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La baisse du nombre de paysans, un "plan social" (Confédération paysanne)

La Confédération paysanne, syndicat marqué à gauche, a comparé samedi la baisse du nombre de paysans à "un plan social" et dénoncé "le développement hors de contrôle" des fermes usines.

"On peut relier la disparition des paysans à l'apparition des fermes usines et des process industriels", a expliqué le porte-parole du syndicat Laurent Pinatel, au premier jour d'ouverture du Salon de l'agriculture.

"Alors que 92.000 fermes ont disparu entre 2000 et 2015", la crise que traverse aujourd'hui le monde agricole "est un véritable plan social qui concerne des milliers d'emplois, de familles et de fermes".

"Ne rien faire c'est accepter que notre alimentation soit faite dans des usines", a plaidé le syndicat agricole.

Pour y résister il faut "interdire de payer un produit agricole en dessous de son prix de revient".

La Confédération paysanne dénonce également une politique agricole commune (PAC) qui "a supprimé tous les dispositifs qui permettraient de réguler les productions poussant les paysans à produire toujours plus".

Le syndicat agricole demande aux candidats à la présidentielle de "s'engager à porter ses propositions, essentielles à l'avenir des paysans, au niveau national et européen".

"Aujourd'hui on a deux choix", explique Laurent Pinatel, "soit on bascule vers une agriculture industrielle, soit on fait des contrats de transition vers une agriculture plus respectueuse de la qualité de l'alimentation".

Dans les discussions pour la prochaine PAC, "il faut insister sur une politique agricole et alimentaire commune" qui accompagne la transition vers plus de protéines végétales et la sortie des pesticides, maîtrise et régule les marchés et met en place "des aides publiques pour compenser la baisse de la production".

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Prolongation de l'aide aux éleveurs bovins en difficulté

Une aide accordée aux éleveurs bovins en difficultés, mise en place en novembre dernier, va être prolongée jusqu'en avril, a annoncé le ministère de l'Agriculture, alors que s'ouvre le Salon.

Cette aide prévoit le versement aux éleveurs de 150 euros par jeune bovin de moins de 360 kilos abattu.

"Cette aide mise en place le 18 novembre dernier pour les animaux commercialisés en janvier et février 2017 a pour objectif de limiter les quantités de viande bovine sur le marché afin d'amorcer une remontée des cours", rappelle le ministère dans son communiqué.

"Le premier bilan de cette mesure est positif. Le poids moyen des jeunes bovins a diminué depuis le début de l'année, ce qui contribue au rééquilibrage du marché de la viande bovine. En conséquence, un redressement des cotations est amorcé et doit se poursuivre", ajoute le ministère.

Pour être éligibles, les jeunes bovins mâles de race à viande ou croisés doivent être âgés de 13 à 24 mois et peser mois de 360 kg. Les jeunes bovins vifs destinés à l'export doivent pour leur part peser moins de 680 kg (poids vif).

L'ensemble des modalités d'octroi de cette aide seront prochainement diffusées via le bulletin officiel du ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.

Cette aide annoncée initialement le 18 novembre dernier, venait en complément d'autres aides versées aux éleveurs laitiers.

La situation des agriculteurs dans le secteur de l'élevage reste très critique et préoccupante en France, après un effondrement, deux ans durant, des prix du lait et de la viande bovine et porcine, même si certains de ces indicateurs sont remontés depuis, comme celui de la viande de porc.

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Alimentation: Arnaud Rousseau succède à Xavier Beulin à la tête d'Avril

Le groupe alimentaire Avril, numéro un français des huiles de table, a annoncé samedi l'arrivée à la présidence de son conseil d'adminstration d'Arnaud Rousseau, en remplacement de Xavier Beulin, son président décédé le 19 février.

Lui-même exploitant agricole en Seine-et-Marne, Arnaud Rousseau, 43 ans, est également administrateur du principal syndical agricole français, la FNSEA, ainsi que président de la FDSEA de Seine-et-Marne et vice-président de la chambre d'agriculture du département.

M. Rousseau était par ailleurs membre du conseil d'administration du groupe Avril depuis 2005, en tant que représentant issu de la fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (FOP).

