selon les organisateurs: François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ainsi que François Asselineau, Jacques Cheminade et Jean Lassalle.

"Nous ne sommes pas dupes, nous allons avoir de belles déclarations d'amour, mais nous nous voulons plus de déclarations d'intention que de déclarations d'amour", a mis en garde cette éleveuse de porcs dans le Maine-et-Loire.

Brest, 29 mars 2017 (AFP)


Retour au calme pour les céréales européennes

Les cours des céréales européennes étaient très calmes mercredi en milieu de journée, dans l'attente d'un rapport vendredi du ministère américain de l'Agriculture donnant les surfaces ensemencées pour la saison.

Peu après 13H30 (11H30 GMT), la tonne de blé à échéance mai était stable à 166,75 euros, son cours de clôture de la veille sur le marché Euronext, et gagnait 50 centimes sur l'échéance septembre à 167,50 euros la tonne. Le volume des échanges était modéré, inférieur à 7.000 lots.

A la même heure, les cours de la tonne de maïs étaient aussi très peu mobiles, gagnant 25 centimes d'euros à 172,25 euros la tonne sur l'échéance juin, ainsi que sur l'échéance août, à 176,50 euros. Le tout dans un volume confidentiel, légèrement supérieur à 200 lots.

Le manque d'activité est dû à l'ambiance attentiste du marché avant le rapport américain, également perceptible sur le marché des grains de Chicago, notent les analystes.

Les fonds ont arrêté de vendre lundi à Chicago et ont même couvert un peu leurs positions, à l'approche du rapport, ce qui a permis aux cours de se stabiliser, voire même de se redresser en raison d'une hausse des cours du pétrole, soulignait Intercourtage dans une note mardi.

Le marché notait aussi que les conditions particulièrement chaudes en Inde, où la récolte de blé va démarrer, pourraient avoir un impact sur la récolte jusqu'à présent annoncée importante. "Jusqu'à présent, la récolte était estimée autour de 92-93 MT mais pourrait être revue à la baisse" et les importations en hausse, selon Intercourtage.

Paris, 29 mars 2017 (AFP)


Volailles: l'OPA de Plukon sur Duc ouverte le 30 mars

L'offre publique d'achat (OPA) du volailler néerlandais Plukon sur son concurrent français Duc, afin de racheter les 2,25% du capital qu'il ne détient pas encore, sera ouverte du 30 mars au 12 avril, a indiqué mercredi l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Plukon avait annoncé en décembre l'acquisition de Duc, en difficulté financière chronique, moyennant 31 millions d'euros.

Cette somme inclut les 2,3 millions déboursés pour l'achat des titres détenus par les anciens actionnaires principaux et les 11 millions injectés via une augmentation de capital fin janvier.

Comme prévu, Plukon entend récupérer les actions restantes aux mêmes conditions, c'est-à-dire au prix unitaire de 1,10 euro.

Le repreneur procèdera ensuite au retrait obligatoire du titre Duc, qui cessera donc d'être côté à la Bourse de Paris.

gbh/fka/php

DUC

EURONEXT

Paris, 29 mars 2017 (AFP)


Agriculture: lancement d'audits pour les exploitations en difficulté

L'Etat va proposer et financer des audits économiques à quelque 20.000 exploitations agricoles en grande difficulté, dans le cadre du plan de soutien lancé en octobre, qui va être prolongé jusqu'au 31 décembre 2017, a annoncé le gouvernement.

"La très grande majorité des exploitations en difficultés conjoncturelles", liées au climat et aux mauvaises récoltes par exemple, a pu trouver directement auprès des banques "des solutions de financement à court terme ou de restructuration de leurs prêts", indique le Premier ministre Bernard Cazeneuve dans une lettre à la présidente par intérim du syndicat FNSEA Christiane Lambert, dont l'AFP a obtenu copie.

Restent les exploitations "en grande difficulté", "qui n'ont pas pu apporter à leurs banquiers les garanties de leur capacité à poursuivre leur activité", souligne la lettre.

Le gouvernement, qui reconnait avoir du mal à estimer l'ampleur exacte de la crise agricole, ne chiffre pas le nombre d'exploitations menacées de disparition par le surendettement. Mais il avait été estimé à 20.000 par l'ex-président de la FNSEA, Xavier Beulin, dans une interview peu avant son décès le 19 février.

"Il me semble utile de proposer à ces exploitations la réalisation d'un diagnostic financier et économique permettant de garantir que les mesures qui seront mises à leur disposition répondent bien à la nature structurelle des difficultés auxquelles elles font face", indique le Premier ministre.

Ces audits financés sur argent public devront être réalisés "auprès de leurs banques et de leurs fournisseurs", a précisé à l'AFP une source au ministère de l'Agriculture.

Les agriculteurs "ayant souscrit à la démarche de diagnostic" se verront ensuite proposer des "mesures de restructuration de leur dette", incluant des années "blanches", c'est-à-dire un report des annuités d'emprunt.

L'Etat s'engage aussi à rendre éligible aux restructurations les prêts dits "modulables", qui ne l'étaient pas jusqu'à présent, et à augmenter à 50% sa prise en charge des frais de restructuration de dette.

Jusqu'à présent, l'Etat ne finançait qu'un tiers des frais de restructuration, la banque prenait un tiers et l'agriculteur concerné le dernier tiers.

Une fois connus les premiers résultats des audits, le gouvernement se dit prêt à lancer un nouveau dispositif de soutien à la trésorerie "s'il s'avère que la viabilité d'un nombre important d'exploitations est essentiellement menacée à très court terme par les échéances bancaires auxquelles elles doivent faire face".

