Mise au pré : Faut-il prévoir une transition ?

Mise au pré : Faut-il prévoir une transition ?

La capacité d’adaptation de la flore intestinale en réponse à un changement alimentaire dépend de chaque cheval, ce qui explique que pour un même changement certains développent des problèmes métaboliques et d’autres non.

Il est important de se rappeler que le changement alimentaire induit par la mise en pâture se traduit chez le cheval par deux types d’adaptation du microbiote, celle de la composition (structure du microbiote) qui est très rapide et celle de la fonction (entière adaptation à la nouvelle ration) qui prend plus de temps. En général, la composition de la flore s’adapte en une semaine à un changement brutal. Cette modification implique une modification rapide de l’écosystème intestinal (pH, humidité, etc.) qui interagit avec le cheval. En effet, chaque microbe a sa fermentation, par exemple les bactéries utilisatrices d’amidon le transforment en acide lactique.

Si on change le régime du foin à l’herbe, celle-ci est beaucoup plus riche en sucres que le foin, et va provoquer un changement de composition vers une plus grande concentration de bactéries utilisatrices de sucres et en général acidifiantes. Cette diminution du pH peut provoquer la mort rapide de nombreuses bactéries fibrolytiques, ce qui est à l’origine de la production de toxines et peut favoriser l’apparition de diarrhées ou fourbure.

Autrement, si le cheval a un régime à base de foin et de concentrés céréaliers, la flore intestinale se sera adaptée pendant l’hiver et sera moins diversifiée donc moins adaptée à la diversité des apports de l’herbe. Le passage à l’herbe pourra alors provoquer une augmentation de la production de gaz ou une diminution de la digestion des fibres, engendrant ainsi des coliques.

Ainsi, il est important de faire une transition progressive (1h de plus tous les jours) sur 10 à 14 jours en fonction de l’importance du changement afin d’éviter un changement de composition brutale pour l’écosystème microbien et pour le cheval mais aussi pour limiter un gros stress lié au changement de conditions de vie. Il est possible de réguler les perturbations du microbiote grâce à des pré et probiotiques, comme les levures par exemple, qui ont tendance à maintenir l’équilibre entre chaque communauté bactérienne même avec un changement de régime. Et d’apporter des compléments pour accompagner les changements environnementaux qui vont perturber le cheval (stress, insectes, température).



 

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