S'il prend techniquement la tête du conseil d'administration du groupe, M. Rousseau n'en assurera cependant pas la direction exécutive, cette dernière étant assurée par le gérant de la SCA Avril, Jean-Philippe Puig.

Le nouveau président du conseil d'administration sera remplacé au sein du conseil d'administration d'Avril par Sébastien Windsor, 46 ans et diplômé de l'Ecole des Mines de Nancy, également exploitant agricole près de Rouen (Seine-Maritime) et président de la chambre d'agriculture du département depuis 2013.

Le président de la FNSEA et du groupe Avril, Xavier Beulin, est décédé brutalement le 19 février à 58 ans, alors qu'il briguait un troisième mandat à la tête du puissant syndicat agricole.

Il présidait le groupe Avril (ex-Sofiproteol) depuis 2000 et en avait fait le numéro un des huiles de table en France, Maroc et Roumanie, avec des marques telles que Lesieur, Puget ou encore les oeufs Matine.

Le groupe, qui fabrique également des biocarburants, a réalisé un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros en 2015.

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Des manifestants vegan dénoncent "l'hypocrisie du Salon de l'agriculture"

Quelque 200 militants vegan ont manifesté samedi à la mi-journée pour "dénoncer l'hypocrisie du Salon de l'agriculture", devant le parc des expositions de la porte de Versailles à Paris.

Parmi les manifestants, la moitié brandissaient des pancartes avec des photos d'animaux et des slogans tels que "les animaux ne sont pas des esclaves, libérons-les", ou "leurs hurlements sont silencieux, leur souffrance est réelle".

Devant chacun de ces manifestants, un autre était assis par terre, habillé de noir et les yeux bandés de noir, un filet de (faux) sang coulant de la bouche.

"C'est une action de sensibilisation", on veut dénoncer l'hypocrisie du Salon de l'agriculture", a expliqué à l'AFP Alexandra Blanc, présidente et porte-parole de la jeune association Vegan Impact, organisatrice de l'événement.

Elle a dénoncé les visiteurs qui viennent "caresser les animaux au salon, avant de déguster un steak à côté".

"Si on aime les animaux, on ne les mange pas. Manger de la viande ou du poisson, c'est tuer des animaux qui ne veulent pas mourir", a-t-elle déploré.

Peu importe l'éleveur, bio ou pas, "ce sont les mêmes abattoirs", a-t-elle ajouté.

Les manifestants étaient cantonnés à quelques dizaines de mètres de l'entrée du salon.

Des militants étaient toutefois autorisés à tracter à l'entrée, distribuant des messages pour dénoncer les maltraitances, mais aussi des recettes vegan.

"Les gens ne veulent pas changer leurs habitudes alimentaires, ils pensent que c'est compliqué. On est là pour leur dire que ce n'est pas vrai", a conclu Alexandra Blanc.

Le véganisme consiste à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation.

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Agriculture: le plan d'aide aux exploitations prolongé de trois mois (Hollande)

Le plan de refinancement des exploitations agricoles en difficulté, composé d'une garantie de prêts et de reports des crédits bancaires ("année blanche"), est prolongé de trois mois jusqu'à fin juin, a annoncé samedi François Hollande.

Cette prolongation du plan gouvernemental présenté en octobre a été annoncée lors d'une rencontre du président avec les syndicats d'agriculteurs à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'agriculture, a-t-on appris auprès du ministère de l'Agriculture.

Manuel Valls, alors Premier ministre, avait présenté le 4 octobre 2016 un "pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles".

Ce plan prévoit la prise en charge de garantie des prêts par la Banque publique d'investissement (BPI) et le cofinancement par l'Etat des coûts de report en fin de tableau des échéances bancaires de l'année en cours (année blanche).

Ce dispositif a été peu utilisé en raison de son temps d'appropriation par les professionnels et les banques et du versement au même moment des aides européennes de la PAC.

"Le gouvernement est convaincu de la nécessité de proroger les dispositifs prévus au-delà du 31 mars 2017 en les aménageant, pour les adapter à (la) situation et aux besoins spécifiques" des exploitations menacées par la crise agricole, indiquait le compte-rendu du conseil des ministres vendredi.