Conséquence, le plan d'aide à l'agriculture lancé en octobre par Manuel Valls, est prolongé "jusqu'au 31 décembre 2017".

Ce plan, déjà prolongé une fois jusqu'en juin, prévoit des mesures de prise en charge de garantie des prêts et de cofinancement par l'Etat de report d'échéances bancaires.

Jusqu'ici, il a rencontré peu de succès. Moins de 100 exploitations y ont eu recours, selon une source au cabinet du ministre de l'Agriculture.

La FNSEA, premier syndicat agricole français, tient son 71e congrès mercredi à Brest, et reçoit jeudi plusieurs prétendants à l'Elysée pour parler des solutions de sortie de crise et d'évolution pour l'agriculture française.

Paris, 29 mars 2017 (AFP)


Chicago: blé et maïs progressent sur un marché attentiste

Les cours du blé et du maïs ont progressé et les prix du soja ont stagné mardi à Chicago, sur un marché attentiste avant des estimations en fin de semaine sur les surfaces cultivées et sur les stocks.

"On ne fait que passer le temps", a commenté Jason Britt, de Central States Commodities.

Concernant le premier rapport publié par le département de l'Agriculture des Etats-Unis (USDA) vendredi, les analystes s'attendent dans l'ensemble à une hausse des surfaces cultivées de soja américain pour la récolte à venir mais à un recul des surfaces de maïs et de celles de blé (tous types confondus), ont rapporté les courtiers d'Allendale dans une note.

Ces chiffres, conjugués aux estimations trimestrielles sur les réserves, "seront le prochain facteur nous donnant une direction dans un sens ou dans l'autre", a continué Jason Britt.

Dans ce contexte, le marché a peu réagi aux autres éléments du jour avec notamment un rebond du dollar, en théorie défavorable aux cours à Chicago, qui avait nettement reculé depuis le début de l'année.

Par ailleurs, le pétrole, dont le cours a perdu environ 11% à New York depuis le début du mois de mars, a semblé mardi enrayer sa chute et même légèrement rebondir.

Sur le front de la météo, des précipitations "amplement nécessaires" pour les cultures de blé d'hiver, selon Jack Scoville de Price Futures dans une note, ont continué à se propager dans les régions productrices du centre des Etats-Unis.

"Les modèles météorologiques semblent évoluer de telle sorte que les chances de pluies sont plus importantes dans les zones les plus sèches", a-t-il détaillé.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé mardi à 3,5775 dollars, contre 3,5575 dollars en fin de semaine précédente.

Le boisseau de blé pour mai, lui aussi le plus actif, valait 4,2450 dollars, contre 4,2075 dollars auparavant.

Le boisseau de soja pour mai, là encore le plus échangé, coûtait 9,7200 dollars, contre 9,7150 dollars précédemment.

Chicago, 28 mars 2017 (AFP)


OMC/UE/volailles : la Chine obtient partiellement raison contre l'UE

La Chine a obtenu partiellement raison contre l'UE dans un conflit commercial concernant les importations de volailles chinoises dans l'UE, tranché mardi par l'OMC (Organisation mondiale du commerce).

Un panel (tribunal d'experts), constitué en juillet 2015 sur ce litige commercial, a en effet rendu ses conclusions et donné raison à la Chine dans 2 des 10 points de contestation soulevés par Pékin dans ce dossier.

"L'UE a agi de manière incompatible" avec les règles de l'OMC, et doit "rendre ses mesures conformes à ses obligations" au titre des accords commerciaux internationaux, écrivent les experts du panel.

La Chine obtient ainsi satisfaction concernant ses objections aux mesures tarifaires imposées par l'UE à ses importations de produits à base de viande de canard, d'oie et de pintade.

L'UE a adopté en 2006 et 2009 des mesures tarifaires concernant ses importations de volailles.

L'UE a ensuite modifié ces mesures après avoir négocié avec la Thaïlande et le Brésil, principaux pays concernés.

Suite à ces négociations, les tarifs ont été réduits pour ces deux pays. La Chine a réclamé les mêmes avantages, mais l'UE s'y est refusée.

Mardi, le panel a en revanche rejeté les 8 autres griefs de la Chine envers l'UE.

Selon les règles de l'OMC, chaque partie, à savoir l'UE et la Chine, dispose d'un délai de 60 jours pour faire appel de cette décision.

Genève, 28 mars 2017 (AFP)


Le colza en reprise technique après une chute dans le sillage du soja

Les cours du colza affichaient une reprise technique mardi en milieu de journée sur le marché européen Euronext, après une chute dans le sillage du soja due à la perspective d'une récolte massive en Amérique du sud.

La récolte de soja s'annonce abondante en Amérique Latine, avec 110 millions de tonnes (Mt) attendus au Brésil et 56 Mt en Argentine cette saison, a fait valoir le cabinet Agritel.

La baisse du soja a entraîné mécaniquement celle du colza sur le marché européen, qui a cassé à la baisse le seuil des 400 euros la tonne, dans le sillage de Chicago, qui lui, avait cassé le seuil des 10 dollars le boisseau en soja.

Le marché attend par ailleurs vendredi le rapport du ministère américain de l'Agriculture (USDA) sur les surfaces ensemencées (88,5 millions d'acres de soja attendu selon le consensus).

Peu avant 13H30 (11H30 GMT), sur Euronext, la tonne de colza regagnait 50 centimes d'euros à 397,50 sur l'échéance de mai, et 1,25 euro sur celle d'août, à 363,50, dans un volume d'échanges inférieur à 3.000 lots.

Sur le marché physique, les tourteaux de soja étaient en baisse, ceux de colza et de tournesol étaient stables ainsi que les huiles.

Paris, 28 mars 2017 (AFP)


 

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