Les pouvoirs publics étudient la possibilité de réaménager la prise en charge du dispositif d'année blanche en renforçant la part prise en charge par l'Etat.

Ils rappelent en outre la nécessité, avant d'engager une opération de refinancement des exploitations, "de permettre aux exploitants de conduire une analyse de leur situation structurelle" sans être sous la pression des difficultés de trésorerie, selon le compte-rendu.

Quelque 20.000 à 30.000 exploitants pourraient être intéressés selon le ministère.

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Fillon promet des mesures pour répondre à la "détresse" des agriculteurs

François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle, promet samedi des "mesures immédiates", s'il est élu, pour répondre à la "détresse" des agriculteurs.

"La situation de détresse des agriculteurs français est pour moi un vrai crève-coeur", explique M. Fillon dans un message posté sur sa page Facebook le jour de l'inauguration par François Hollande du Salon de l'agriculture.

"Je prendrai des mesures immédiates pour que les agriculteurs puissent enfin vivre décemment de leur travail", promet le candidat, évoquant en particulier une "baisse des charges" pour les agriculteurs.

M. Fillon promet aussi un "simplification" du droit des entreprises et "l'abrogation par ordonnance de toutes les normes ajoutées aux textes européens".

"Face à la multiplication des risques, la protection des agriculteurs n'a jamais été aussi faible: je propose la création d'un compte épargne aléa climatique", poursuit M. Fillon, qui souhaite en outre que la France "devienne leader dans ce qu'on appelle l'agriculture connectée".

Enfin, M. Fillon explique vouloir de "l'éthique sur l'étiquette", avec l'inscription sur les étiquettes du prix d'achat au producteur agricole.

mat/mcj

FACEBOOK

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


François Hollande inaugure le Salon de l'agriculture

François Hollande a inauguré samedi matin le Salon de l'agriculture, avec un message de "solidarité" des Français envers des agriculteurs marqués par les crises à répétition.

"Aujourd'hui s'ouvre un Salon qui n'est pas comme les autres, marqués par une profonde tristesse et par la gravité des crises que nous traversons", a dit le président en référence à la mort récente du président de la FNSEA, Xavier Beulin, décédé récemment.

M. Beulin "avait alerté sur l'importance des crises climatique, sanitaire et économique que traverse l'agriculture. Ce message doit être entendu par l'ensemble de la société", a ajouté M. Hollande.

Cette visite est "un message d'encouragement, de soutien et de solidarité envers les agriculteurs", a-t-il ajouté.

Le président, qui inaugure le Salon pour la cinquième et dernière fois de son mandat, est arrivé peu après 06H30 avant de poser avec "Fine", la vache "rockstar" de l'événement. Sa race, la Bretonne Pie Noir, est à l'honneur de l'événement.

Eprouvé par deux ans de crise, le monde agricole espère retrouver un peu d'optimisme à l'occasion de la 54e édition de ce rendez-vous annuel qui sera marqué également par le défilé de la plupart des candidats à l'élection présidentielle.

A moins de deux mois du premier tour de ce scrutin, ils sont soucieux de se concilier un monde agricole et rural en pleine mutation.

Avec des millions de canards abattus dans le Sud-Ouest depuis janvier pour cause de grippe aviaire pour la deuxième année consécutive, le découragement pointe même chez les agriculteurs exposants du salon, qui sont pourtant parmi les plus compétitifs et organisés du pays.

Paris, 25 fév 2017 (AFP)


Chicago hebdo: la perspective d'une offre élevée fait baisser les cours

Les cours du maïs, du blé et du soja ont baissé cette semaine à Chicago, les investisseurs craignant que l'offre agricole se révèle élevée aux Etats-Unis comme en Amérique du Sud.

"Le principal facteur à l'oeuvre, c'était le temps favorable en Amérique du Sud, notamment au Brésil", a mis en avant Bill Nelson, de Doane Advisory Services.

Les agriculteurs brésiliens ont maintenant récolté trois quarts des cultures de soja, tout en se mettant à semer du maïs, et les bonnes conditions météorologiques laissent craindre une offre élevée.

"On entend dire que les rendements sont bons sur le soja brésilien, ce qui a conduit les analystes à réviser la production en hausse", a rapporté M. Nelson. "Et celle de maïs risque d'être plus élevée que ce qui avait été prévu."

Les cours du maïs ont notamment pâti pendant la semaine de la publication par un cabinet brésilien privé d'estimations élevées sur l'offre à venir cette année, à près de 90 millions de tonnes.

Quant à l'Argentine, autre grand producteur de maïs et de soja, "des pluies importantes sont tombées la semaine dernières, ce qui a donné un soutien provisoire aux cours... Mais elles n'ont pas duré", a expliqué M. Nelson.

Aux Etats-Unis, ces perspectives ont en partie éclipsé des prévisions annuelles du département de l'Agriculture (USDA), qui a dit tabler sur des cultures plus étendues de soja américain cette année mais moindres pour ce qui est du maïs et du blé.

A l'occasion de son forum, l'USDA a aussi présenté des prévisions actualisées de demande et de prix, "qui ne continuaient pas de mauvaises nouvelles pour le marché", comme l'ont écrit les experts de la maison de courtage Allendale. "C'est déjà une bonne chose."

Comme en Amérique du Sud, l'actualité agricole américaine s'est en fait largement concentrée sur de bonnes conditions météorologiques, affectant cette fois plutôt les cours du blé au moment où les cultures sont en période de dormance.

"Le marché du blé n'est pas affecté par les considérations sur l'offre sud-américaine mais fait face à un sentiment négatif du même ordre avec du beau temps dans plusieurs régions aux Etats-Unis", a commenté M. Nelson.

Dans les régions productrices des Grandes Plaines, le temps se révèle presque printanier, éloignant pour le moment le risque de gel, souvent présent en février.

Toutefois, "le marché du blé pourrait devenir intéressant pendant les prochaines semaine (...) à cause de ce chaud mois de février: cela pourrait faire sortir trop tôt les cultures de leur dormance", ce qui les rendrait alors encore plus vulnérable au gel, a écrit Dewey Strickler, d'Ag Watch Market Advisors.

Pour le soja comme le maïs, "les agriculteurs ne vont plus tarder à semer", a-t-il enchaîné. "A cause des conditions printanières, les semis et la météo vont retenir l'attention plus tôt que d'habitude."

"Pour le moment, les agriculteurs se demandent encore comment ils vont se partager entre le maïs et le soja", a-t-il néanmoins conclu.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,7075 dollars, contre 3,8100 dollars en fin de semaine précédente (-2,69%).

Le boisseau de blé pour mai, lui aussi le plus actif, valait 4,4800 dollars, contre 4,5550 dollars auparavant (-1,64%).

Le boisseau de soja pour mars, là encore le plus échangé, coûtait 10,2475 dollars, contre 10,4375 dollars précédemment (-1,87%).

Chicago, 24 fév 2017 (AFP)


Coton hebdo: les cours montent aux USA à l'aide d'une demande soutenue

Les cours du coton américain ont monté cette semaine face à une demande toujours très solide, même si se profilait le risque d'une offre élevée cette année après des prévisions du département de l'Agriculture (USDA).

"La demande est tout simplement phénoménale: les cours ont beau monter, les gens continuent à acheter du coton", a résumé Louis Rose, de Risk Analytics.

Publiés en fin de semaine, les chiffres de l'USDA sur les exportations américaines ont encore une fois témoigné d'un niveau très soutenu.

Après un coup de mou la semaine précédente, "le marché se stabilise et trouve un soutien marqué de la part des filatures", ont écrit les experts de Plexus.

Le début de l'année a été marqué par une situation incertaine en ce qui concerne les achats par les filatures, beaucoup d'entre elles ayant acquis du coton sans fixer de prix afin de profiter éventuellement des fluctuations du marché. Or, ces acheteurs sont maintenant contraints de payer au niveau actuel des cours, faute de repli marqué dans l'intervalle.

"Mais le marché reste un peu fragile car les Etats-Unis ne vont pas pouvoir continuer à vendre du coton à un tel rythme", a prévenu M. Rose. "Et si la situation est serrée pour la récolte 2016/17, celle à venir s'annonce pléthorique et défavorable aux cours."

Lors de son forum annuel, jeudi et vendredi, l'USDA a en effet publié des prévisions assez élevées quant à la quantité de coton que vont planter cette année les agriculteurs américains.

"C'était assez proche des attentes", ce qui n'a donc pas plombé le marché dans l'immédiat, a nuancé M. Rose.

La livre de coton pour livraison en mai, contrat le plus actif sur l'Intercontinental Exchange (ICE), a terminé vendredi à 76,57 cents, contre 75,52 cents en fin de semaine précédente (+1,39%).

L'indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d'Orient, s'affichait en revanche en baisse sur la semaine, à 84,10 dollars les 100 livres jeudi, contre 85,80 dollars une semaine plus tôt (-1,90%).

jdy/az/ple

INTERCONTINENTALEXCHANGE GROUP

New York, 24 fév 2017 (AFP)


La Bolivie accroît la surface de coca de 12.000 à 22.000 ha

Le congrès bolivien, contrôlé par la gauche du président Morales, a approuvé vendredi une augmentation de la surface officielle de cultures de coca de 12.000 à 22.000 hectares, suscitant les critiques de l'opposition qui craint un trafic.

Cette loi permet de "délimiter avec précisions les plantations légales de feuilles de coca légales dans le pays", a dit la chambre des députés dans un communiqué, peu avant sa ratification par le Sénat.

Ce texte doit remplacer celui adopté dans les années 80 destiné à encadrer la production de coca à usage traditionnel. La mastication et l'infusion de la coca sont des pratiques millénaires dans les Andes pour lutter contre la faim, la fatigue et les effets de l'altitude. En outre, la coca est utilisée en Bolivie pour des usages rituels bien ancrés dans la culture indienne traditionnelle.

L'opposition a vivement critiqué ce texte qui fixe à 14.300 la surface de culture pour la région de Yungas, à l'est de La Paz et 7.700 hectares pour la région de Chapre (centre) où Evo Morales a commencé sa carrière politique.

Le parlementaire d'opposition Bernard Inch a estimé que "tout hectare de plus au-dessus de la limite se traduit par de la coca excédentaire destinée au trafic de drogue et cela, les Boliviens ne peuvent l'accepter".

"Tout le monde sait que la majeure partie de la coca du Chapare ne passe pas par le marché légal", a affirmé l'analyste politique Franklin Alcaraz.

Selon les chiffres de l'Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC), la Bolivie cultive déjà 20.200 hectares, principalement dans le Yungas et le Chapare, après avoir réduit sa superficie de plantations de coca de 11% en 2014.

Et selon une étude financée par l'Union européenne en 2013, quelque 14.700 hectares de coca sont suffisants pour couvrir la demande légale.

La nouvelle loi a suscité également de violentes manifestations de producteur de coca à La Paz, qui ont finalement accepté le texte entérinant les zones de culture actuelles.

La Bolivie est le troisième producteur mondial de coca et de cocaïne, après la Colombie et le Pérou, selon l'Onu.

La Paz, 24 fév 2017 (AFP)


Réglementation française contre réglementation européenne: une société bretonne indemnisée

L'Etat a été condamné à verser la somme de 405.000 euros à la Société vitréenne d'abattage (SVA) Jean Rozé (groupe Les Mousquetaires) empêchée de commercialiser entre 2009 et 2013 des cervelles de certains agneaux en raison de la réglementation française, en contradiction avec la réglementation européenne.

La SVA Jean Rozé, qui exerce une activité d'achat, d'abattage et de revente en gros de tous animaux destinés à la consommation, réclamait la somme de 879.242 euros et les intérêts.

Dans son jugement publié vendredi, le Tribunal administratif de Rennes rappelle que le législateur européen avait immposé en 2001 une interdiction de commercialisation des têtes et encéphales d'ovins de plus d'un an susceptibles d'être porteurs du prion, un agent transmissible des encéphalopathies spongiformes.

Or, les différentes versions d'un arrêté du ministre français de l'Agriculture, datant à l'origine de 1992, se sont montrées plus restrictives que la norme communautaire, interdisant ainsi à la SVA Jean Rozé la commercialisation des cervelles d'agneaux âgés de six mois à un an jusqu'à l'abrogation de l'arrêté, en octobre 2013.

Le Tribunal administratif a considéré "que les interdictions de commercialisation de cervelles d'agneaux de six mois à un an et de crânes d'ovins âgés de moins d'un an ont été édictées et maintenues en méconnaissance des obligations communautaires qui s'imposaient à l'administration française".

Il en a déduit que "cette illégalité était constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat".

Sur une période s'étendant de 2009 à 2013, la SVA Jean Rozé avait comptabilisé l'abattage de plus de 675.200 agneaux dans cette tranche d'âge. Le Tribunal administratif a estimé que le nombre de cervelles d'agneaux de six mois à un an non commercialisées pouvait être évalué à environ 400.000 unités.

Il a fixé à 300.000 euros le préjudice subi par la société bretonne dans les années 2009 à 2013, non atteints par une prescription.

Il a chiffré le préjudice résultant des frais de destruction des abats à 100.000 euros, et fixé à 5.000 euros les frais de tri des animaux.

Rennes, 24 fév 2017 (AFP)


Chicago: la perspective d'une offre élevée fait baisser les cours

Les cours du maïs, du blé et du soja ont baissé cette semaine à Chicago, les investisseurs craignant que l'offre agricole se révèle élevée aux Etats-Unis comme en Amérique du Sud.

"Le principal facteur à l'oeuvre, c'était le temps favorable en Amérique du Sud, notamment au Brésil", a mis en avant Bill Nelson, de Doane Advisory Services.

Les agriculteurs brésiliens ont maintenant récolté trois quarts des cultures de soja, tout en se mettant à semer du maïs, et les bonnes conditions météorologiques laissent craindre une offre élevée.

"On entend dire que les rendements sont bons sur le soja brésilien, ce qui a conduit les analystes à réviser la production en hausse", a rapporté M. Nelson. "Et celle de maïs risque d'être plus élevée que ce qui avait été prévu."

Les cours du maïs ont notamment pâti pendant la semaine de la publication par un cabinet brésilien privé d'estimations élevées sur l'offre à venir cette année, à près de 90 millions de tonnes.

Quant à l'Argentine, autre grand producteur de maïs et de soja, "des pluies importantes sont tombées la semaine dernières, ce qui a donné un soutien provisoire aux cours... Mais elles n'ont pas duré", a expliqué M. Nelson.

Aux Etats-Unis, ces perspectives ont en partie éclipsé des prévisions annuelles du département de l'Agriculture (USDA), qui a dit tabler sur des cultures plus étendues de soja américain cette année mais moindres pour ce qui est du maïs et du blé.

A l'occasion de son forum, l'USDA a aussi présenté des prévisions actualisées de demande et de prix, "qui ne continuaient pas de mauvaises nouvelles pour le marché", comme l'ont écrit les experts de la maison de courtage Allendale. "C'est déjà une bonne chose."

Comme en Amérique du Sud, l'actualité agricole américaine s'est en fait largement concentrée sur de bonnes conditions météorologiques, affectant cette fois plutôt les cours du blé au moment où les cultures sont en période de dormance.

"Le marché du blé n'est pas affecté par les considérations sur l'offre sud-américaine mais fait face à un sentiment négatif du même ordre avec du beau temps dans plusieurs régions aux Etats-Unis", a commenté M. Nelson.

Dans les régions productrices des Grandes Plaines, le temps se révèle presque printanier, éloignant pour le moment le risque de gel souvent présent en février.

Toutefois, "le marché du blé pourrait devenir intéressant pendant les prochaines semaine (...) à cause de ce chaud mois de février: cela pourrait faire sortir trop tôt les cultures de leur dormance", ce qui les rendrait alors encore plus vulnérable au gel, a écrit Dewey Strickler, d'Ag Watch Market Advisors.

Pour le soja comme le maïs, "les agriculteurs ne vont plus tarder à semer", a-t-il enchaîné. "A cause des conditions printanières, les semis et la météo vont retenir l'attention plus tôt que d'habitude."

"Pour le moment, les agriculteurs se demandent encore comment ils vont se partager entre le maïs et le soja", a-t-il néanmoins conclu.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, s'échangeait vendredi à 3,7100 dollars, contre 3,8100 dollars en fin de semaine précédente.

Le boisseau de blé pour mai, lui aussi le plus actif, valait 4,4700 dollars, contre 4,5550 dollars auparavant.

Le boisseau de soja pour mars, là encore le plus échangé, coûtait 10,2400 dollars, contre 10,4375 dollars précédemment.

Chicago, 24 fév 2017 (AFP)


Café, cacao et sucre en léger retrait

Le café a limité ses pertes cette semaine alors que le gouvernement brésilien a décidé de ne pas autoriser l'importation de robusta, tandis que le cacao et le sucre ont légèrement reculé.

- Le café limite les frais au Brésil -

Le café a reculé sur la semaine, après l'avoir entamée en hausse, alors que le gouvernement brésilien a finalement décidé de ne pas autoriser l'importation de robusta.

Le premier producteur mondial de café a vu sa récolte à venir sérieusement endomagée par une météo peu clémente, ce qui a fait grimper les cours du café, et a poussé les industriels brésiliens du café soluble à demander l'autorisation d'importer.

"Les régions productrices d'arabica s'en sortent bien, mais la région d'Espiritu Santo (où poussent les graines de robusta, NDLR) a été particulièrement sèche. Des pluies sont attendues prochainement, mais les dégâts sont déjà faits", a commenté Jack Scoville, analyste chez Price Group.

- Le déficit de l'offre de sucre revu à la baisse -

Les cours du sucre ont légèrement reculé, alors que l'Organisation internationale du sucre (ISO) a revu sa prévision de déficit de l'offre à la baisse pour la saison allant d'octobre 2016 à septembre 2017.

"Nous avons légèrement revu à la baisse le déficit mondial, à 5,87 millions de tonnes contre 6,19 millions de tonnes prévus lors de notre dernier rapport, en novembre", a expliqué l'Organisation dans son rapport trimestriel.

"Nous nous attendons toujours à une hausse de la production annuelle, mais cela ne devrait pas suffire à combler la hausse de la demande", ont-ils détaillé.

- Le cacao se stabilise -

Les cours du cacao ont légèrement reculé, effaçant la hausse de la semaine précédente, dans des échanges qui restent proches des plus bas en trois ans et demi.

"Les rumeurs de marché sur un surplus de l'offre cette année circulent depuis un moment, et les données sur la production 2016-2017 les confirment. Les récoltes en Afrique de l'Ouest, qui produit 74% du cacao dans le monde, ainsi qu'en Amérique latine, ont augmenté", ont expliqué les analystes de SucDen.

"Les producteurs de cacao commencent à souffrir de la baisse des cours. Le groupe Transmar Commodity (branche d'une des plus grandes maisons de négoce, NDLR) a dû se déclarer en faillite en fin d'année dernière avec des dettes représentant 413 millions de dollars", ce qui incite les autres acteurs de marché à la prudence, ont-ils ajouté.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en mai valait 2.097 dollars vendredi à 16H30 GMT, contre 2.174 dollars le vendredi précédent à 15H35 GMT. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'ARABICA pour livraison en mai valait 146,30 cents, contre 147,60 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en mai valait 541,90 dollars, contre 549,30 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en mai valait 19,79 cents, contre 20,27 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en juillet valait 1.607 livres sterling, contre 1.615 livres sterling le vendredi précédent mais pour la livraison de mai. A New York, la tonne pour livraison en mai valait 1.997 dollars, contre 2.034 dollars sept jours plus tôt.

Londres, 24 fév 2017 (AFP)


Viandes: la coopérative Terrena lancera ses propres marques en avril

Le groupe coopératif agricole Terrena, numéro 2 du secteur en France, a annoncé vendredi qu'il lancera en avril ses propres marques de viandes, marquant un "virage stratégique" pour ce fournisseur habituel de la grande distribution et des professionnels.

Un an après le rachat du volailler Doux, un "redéploiement puissant" de la marque Père Dodu est imminent, avec le lancement de 25 nouvelles références d'ici à l'été "pour couvrir désormais tout la gamme (...) depuis les produits élaborés crus et cuits jusqu'à la volaille fraîche", précise Terrena dans un communiqué.

La coopérative va aussi créer la marque "La Nouvelle Agriculture", avec 50 références de produits frais en boeuf, porc, poulet et lapin et "de nouvelles garanties sur la qualité des viandes, le respect du bien-être animal en élevage et la préservation de l'environnement".

Enfin, la marque "Sourires de Campagnes" proposera 14 références de boeuf bio "de qualité trois étoiles avec maturation de dix jours minimum", en association avec la société Unebio, qui regroupe 2.500 éleveurs français.

"On n'est pas sur des produits d'entrée de gamme", a déclaré à l'AFP Maxime Vandoni, directeur de Terrena, qui souhaite "aller chercher de la valeur pour (ses) producteurs".

Pour la coopérative, "c'est un virage stratégique", ajoute-t-il. "On produisait beaucoup de marques de distributeurs, on était fournisseur de matière", alors que "sur ces trois marques, on a la capacité de maîtriser complètement nos filières".

La mise en place des produits dans les rayons sera accompagnée de campagnes de communication, y compris à la radio et à la télévision, prévient-il.

Le dirigeant n'a cependant pas souhaité communiquer ses objectifs de ventes, indiquant que "les plans stratégiques de Terrena et les ambitions sur les trois années à venir seront présentés" en mai à l'assemblée générale de la coopérative.

Paris, 24 fév 2017 (AFP)


Gabon: l'agro-industriel Olam va suspendre un an le défrichement des forêts

Une multinationale de l'agro-industrie, Olam, s'est engagée à suspendre pendant un an le défrichement des forêts primaires du Gabon, l'une des grandes réserves de biodiversité en Afrique, a indiqué l'ONG environnementaliste Mighty Earth dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP.

Partenaire du gouvernement gabonais, l'entreprise agro-industrielle de Singapour Olam s'est engagée "à suspendre tout défrichement de forêts au Gabon pour ses plantations de palmiers à huile et de caoutchouc pendant un an (une période qui peut-être prolongée)", s'est félicité Mighty Earth.

L'accord a été signé par le PDG d'Olam, Sunny Verghese, et le président de Mighty Earth Henry Waxman, précise Mighty Earth.

En retour, Mighty Earth "suspend pour un an son actuelle campagne contre Olam".

"Nous espérons que cet accord avec Olam aura un impact direct sur l'habitat des chimpanzés, gorilles, et éléphants au Gabon (qui est un de leurs derniers refuges)", a commenté Etelle Higonnet, responsable des campagnes de Mighty Earth, dans un mail à l'AFP.

Publiée en février, une étude de l'Université américaine Duke (Caroline du Nord) a montré que des populations d'éléphants de forêt au Gabon ont chuté de près de 80% en une décennie à cause du braconnage. "Notre étude suggère que plus de 25.000 éléphants dans le parc national gabonais de Minkébé pourraient avoir été abattus pour leur ivoire entre 2004 et 2014", précise John Poulsen, professeur d'écologie tropicale.

En décembre, Mighty Earth et une autre ONG, Brainforest, avaient estimé qu'Olam avait "déboisé depuis 2012 environ 20.000 hectares de forêts dans ses concessions gabonaises".

Olam a avancé un chiffre supérieur -25.000 hectares-, précisant que cette superficie ne représentait que 0,1% des zones forestières du Gabon, et qu'il s'agissait "de forêts secondaires hautement exploitées et dégradées".

Au coeur de l'Afrique centrale, le territoire du Gabon (267.667 km2) est recouvert de forêt à 80%. "Les dernières grandes forêts riches en biodiversité et quasi intactes comme celles que l'on trouve au Gabon sont précisément celles qui doivent être protégées contre l'expansion agro-industrielle", estime Mighty Forest.

Libreville, 24 fév 2017 (AFP)


 

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